La clef de la réussite n’est pas le talent, mais la persévérance

C’est du moins la théorie que défend Angela Lee Duckworth, enseignante et chercheuse, dans cette vidéo TED Talk (sous-titrée en français). Je la rejoins sans hésitation sur ce terrain, même si la persévérance n’est pas une qualité innée et qu’elle doit être travaillée, surtout quand on est confronté à un échec (ou à une série d’échecs). Je vous invite à regarder la vidéo pour vous faire votre propre opinion.

Si le cerveau est un muscle et l’écriture un sport de haut niveau, ce n’est pas pour rien que je me sentais à l’aise de comparer le projet Bradbury à un marathon. Pas tellement pour le sport, ni pour le côté performance, mais davantage pour les aspects liés à l’endurance. Notre cerveau, et par extension notre capacité à progresser, est une mécanique qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas (sauf maladies et conséquences liées au vieillissement). Il y a donc fort à parier que plus vous vous obstinez, plus vous échouez, plus vous persévérez, meilleur vous deviendrez.

J’essaye d’ériger cette conviction en règle de vie, même si c’est loin d’être facile : l’optimisme est une ressource rare. Mais je suis persuadé que c’est à terme le bon choix à faire.

Une épée, un bouclier, et marcher droit devant

 

Ça n’a échappé à personne : l’automne est arrivé et avec lui, ses paniers remplis de feuilles mortes et de lassitude. Les semaines passent et malgré les nuits qui s’allongent et les jours qui rétrécissent comme une peau de chagrin, je continue de m’installer devant l’ordinateur, d’allumer la lampe et de taper des lettres les unes à la suite des autres. Quand elles sont bien lunées, elles forment des phrases, des paragraphes, des chapitres même, jusqu’à s’imbriquer en une histoire complète. Ça, c’est quand ça se passe bien. Le reste du temps, je continue d’écrire, persuadé que je ne suis bon à rien et que je ferais mieux de consacrer mon temps à autre chose. Continuer la lecture de « Une épée, un bouclier, et marcher droit devant »