#43 | En laisse

La nouvelle de la semaine est un peu spéciale (comme chaque semaine, en fait) : ici, aucun élément fantastique, on nage dans le réalisme le plus noir, le plus crasse, le plus tordu. Pourtant, à mon sens, je ne m’éloigne pas tellement de mon champ d’investigation favori. Quelquefois, le fantastique se déniche au coin de la rue, derrière une parole ou un acte absurde, si imprévisible qu’il en devient surréaliste. C’est un peu le chemin que trace Palahniuk dans ses romans (qui m’ont beaucoup influencés il y a quelques années) et j’y trouve un certain plaisir, contrairement à mes personnages. J’espère que ce texte vous plaira, même s’il risque d’en décontenancer certains. Je vous présente En laisse, la 43ème nouvelle du Projet Bradbury.

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La nouvelle de la semaine est un peu spéciale (comme chaque semaine, en fait) : ici, aucun élément fantastique, on nage dans le réalisme le plus noir, le plus crasse, le plus tordu. Pourtant, à mon sens, je ne m’éloigne pas tellement de mon champ d’investigation favori. Quelquefois, le fantastique se déniche au coin de la rue, derrière une parole ou un acte absurde, si imprévisible qu’il en devient surréaliste. C’est un peu le chemin que trace Palahniuk dans ses romans (qui m’ont beaucoup influencés il y a quelques années) et j’y trouve un certain plaisir, contrairement à mes personnages. J’espère que ce texte vous plaira, même s’il risque d’en décontenancer certains. Je vous présente En laisse, la 43ème nouvelle du Projet Bradbury. Continuer la lecture de « #43 | En laisse »

#42 | Rydstonberg

Pour le 42ème texte, il fallait faire un effort. En effet, le 42 n’est pas un nombre à considérer à la légère — Douglas Adams ne dirait sans doute pas le contraire — et j’ai moi-même intitulé mon blog personnel page42.org, autant dire que j’avais la pression.

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Pour le 42ème texte, il fallait faire un effort. En effet, le 42 n’est pas un nombre à considérer à la légère — Douglas Adams ne dirait sans doute pas le contraire — et j’ai moi-même intitulé mon blog personnel page42.org, autant dire que j’avais la pression.

Je crois avoir réussi à trouver un angle d’accroche original. C’est un exercice de style, bien sûr, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire. J’espère que vous en aurez autant à lire ce texte.

cover

Je vous présente Rydstonberg, la 42ème nouvelle du Projet Bradbury. Quelques mots pour vous en donner une idée :

Bienvenue à Rydstonberg, charmante bourgade accrochée à flanc de montagne et haut-lieu du tourisme local : ici, pas de parc d’attractions ni de centre commercial, seulement de vieilles pierres et des traditions au moins aussi séculaires. Le touriste que vous êtes n’aura aucun mal à y trouver son bonheur, à moins que l’étrange religion dont tous les habitants sont de fervents adeptes n’entache votre bonne humeur et vous pousse à enquêter…

La particularité de Rydstonberg est d’avoir été rédigé sous la forme d’un guide touristique, à la manière du Guide du Routard en somme : je me suis forcé à explorer un village qui n’existe nulle part ailleurs que dans mon imagination, mettant ainsi en pratique mes aptitudes de cartographe littéraire. J’en ai exploré chaque ruelle, chaque maison, chaque sente, chaque construction abandonnée, et je les ai détaillées les unes après les autres. Ainsi, vous explorerez en compagnie de votre humble guide la mairie, la bibliothèque, le musée, la place, les hôtels et restaurants, les balades aux alentours, ainsi que le mystérieux temple de Klargh interdit aux visiteurs. La forme — tout sauf narrative — peut surprendre, mais j’espère que le fond saura vous emporter.

Car le défi était là : arriver à transporter le lecteur dans une narration via un guide touristique. Ainsi, dans chaque description, j’ai laissé infuser quelques éléments de récit, une anecdote par-ci, une légende par-là, qui, lorsqu’on lit l’ensemble, forment une histoire — celle du village de Rydstonberg. Le guide a même une chute, comme dans une « vraie » nouvelle. J’ai essayé d’y distiller une ambiance lovecraftienne. J’avais d’ailleurs même pensé à utiliser Innsmouth, la ville créée par Lovecraft, mais le défi n’aurait pas été aussi drôle : j’ai fini par me rabattre sur une bourgade de mon cru.

Je le dis régulièrement : le Projet Bradbury est une chance pour moi. En tant qu’auteur, devoir écrire une nouvelle par semaine est un challenge très motivant qui me contraint à tenter de me renouveler. En fait, la véritable chance que m’accorde le Projet Bradbury est celle de me lasser de moi-même : quand j’en ai soupé de mes automatismes, quand ils me sautent au visage, je les jette à la poubelle et je cherche autre chose. Cet « autre chose » doit répondre à une règle simple : me surprendre moi-même. Et en écrivant Rydstonberg, je me suis surpris. C’est peut-être pour cette raison que Bradbury martelait ce conseil : en écrivant tout le temps, on réalise à quel point on se répète. C’est peut-être l’enseignement le plus précieux du maître.

Rydstonberg est disponible chez KoboSmashwords, Apple, Amazon et Youscribe pour 0,99€. Vous pouvez aussi (et surtout) vous abonner à l’intégralité des nouvelles pour 40€ et devenir mécène du Projet Bradbury. J’ai également un compte Flattr (si vous ne connaissez pas, jetez un oeil ici). La couverture est bien entendu toujours de la talentueuse Roxane Lecomte.

Bonne lecture !

#41 | Sauvages

Le rythme de travail est aussi une question d’appréciation. Ces dernières semaines, il m’a fallu composer avec des déplacements, des formations (j’enseigne quelques jours par an l’art délicat de fabriquer des livres numériques) et un retour aux sources extrêmement bienvenu. Je me rends compte à quel point j’ai développé des habitudes, des routines : dès que j’en sors, je me sens perdu. J’ai l’impression d’avoir 80 ans et de partir à la dérive sitôt que le décor change ou que le paysage n’est pas le même. Qu’est-ce que ce sera quand j’aurai vraiment 80 ans…

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Le rythme de travail est aussi une question d’appréciation. Ces dernières semaines, il m’a fallu composer avec des déplacements, des formations (j’enseigne quelques jours par an l’art délicat de fabriquer des livres numériques) et un retour aux sources extrêmement bienvenu. Je me rends compte à quel point j’ai développé des habitudes, des routines : dès que j’en sors, je me sens perdu. J’ai l’impression d’avoir 80 ans et de partir à la dérive sitôt que le décor change ou que le paysage n’est pas le même. Qu’est-ce que ce sera quand j’aurai vraiment 80 ans… Continuer la lecture de « #41 | Sauvages »