Projet Bradbury, #9 : Incendie

Cette neuvième nouvelle du Projet Bradbury est une incursion en territoire de l’intime… À travers la création de ce groupe de soutien destiné aux personnes souffrant d’une effrayante et mystérieuse maladie, j’en ai profité pour puiser en moi des ressentis très différents, quelque chose de beaucoup plus calme et doux. Cette nouvelle prend dès lors une tonalité que mes lecteurs ne connaissent pas toujours, mais avec laquelle je me sens finalement assez à l’aise : une sorte de mélancolie furieuse de vivre, comme un coucher de soleil.

Vous pouvez lire Incendie directement sur cette page, ou encore écouter/télécharger le podcast (pour la dernière fois, donc) sur iTunes, Soundcloud et YouTube. La nouvelle est, comme chaque semaine, illustrée par l’effervescent  CH. Pour lire/écouter les 8 précédentes histoires, c’est par ici. Bonne lecture/écoute et à lundi prochain !

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INCENDIE

Dehors, l’orage. La ville s’écrase, sa nuque ploie. Au loin, les premiers éclairs zèbrent la nuit de stries incandescentes. Ça gronde doucement, comme un chat qui ronronne, pense Uzoamaka. Elle s’arrête un instant pour profiter du ciel. Les lumières de la ville teintent les nuages de nuances de rouille, une rouille qui se mêle en halos contagieux aux fumées d’échappement.

Immobile parmi la foule, elle est désormais un obstacle. Les passants la contournent. Elle sent leur irritation vibrer en elle à chaque frôlement. Elle devient un rocher que le courant ne parvient pas à entraîner plus loin. La ville, à sa manière, est un écosystème qui obéit à ses propres lois.

— Bouge ! grogne un vendeur de hot-dogs qui semble avoir toutes les peines du monde à pousser son chariot.

Arrachée à ses contemplations, Uzoamaka bredouille des excuses et fait un pas de côté. Le vendeur la dépasse sans un regard et bientôt la cohue, tel un essaim, l’engloutit à nouveau. La douleur dans son ventre pulse. La fièvre monte. Elle regarde l’heure sur son smartphone. La réunion commence dans dix minutes.

— Il y a encore le temps, dit-elle comme si elle demandait à ses mains, à ses pieds, à sa poitrine, de patienter.

Une goutte tombe sur sa manche, et l’avenue, boursoufflée d’enseignes, de véhicules et de marcheurs nocturnes, l’ignore. C’est pourtant une grosse goutte, de celles qui font « ploc ! » quand elles s’échouent sur terre, dont on ressent tout le poids à l’impact, un petit météore, un météore de pluie.

À nouveau le tonnerre, plus proche cette fois : il annonce l’orage qui vient. Elle resterait bien dehors pour l’attendre, mais la réunion du lundi est bien plus importante. C’est à elle qu’on a confié la tâche d’apporter l’eau, cette semaine. Dans son sac à dos, quatre packs de petites bouteilles en plastique. Elle a choisi une marque française, elle s’est dit que peut-être les gens le remarqueraient, même si de l’eau reste de l’eau. Bien sûr, ils pourraient boire au robinet. Mais cette mission est avant tout un symbole : celui du partage et de la solidarité dans le combat.

Une voix dans son dos.

Uzo ?

Hypnotisée par l’imminence de l’orage, elle ne tourne pas la tête. Un visage amical entre dans son champ de vision, et le visage sourit. C’est le visage d’Hiram. Hiram porte une kippa, il dit que comme ça les gens regardent moins son visage, mais Uzoamaka ne lui trouve rien à redire, à ce visage : en fait elle l’aime plutôt bien. Quand il sourit, Hiram ressemble à un ange qui aurait oublié d’où il vient, avec sa kippa en guise d’auréole.

— Il va y avoir de l’orage, dit-il. On fait le chemin ensemble ? J’ai un grand parapluie…

Elle secoue la tête, s’excuse encore, échange un rire avec lui. Hiram est un habitué des réunions, et même s’il sourit souvent – d’aucuns diraient trop –, Uzoamaka sait qu’il souffre au moins autant qu’elle, peut-être même plus : il brûle depuis des années, là où la maladie s’est déclarée en elle il n’y a que quelques mois. On ne s’habitue pas au feu, paraît-il. Elle aimerait que ce soit faux.

