Droit d’auteur pour les robots : une nouvelle boîte de Pandore

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S’il est une chose dont on peut être certain en matière de propriété intellectuelle et de droit d’auteur, c’est bien celle-ci : toute modification législative proposée par l’industrie, et non par les créateurs eux-mêmes ou la société civile, se fait au détriment de ces deux derniers. Artistes et grand public sont les grands perdants de la guerre au partage et à l’ouverture qu’ont déclaré unilatéralement les ténors de l’entertainment contre ceux et celles qui jouissent de leurs « produits ». Ainsi, quand se profile l’ombre d’une possible reconnaissance d’un droit d’auteur pour les robots et/ou les intelligences artificielles, je me permets de hausser un sourcil. Continuer la lecture de « Droit d’auteur pour les robots : une nouvelle boîte de Pandore »

À qui appartiennent vraiment nos livres, disques, films et jeux vidéo ?

Il existe à Berlin une librairie dont j’ai déjà dû vous parler un jour. Outre le joyeux fourre-tout qui fait office de décoration et l’ambiance chaleureuse qui se dégage invariablement de tout « second-hand shop », le principe est un peu particulier : on peut acheter les livres à un prix fixé par la couleur de la fiche à l’intérieur de chaque ouvrage et décider de les garder, ou bien on peut choisir de les rapporter après l’achat et s’en voir rembourser le prix moins un euro. Il faut dire que la propriétaire tient à ses livres, puisqu’elle a monté son magasin avec sa propre bibliothèque devenue trop envahissante pour tenir dans son appartement. Elle affichera d’ailleurs une mine légèrement déçue si vous dites ne pas compter rapporter l’ouvrage : car ici, il s’agit davantage de bâtir une communauté que de faire du commerce de papier. Pas étonnant que cet endroit s’appelle Another Country. Passez-y faire un tour si vous êtes à Berlin. Continuer la lecture de « À qui appartiennent vraiment nos livres, disques, films et jeux vidéo ? »

La propriété intellectuelle contre le monde

S’il y a bien un truc qui me rend fou et que je vois circuler sur les blogs et les réseaux sociaux avec l’envie sans cesse renouvelée de fracasser ma tête sur l’écran, c’est bien l’emploi du mot « propriété » (et de ses dérivés lexicaux) pour parler d’une idée, d’un dessin, d’un roman ou d’une quelconque production issue d’un cerveau (parfois) fécond. D’abord parce que je trouve que c’est moche, j’ai l’impression de vivre dans un monde où tout doit impérativement pouvoir être décrit à l’aide de termes juridico-financiers, ensuite parce qu’il me semble que c’est, au moins en partie, inexact.

Avertissement : attention, cet article est ce que l’on appelle un « appeau à trolls ». Il convient donc de le lire en respectant la distance de sécurité et, si possible, en tenant son ordinateur à deux mains.
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