Le vieux rêve de communiquer avec les extraterrestres : tentatives audacieuses, farfelues et vouées à l’échec

Travailler en librairie m’a donné l’opportunité de discuter avec des personnes formidablement intéressantes, et notamment des confrères. C’est justement l’un d’entre eux qui m’a conseillé de lire La Réalité de la réalité de Paul Watzlawick (1921-2007). Selon lui, cet ouvrage faisait partie des fameux — et néanmoins rares — mind-blowing books, littéralement des livres qui vous chamboulent le cerveau. Et il avait parfaitement raison.

« De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité. En fait, ce qui existe, ce sont différents versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires, et qui sont toutes l’effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles. »

Il est difficile de résumer en quelques mots le livre de Watzlawick : le professeur (et thérapeute) a grandement influencé les théories de la communication par son approche radicale et nouvelle, et le but n’est pas d’en faire une approche globale. Sachez simplement que ce livre aborde des sujets aussi divers que des dilemmes de traduction diplomatiques, de faux chevaux parlants, des rumeurs d’enlèvements, des crises de folie collective, des hallucinations presque réelles, la communication chez les chimpanzés et les dauphins, le mode d’emploi pour mettre une menace à exécution, des guerres d’agents doubles et la communication avec les extraterrestres. En somme, c’est un livre-monde dans lequel tout écrivain de science-fiction, de thrillers, de fiction historique ou d’intrigue politique se doit d’aller puiser un peu d’inspiration. Le voyage ne sera pas décevant. Continuer la lecture de « Le vieux rêve de communiquer avec les extraterrestres : tentatives audacieuses, farfelues et vouées à l’échec »

#31 | Premier jour

 

Ils disaient que ce n’était pas possible, que je craquerais avant d’en avoir fait la moitié, que j’étais fou à lier… Sur le dernier point, je ne peux pas leur donner tort. Mais vous allez me dire dire, qui sont-ils, ces « ils » ? Ne faites pas l’innocent, voyons : ce sont eux, ces étranges silhouettes dans l’ombre dont on ne parle qu’à demi-mot, ces hommes en noir dont les yeux et les oreilles nous surveillent à chaque instant… Ils, ce sont EUX ! Continuer la lecture de « #31 | Premier jour »