Un craquement au-dessus de leurs têtes et la pluie s’abat sur eux, comme si le ciel venait de rompre sous un poids formidable. La foule, jusqu’alors dense à ne pas pouvoir s’y faufiler, explose et se diffracte en petits groupes rieurs. Elle remonte sa capuche et le laisse lutter avec son parapluie, qui refuse de s’ouvrir. Le ciel convulse, l’eau frappe le bitume de toutes ses forces. Ils finissent par courir, et ses chaussures sont trempées quand ils parviennent enfin devant la salle associative.

— Quel temps ! s’exclame Hiram en essorant sa kippa.

Elle se contente de rire, trop timide pour répondre par un bon mot ou même seulement pour en imaginer un.

— Je devrais apporter l’eau tout de suite, dit-elle.

Hiram acquiesce. Sa mine s’est assombrie. Leurs vêtements dégouttent de pluie, mais cette eau potable qu’elle a pris soin d’acheter est ce soir plus que jamais au cœur de leurs espoirs et de leurs craintes. C’est le seul remède connu à la maladie, ou du moins le seul médicament qui en soulage les symptômes. De l’eau, beaucoup d’eau. Il faut en boire en permanence.

— Alors allons voir les autres, dit-il.

Ils retirent leurs anoraks trempés et ne les déposent qu’avec une certaine réticence sur le portemanteau, près du radiateur en fonte brûlant. Ils sont déjà trois à arranger la salle, à placer les chaises en rangs serrés, à dérouler des nappes sur les tables qui accueilleront la collation d’après séance. Uzoamaka n’en connaît que deux : la troisième est une nouvelle. Elle parlera donc la première ce soir, juste après Karine. Chaque lundi, Karine dresse un bilan. Parfois c’est un moment de réjouissance, parfois moins.

Tandis qu’Hiram discute avec la nouvelle, Uzoamaka s’installe en silence au troisième rang. Personne ne l’occupe encore, une chance car c’est sa place préférée d’entre toutes : on s’y sent à la fois proche et loin, incluse dans le cercle et à l’abri pourtant. Ici la lumière qui tombe sur l’estrade s’arrête juste à vos pieds, si bien que même si elle ne vous touche pas, elle reste à portée. Le reste de la salle baigne dans une clarté diffuse, assez faible pour s’y fondre.

La douleur à nouveau l’élance, cette fois un peu plus haut, à hauteur du sternum. Elle sort de son sac une gourde isotherme, un truc acheté dans un magasin de camping. C’est fait pour conserver la chaleur, mais ça garde tout aussi bien le froid. Elle boit à grandes gorgées, se laisse éteindre avec soulagement, et quand elle a terminé elle tourne instinctivement la tête en direction d’Hiram, comme si la honte d’être surprise en flagrant délit l’étreignait. Il la regarde aussi, mais elle n’y devine aucun jugement, au contraire : les yeux de l’homme brillent d’une compassion qui la réchauffe. Même si elle ignore le froid désormais…

La salle se remplit peu à peu. Ils sont une vingtaine ce soir, soit un peu plus que la semaine dernière. Quand elle s’est inscrite, le groupe avait des besoins plus modestes : certaines réunions auraient pu se tenir dans un placard. Mais l’affluence les a bientôt poussés à investir un espace plus grand.

— Il faut le voir d’un bon œil, dit souvent Karine. Ça veut dire que les gens commencent à nous connaître, et qu’ils savent qu’ils peuvent trouver de l’aide ici.

Parfois Uzoamaka envie l’optimisme de Karine. Car pour elle, si davantage de gens viennent chaque lundi, ça signifie simplement que plus de gens sont malades, et que le feu gagne du terrain. Même si personne ne sait encore d’où provient le syndrome, ni même comment il se transmet – si seulement il se transmet –, elle sait d’instinct que ça empire. Le feu a toujours couvé. C’est seulement qu’il a trouvé un moyen d’embraser le combustible.

— Nous allons commencer, dit Karine en montant sur l’estrade.

