Droit d’auteur pour les robots : une nouvelle boîte de Pandore

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S’il est une chose dont on peut être certain en matière de propriété intellectuelle et de droit d’auteur, c’est bien celle-ci : toute modification législative proposée par l’industrie, et non par les créateurs eux-mêmes ou la société civile, se fait au détriment de ces deux derniers. Artistes et grand public sont les grands perdants de la guerre au partage et à l’ouverture qu’ont déclaré unilatéralement les ténors de l’entertainment contre ceux et celles qui jouissent de leurs « produits ». Ainsi, quand se profile l’ombre d’une possible reconnaissance d’un droit d’auteur pour les robots et/ou les intelligences artificielles, je me permets de hausser un sourcil. Continuer la lecture de « Droit d’auteur pour les robots : une nouvelle boîte de Pandore »

Pourquoi le droit d’auteur n’intéresse pas les auteurs

Passé ce titre racoleur s’il en est — je suis sûr que vous aurez compris, si vous lisez régulièrement ce blog et que vous connaissez mon amour de la nuance —, nous allons pouvoir nous pencher sur la question : « Pourquoi le droit d’auteur n’intéresse-t-il que certains auteurs, et ce dans une certaine mesure ? » La véritable question étant : « Bordel, mais pourquoi ça intéresse si peu de monde, toujours les mêmes, et seulement une minorité de ceux qui sont directement concernés ? » (ça passe toujours mieux avec une petite interjection grossière) Continuer la lecture de « Pourquoi le droit d’auteur n’intéresse pas les auteurs »

Droit d’auteur : 14 ans et c’est tout ?

Le Green Party britannique, l’équivalent des Verts, s’est fait remarquer il y a quelques jours en proposant de réduire la durée du droit d’auteur à 14 ans, sans préciser si cette durée effective débuterait à partir de la date de publication de l’œuvre ou à compter de la mort de l’auteur. Face à la volée de bois vert, le parti s’est rapidement rétracté, arguant que toute proposition devait être soumise à discussion et que, bien entendu, sa suggestion initiale impliquait de compter à partir de la disparition du créateur original et non pas de la publication de l’œuvre. Ouf, tout le monde est rassuré.

Sauf que pour une fois, il y avait peut-être quelque chose à entendre derrière les lazzis de l’indignation générale et que, finalement, cette idée n’était peut-être pas à jeter si rapidement à la poubelle (dans l’absolu, puisque nous savons pertinemment qu’à moins de renoncer aux accords qui nous lient à nos partenaires depuis la signature de la Convention de Berne, changer la durée du droit d’auteur à moins de 50 ans après la mort est en l’état impensable). Continuer la lecture de « Droit d’auteur : 14 ans et c’est tout ? »