Seul contre l’univers : “Face à l’étoile” (Projet Bradbury, #08)

 

Suite à un petit défi lancé sur Twitter il y a quelques jours et auquel les abonnés ont répondu présent, je suis ravi de vous annoncer que ce vendredi/jour de sortie est un peu spécial : en effet, la huitième nouvelle du Projet Bradbury est gratuite. Vous la retrouverez sur certaines librairies en ligne, à savoir Smashwords, Kobo et Apple, mais pas sur Amazon qui, je l’ai appris au moment de mettre le texte en ligne, ne permet pas, via Kindle Direct Publishing, aux auteurs auto-édités de proposer des textes gratuits au téléchargement. C’est bien dommage. Mais rassurez-vous, chers possesseurs de Kindle et chers tous d’ailleurs, vous trouverez les liens pour obtenir le fichier Kindle et le fichier .epub en bas de cet article.

Passons aux choses sérieuses : je vous présente Face à l’étoile, huitième nouvelle du Projet Bradbury.

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De quoi ça parle ?

La vie semble sourire à William Goldsmith : ce candidat à l’élection municipale, ambitieux et séduisant, a toutes les chances de remporter le siège très convoité de maire de Cincinnati. Mais cette image de parfait homme politique menace d’être écornée. Goldsmith est en effet empêtré dans une affaire de corruption mafieuse qui a tout d’une épée de Damoclès. Et puis il y a cette étoile apparue dans le ciel, tel l’oeil de Dieu sur Caïn, qui semble l’observer et pénétrer son âme. Tiendra-t-il sous la pression ? 

 

Plongée dans l’atmosphère brumeuse d’une Amérique contemporaine de Hoover et du sénateur McCarthy, Face à l’étoile est la huitième nouvelle du Projet Bradbury, un marathon d’écriture où Neil Jomunsi publie un texte par semaine pendant un an en hommage à l’auteur Ray Bradbury.

Ce texte est issu de la croisée de deux chemins : d’une part, mon amour pour l’esthétique hard-boiled et le style de l’Amérique des années 50-60, et d’autre part la volonté de placer une histoire dans un contexte absurde. Attention, pas au sens où l’entendaient Louis de Funès ou Thierry Le Luron. Plutôt dans le genre Monty Python. Non, attendez, vous allez croire qu’il s’agit d’une nouvelle comique alors que pas du tout. Un, deux, trois. Je reprends.

Cette nouvelle est absurde dans le sens où auraient pu l’entendre Lovecraft et Camus (ha ouais, c’est tout de suite mieux, ça claque). Face à l’étoile, vous le découvrirez en la lisant, est une nouvelle complètement injuste, où l’univers est une chose qui nous dépasse (et qui dépasse notre entendement) et contre la volonté duquel nous ne pouvons pas lutter. Oui, un météore peut s’abattre sur votre quartier. Oui, les pôles peuvent s’inverser et précipiter la civilisation dans sa chute. Oui, une aberration cosmique peut naître dans le système solaire et aspirer le Soleil, contraignant notre planète à errer à la dérive dans l’univers glacial. En fait, si l’on y réfléchis, tout est possible. Et rien de tout cela ne serait juste, au sens où nous n’aurions rien fait pour le mériter. C’est ce qui arrive au personnage de Face à l’étoile. Il s’agit aussi d’une variation sur un univers que nous avions développé avec Christophe Deroo, un ami réalisateur, quelques années plus tôt. Je vous invite d’ailleurs à découvrir son travail ici. L’univers est proche du court-métrage intitulé Polaris.

Je vous invite donc à télécharger et à partager cette nouvelle le plus largement possible, puisqu’elle est, d’une, gratuite, et de deux, dans DRM. J’espère qu’elle vous plaira.