La salle bruisse encore un instant, puis se noie dans le silence. Karine se place au pupitre et consulte ses notes. Hiram, lui, s’est installé au premier rang, comme d’habitude. Les anciens montrent l’exemple. Elle n’est pas encore une ancienne, elle espère ne jamais en devenir une.

Karine s’éclaircit la voix.

— Une triste nouvelle d’abord, et je suis navrée pour celles et ceux qui le connaissaient : Jonas a été emporté par son feu.

Elle marque une pause. Au premier rang, Hiram baisse la tête pour une prière silencieuse. Il y a des soirs avec et des soirs sans. Ce soir est clairement un soir sans.

Uzoamaka ne connaissait Jonas que de vue. Elle l’avait croisé une fois, peut-être deux, avant que son état empire et qu’il ne puisse plus se rendre aux réunions sans constituer un danger pour les autres participants. Pourtant elle sent une boule de tristesse grandir en elle. Elle mettra sûrement des heures, peut-être des jours, à la digérer. La souffrance des autres la frappe toujours davantage que la sienne.

— Jonas ne pouvait plus sortir de chez lui, poursuit Karine. Il était victime de puissantes crises, parfois incontrôlables, et sa présence dans un lieu public était devenue une menace. Sa famille l’a conduit à l’hôpital Bernstein il y a trois semaines. Ils ont un nouveau service « ignifugé » là-bas, qui selon le personnel a fait ses preuves avec Jonas. Il était devenu incapable de maîtriser son feu. Il semblait d’ailleurs ne même plus le vouloir. Certains parmi nous le savaient : depuis la mort de sa femme, Jonas désirait plus que tout s’abandonner au feu. C’est une leçon pour nous, car cette tentation est parfois puissante quand on souffre autant… Le brasier s’est déclenché au milieu de la nuit. On n’a retrouvé que son alliance au milieu des cendres. Pour les personnes qui le souhaitent, une cérémonie religieuse sera organisée mercredi à 11 heures, au cimetière Saint-Paul.

Une bouffée de chaleur submerge soudain Uzoamaka. Dans un élan de panique elle se jette sur sa gourde et en vide le contenu d’une seule traite. Le brasier en elle est encore jeune, mais elle sait qu’il peut s’étendre si elle n’y prête pas attention, ou pire, si comme Jonas, elle se met à le souhaiter.

Elle se voit souvent en rêve prendre feu au milieu des passants. Non pas que l’idée la séduise, mais il faut avouer que ça ferait un beau spectacle. Les générations précédentes appelaient encore cela une « combustion spontanée », comme si le feu nous était infligé de l’extérieur telle une punition divine. La maladie était alors considérée comme un phénomène paranormal. Mais les progrès de la médecine et des routines de détection ont vite établi que chacun portait en soi un « foyer » – le point zéro du brasier – et qu’il suffisait d’une étincelle pour que le feu s’étende. Jonas, par exemple, portait la disparition de sa femme comme une malédiction : derrière chacun de ses mots perçaient la rage, la fureur, le désespoir et la peur aussi. Des conditions idéales en somme, car le feu a besoin d’être nourri. Et il n’est pas regardant sur la nature du combustible.

Dehors la colère de l’orage redouble d’intensité : frappées par une pluie diluvienne, les vitres tremblent à chaque coup de tonnerre. Karine vide d’une traite le verre posé devant elle.

— Ça fera trois ans demain que le feu s’est déclaré, dit-elle. Trois ans que je lutte au quotidien contre son invasion, trois ans que je l’empêche d’étendre son empire. C’est compliqué, ça demande beaucoup d’efforts et de sacrifices, mais je suis là pour prouver que c’est possible. Évidemment, il m’arrive encore parfois de ressentir sa chaleur. Mais je la tiens à distance. Comme vous je bois beaucoup, je mange froid et j’évite les pièces trop chauffées – ce sont des gestes simples qui peuvent nous faciliter la vie. Mais n’oublions jamais que le combat se gagne avant tout dans la tête. N’oublions pas Jonas…

Elle descend de l’estrade sous de discrets applaudissements et va chercher la nouvelle. Uzoamaka se souvient de sa première fois là-haut. Elle se souvient de la peur, et aussi de la sueur qui imbibait son tee-shirt comme si quelqu’un avait oublié de fermer un robinet quelque part sous son cou. Son ventre la brûlait, et elle avait dû boire plusieurs litres d’eau pour en calmer l’ardeur.

