Le Projet Bradbury

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Le Projet Bradbury tient à la fois du défi personnel et de l’hommage.

D’abord défi pour moi, puisqu’il s’agit d’écrire et de publier 52 histoires en un an, soit une par semaine. Partant du principe qu’un art s’exerce au même titre qu’un sport ou un métier, je puiserai dans mon imagination pour vous faire vivre les aventures de mes personnages et dans mes ressources pour tenir la cadence. Le but n’est bien évidemment pas d’effectuer une démonstration de force — d’autres auteurs écrivent bien plus — mais de partager une expérience tout au long du chemin.

Mais le Projet Bradbury est aussi un hommage au grand écrivain américain Ray Bradbury, décédé l’an dernier à l’aube de ses 92 ans et dont je suis un inconditionnel invétéré. L’Histoire retiendra certains de ses plus brillants textes comme Fahrenheit 451 ou les Chroniques Martiennes, mais aussi ses nombreuses nouvelles — plusieurs centaines — nimbées de mélancolie, d’étrange et de merveilleux. Bradbury était aussi, pour un grand nombre d’auteurs, un véritable maître à penser : toute sa vie, l’écrivain n’aura eu de cesse de partager ses secrets de création au plus grand nombre. Et c’est à cause ou plutôtgrâce à lui que l’idée même de ce projet littéraire est née. Lors d’une conférence donnée en 2001, et dont on peut écouter l’intégralité ici, l’auteur avait donné ce sage conseil :

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.”

J’ai donc décidé de prendre l’auteur au mot.

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En pratique

Une fois écrites, éditées et corrigées, les nouvelles seront publiées chaque semaine sur les principales librairies en ligne, au format numérique.

Les nouvelles seront mises en vente pour 0,99€. Pourquoi pas gratuitement ? Parce qu’écrire est un métier.

Pourquoi en numérique ? La raison en est simple : à ce niveau, le papier ne permet pas une réactivité hebdomadaire. Et même si Bradbury manifesta par le passé certaines réserves à l’égard du livre numérique, il autorisa finalement l’exploitation de ses oeuvres sur ce support avant de rendre l’âme. S’il était une chose que l’auteur de Fahrenheit 451 savait, c’est que le papier brûle.

Cependant, étant moi-même un adorateur-collectionneur-quasi-fétichiste des livres en papier, j’espère un jour voir ces textes imprimés en toutes lettres. Les nouvelles du Projet Bradbury seront d’ailleurs à la disposition des anthologies et des revues qui souhaiteraient en intégrer certaines dans leur sommaire. Mais il y aura peut-être aussi d’autres surprises.

Vous pouvez trouver les nouvelles du Projet Bradbury sur Amazon, iBooks, Kobo, Smashwords et Youscribe.