#42 | Rydstonberg

Pour le 42ème texte, il fallait faire un effort. En effet, le 42 n’est pas un nombre à considérer à la légère — Douglas Adams ne dirait sans doute pas le contraire — et j’ai moi-même intitulé mon blog personnel page42.org, autant dire que j’avais la pression.

Pour le 42ème texte, il fallait faire un effort. En effet, le 42 n’est pas un nombre à considérer à la légère — Douglas Adams ne dirait sans doute pas le contraire — et j’ai moi-même intitulé mon blog personnel page42.org, autant dire que j’avais la pression.

Je crois avoir réussi à trouver un angle d’accroche original. C’est un exercice de style, bien sûr, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire. J’espère que vous en aurez autant à lire ce texte.

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Je vous présente Rydstonberg, la 42ème nouvelle du Projet Bradbury. Quelques mots pour vous en donner une idée :

Bienvenue à Rydstonberg, charmante bourgade accrochée à flanc de montagne et haut-lieu du tourisme local : ici, pas de parc d’attractions ni de centre commercial, seulement de vieilles pierres et des traditions au moins aussi séculaires. Le touriste que vous êtes n’aura aucun mal à y trouver son bonheur, à moins que l’étrange religion dont tous les habitants sont de fervents adeptes n’entache votre bonne humeur et vous pousse à enquêter…

La particularité de Rydstonberg est d’avoir été rédigé sous la forme d’un guide touristique, à la manière du Guide du Routard en somme : je me suis forcé à explorer un village qui n’existe nulle part ailleurs que dans mon imagination, mettant ainsi en pratique mes aptitudes de cartographe littéraire. J’en ai exploré chaque ruelle, chaque maison, chaque sente, chaque construction abandonnée, et je les ai détaillées les unes après les autres. Ainsi, vous explorerez en compagnie de votre humble guide la mairie, la bibliothèque, le musée, la place, les hôtels et restaurants, les balades aux alentours, ainsi que le mystérieux temple de Klargh interdit aux visiteurs. La forme — tout sauf narrative — peut surprendre, mais j’espère que le fond saura vous emporter.

Car le défi était là : arriver à transporter le lecteur dans une narration via un guide touristique. Ainsi, dans chaque description, j’ai laissé infuser quelques éléments de récit, une anecdote par-ci, une légende par-là, qui, lorsqu’on lit l’ensemble, forment une histoire — celle du village de Rydstonberg. Le guide a même une chute, comme dans une « vraie » nouvelle. J’ai essayé d’y distiller une ambiance lovecraftienne. J’avais d’ailleurs même pensé à utiliser Innsmouth, la ville créée par Lovecraft, mais le défi n’aurait pas été aussi drôle : j’ai fini par me rabattre sur une bourgade de mon cru.

Je le dis régulièrement : le Projet Bradbury est une chance pour moi. En tant qu’auteur, devoir écrire une nouvelle par semaine est un challenge très motivant qui me contraint à tenter de me renouveler. En fait, la véritable chance que m’accorde le Projet Bradbury est celle de me lasser de moi-même : quand j’en ai soupé de mes automatismes, quand ils me sautent au visage, je les jette à la poubelle et je cherche autre chose. Cet « autre chose » doit répondre à une règle simple : me surprendre moi-même. Et en écrivant Rydstonberg, je me suis surpris. C’est peut-être pour cette raison que Bradbury martelait ce conseil : en écrivant tout le temps, on réalise à quel point on se répète. C’est peut-être l’enseignement le plus précieux du maître.

Rydstonberg est disponible chez KoboSmashwords, Apple, Amazon et Youscribe pour 0,99€. Vous pouvez aussi (et surtout) vous abonner à l’intégralité des nouvelles pour 40€ et devenir mécène du Projet Bradbury. J’ai également un compte Flattr (si vous ne connaissez pas, jetez un oeil ici). La couverture est bien entendu toujours de la talentueuse Roxane Lecomte.

Bonne lecture !