— Bonjour, dit la nouvelle. Je m’appelle Louise. Ça fait trois semaines qu’on a diagnostiqué le feu en moi. Mon médecin m’a conseillé de venir chercher de l’aide ici, et c’est plutôt gentil parce que quand ils ne savent pas quoi prescrire, la plupart se contentent de vous refiler à un collègue : il a été honnête. « Je ne veux pas que vous vous fassiez d’illusions », il m’a dit, « c’est une chose avec laquelle vous devrez vivre à jamais. Personne ne sait comment le guérir. » Sa franchise m’a soulagée sur le moment. Mais maintenant, ça ne sert à rien de le cacher : j’ai peur. J’ai terriblement peur… Et je ne sais pas quoi faire pour arrêter d’avoir peur.

La voix de Louise se brise. Elle avale un verre d’eau.

— Nous sommes des condamnés à mort, poursuit-elle, mais on l’est tous à plus ou moins courte échéance, non ? En venant ici, j’espère trouver des réponses.

Un immense craquement leur déchire les tympans, et soudain toutes les lumières s’éteignent. La foudre s’est abattue tout près, cette fois. Karine se lève.

— Pas de panique, l’orage a dû faire sauter le disjoncteur. On va descendre à la cave pour le remettre en route.

Karine et Hiram se faufilent en direction de la porte.

Dans l’obscurité de la salle, les feux des participants se sont mis à briller d’un éclat sombre sous leurs vêtements, comme autant de petits foyers sous-cutanés. C’est un drôle de spectacle, un spectacle intime et fascinant. Un peu triste aussi. Chez certains le feu est calme, contenu, mais il s’agite furieusement chez d’autres, comme prêt à tout dévaster.

Pendant ces interminables minutes, un éclair déchire parfois le ciel. Il projette l’ombre des grandes croisées sur le parterre de visages impavides, mais aussitôt la nuit se réapproprie son territoire et donne à voir les feux-follets qui habitent en chacun.

Uzoamaka baisse les yeux sur son ventre. Une boule incandescente, pas plus grosse qu’une balle de ping-pong, brille sous son pull. Ça fait mal, ça tire, mais c’est agréable aussi… Difficile de l’expliquer. Elle se lève et, bientôt imitée par d’autres, va chercher l’une de ses propres bouteilles sur la table du buffet. Boire est un refuge, et chaque gorgée apaise le brasillement des feux. Elle reconnaît celui de Louise parmi tous les autres – chaque feu porte une signature distincte pour qui sait l’observer – et, d’un geste, l’invite à s’approcher. Les nouveaux ont besoin d’être inclus. Elle l’a été aussi. Elle se souvient.

— Je suis Uzoamaka, dit-elle, mais personne n’est capable de s’en souvenir. Tout le monde m’appelle Uzo.

Elles rient, parlent à demi-mot, et s’apprêtent à échanger leurs numéros lorsque la lumière revient soudain. Malgré la gêne et les paupières plissées, l’intime est de nouveau à couvert : le soulagement est palpable. Tout le monde regagne sa place. C’est comme remettre un masque, songe-t-elle. Il n’y a rien de plus désagréable que de dévoiler son feu. Ils sont en sécurité ici, en territoire ami, mais dehors ils sont parfois traités en pestiférés. La peur de la contagion, toujours, et un peu de superstition…

Karine et Hiram réapparaissent enfin. Hiram est un peu essoufflé. Il s’agit sans doute des escaliers, mais Uzo ne peut s’empêcher d’éprouver une vague de jalousie.

