Droit d’auteur pour les robots : une nouvelle boîte de Pandore

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S’il est une chose dont on peut être certain en matière de propriété intellectuelle et de droit d’auteur, c’est bien celle-ci : toute modification législative proposée par l’industrie, et non par les créateurs eux-mêmes ou la société civile, se fait au détriment de ces deux derniers. Artistes et grand public sont les grands perdants de la guerre au partage et à l’ouverture qu’ont déclaré unilatéralement les ténors de l’entertainment contre ceux et celles qui jouissent de leurs « produits ». Ainsi, quand se profile l’ombre d’une possible reconnaissance d’un droit d’auteur pour les robots et/ou les intelligences artificielles, je me permets de hausser un sourcil. Continuer la lecture de « Droit d’auteur pour les robots : une nouvelle boîte de Pandore »

On ne peut pas défendre les bibliothèques et s’opposer au partage de fichiers

Je suis tombé il y a quelques jours sur cet article de Rick Falkvinge sur TorrentFreak, et je l’ai trouvé tellement intéressant que j’ai décidé de vous en proposer une traduction. J’ajouterai quelques commentaires de ma part en guise de conclusion.

Source : Rick Falkvinge, You Can’t Defend Public Libraries and Oppose File-Sharing, via TorrentFreak (Creative Commons BY-NC 3.0)


Rick Falkvinge est un contributeur régulier à TorrentFreak : il y partage ses opinions toutes les semaines. Il est le fondateur du Parti Pirate suédois (le premier du genre), un amateur de bon whisky et de motos. Son blog falkvinge.net est consacré à la politique de l’information.


Le propos des bibliothèques publiques est le même que celui du partage de fichiers. On ne peut pas défendre l’un en s’opposant à l’autre.

Les bibliothèques publiques apparurent au milieu du XIXe siècle. À l’époque, les éditeurs entrèrent dans une rage folle : ils avaient milité pour que le prêt de livres soit déclaré illégal, arguant que lire un livre sans rien payer s’apparentait à « du vol ». En conséquence de quoi ils considéraient les bibliothèques de l’époque comme des nids de criminalité et de grand-banditisme (ces bibliothèques se décrivaient comme « à abonnement », si bien qu’on leur reprochait donc d’en tirer des profits). Continuer la lecture de « On ne peut pas défendre les bibliothèques et s’opposer au partage de fichiers »