— Je crois que tout le monde a une bonne raison de brûler, dit-elle lorsque vient son tour de prendre la parole. Et cette raison nous appartient. C’est elle qui fait de nous ce que nous sommes. J’ai toujours eu peur de tout, et quand le feu m’a été diagnostiqué, j’ai eu encore plus peur. Si ce groupe m’a aidé, c’est parce que j’y ai compris que la peur aidait le feu, que c’était elle qui l’encourageait à grandir. Alors, Louise, voilà ce que j’ai à te dire ce soir : je ne combats plus le feu, je combats la peur. Et c’est vraiment difficile. Mais j’ai vu d’autres feux que le mien, et je sais que nous partageons cette épreuve.

Comme d’habitude, la réunion se conclut par quelques mots échangés autour du buffet. C’est cette heure très particulière du lundi soir où Uzo sent le feu s’éloigner, comme si elle était capable de le vaincre à elle seule, où la confiance qu’elle puise dans la présence des autres suffit à la persuader qu’elle finira par trouver une solution. Elle chérit cette heure et s’en gorge autant qu’elle le peut. Plus tard, dans la semaine, il y aura des doutes, des errances, des terreurs peut-être. Mais pour le moment, il n’y a que le réconfort des feux qui se rencontrent.

Hiram se penche sur son oreille.

— Une glace après, ça te dit ?

Un feu en elle décroît tandis qu’un autre s’allume. Elle dit oui, et quelques minutes plus tard, ils se retrouvent sur le trottoir détrempé. La pluie s’est calmée, et si l’orage gronde encore, il est désormais suffisamment loin pour ne plus être craint. Des camions de pompiers sont stationnés devant le parc. Leurs gyrophares balayent la nuit en silence.

— On va voir ?

Ils traversent et remontent l’avenue. La foudre a frappé un grand tilleul : l’arbre est fendu en deux, et à travers l’écorce on peut distinguer la lueur familière des braises qui clignotent. Comme eux, le tronc brûle de l’intérieur.

— Même les arbres s’y mettent ! s’exclame Hiram. Si ça, ce n’est pas un signe des temps ! Bientôt on nous verra comme des précurseurs…

Il fourre ses mains dans les poches de son manteau. Elle passe son bras dans le sien et se colle contre son épaule.

— Maintenant j’ai vraiment envie d’une glace, dit-elle.

C’est au tour d’Hiram de bredouiller. Il ajuste sa kippa, donne un coup de menton en direction d’une rue transverse. Laissant derrière eux l’arbre-brasier, ils traversent la foule comme deux poissons à contre-courant.

Il prendra citron. Elle framboise.

 

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Les illustrations de CH. demeurent la propriété de leur auteur. Leur réutilisation est exceptionnellement autorisée à des fins d’illustrations de la nouvelle en question, dans un cadre strictement non-commercial.

4 réflexions sur « Projet Bradbury, #9 : Incendie »

  1. C’est excellent ! Je trouve que tu as fait de nets progrès de style par rapport au premier projet Bradbury, où finalement je n’avais pas vu ta façon d’écrire évoluer beaucoup entre le début et la fin. Là, ces premières nouvelles, même si certaines ne me parlent pas, sont bien plus agréables à lire, le style est plus retenu et plus précis à la fois (peut-être aussi plus littéraire et moins série B). Je n’aime pas toutes les nouvelles, mais quand tu en réussis une, comme celle-ci, franchement ça crève le plafond ! Bravo, et vivement la suite.

  2. Ce n’est pas toujours simple d’expliquer pourquoi certains textes marchent, et pourquoi d’autres ne nous touchent pas.
    Pour celui-ci je ne vais même pas essayer (pas envie, pas besoin) : j’ai trouvé cette nouvelle superbe et elle m’a parlé.

  3. Excellente la chute, j’aime beaucoup la référence !
    Très bonne nouvelle, c’est toujours un plaisir de retrouver tes nouvelles chaque semaine 🙂

  4. Comme un écho aux incendies de R. Bradbury, la révolte gronde au creux de la multitude : faute de s’exprimer autrement que par la violence envers l’autre, faute ne serait-ce que de pouvoir être entendue, elle dévore le corps et l’esprit de qui la couve. Une espèce de Grosse Colère (https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/grosse-colere) à l’envers. Pour la faire taire, pour la cacher, que les moyens sont dérisoires, insignifiants. Une résonance toute particulière avec l’état du monde contemporain.

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