Projet Bradbury, #12 : Gouffre

Le Projet Bradbury est un marathon littéraire qui consiste à écrire et publier une nouvelle par semaine pendant un an, soit 52 au total. Cette semaine, on parle amitié et nouvelles technologies.

Quand je regarde l’époque que nous vivons, je suis à la fois fasciné et horrifié par les possibilités d’interaction qui nous sont offertes. Habitant à l’étranger, je suis confronté à l’éloignement des gens qui me sont chers et communiquer avec eux par l’intermédiaire de telle ou telle application m’est devenu indispensable et précieux. Mais internet permet également aux gens qui ne se connaissent pas de se connecter plus facilement, que ce soit pour discuter en ligne, aller prendre un café, chercher l’âme sœur ou une relation sans lendemain. Internet catalyse et soulage nos solitudes immenses – et parfois de petits malins s’emparent de ces solitudes pour les faire fructifier. 

Cette nouvelle n’est pas de la science-fiction, ce que j’y décris existe déjà, notamment en Asie il me semble mais je ne vois pas pourquoi ça ne viendrait pas de ce côté du monde dans les tous prochains mois – peut-être est-ce déjà là ? On croyait cela impossible, mais on peut strictement tout monétiser, valoriser, rentabiliser – y compris les sentiments humains, je dirais presque surtout. Taper là où nous sommes faibles, c’est une bonne manière de gagner de l’argent.

La nouvelle est, comme chaque semaine, illustrée par l’espiègle CH. Pour lire les 11 précédentes, c’est par ici. Bonne lecture et à lundi prochain.

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GOUFFRE

Marcel regarde sa montre. Ses gestes sont lents, comme empesés d’anxiété, et les rires des passants glissent sur lui comme autant de frissons de solitude. Le centre commercial est un monstre, un Léviathan hanté par l’esprit d’une culture dont il ne partage pas les codes, mais c’est encore l’endroit le plus pratique pour acheter des vêtements.

Il scrute à nouveau sa montre.

Trois heures dix.

Et s’il ne venait pas ?

Impossible. Clément ne raterait l’un de leurs rendez-vous pour rien au monde. Clément est un ami sérieux, c’est en tout cas comme cela qu’il aime à se définir. Un ami sérieux, c’est un ami qui prend les gens qu’il aime au sérieux. C’est suffisamment rare pour être remarqué.

Un groupe d’adolescents le frôle, et il ne peut pas s’empêcher de replier ses bras contre sa poitrine. Il ne craint pas les gens plus jeunes que lui, pas sur le papier du moins, et puis il n’est pas beaucoup plus vieux à l’échelle des époques géologiques et du cosmos, mais il lui semble qu’un gouffre les sépare. Ils semblent à l’aise, ils pétillent d’énergie quand lui se sent vide comme une coquille d’escargot abandonnée au bord d’une route. Quand on la piétine, une coquille d’escargot fait un bruit de papier froissé, c’est tout. Il n’en reste que des miettes.

Marcel n’ose plus sortir sa montre. Les bras croisés, il entre en orbite lente autour d’un arbre en pot. Et s’il s’était trompé ? S’ils avaient convenu d’une autre date lors de leur dernier échange ? Le doute l’assaille. Il sort son smartphone – il est alors bien obligé de constater que l’horloge continue de tourner – et ouvre l’application à travers laquelle Clément et lui échangent pour convenir de leurs rencontres. Il est trois heures quinze, et Clément n’est toujours pas là. Il vérifie que son message de confirmation a bien été expédié et reçu. Une petite pastille verte pend sous sa dernière phrase : « À tout à l’heure ! » Non, aucun doute possible.

— Marcel, je suis désolé ! dit derrière lui une voix reconnaissable entre mille.

Le vêtement de plomb qui lui broyait les épaules s’envole d’un coup et Marcel se retourne. Clément est là, en nage. Il a couru.

— Le métro est resté bloqué très longtemps à deux stations d’ici, et impossible de capter quoi que ce soit sur la 12. J’ai hésité à continuer à pied, mais je crois que j’aurais mis davantage de temps encore. Je suis navré. Tu as dû te dire que je t’avais oublié…

Marcel chasse ses doutes d’un mouvement de la main.

— Bien sûr que non, pourquoi m’oublierais-tu ? Non, tu vois, j’attendais bien tranquillement. J’observais. Il y a des gens fascinants ici, si fascinants qu’un ethnologue pourrait y trouver son bonheur. Non, j’étais certain que tu finirais par arriver. Bien sûr…

Clément sourit et laisse un silence s’installer entre eux signifiant qu’il n’est pas dupe. Il connaît Marcel depuis longtemps et il sait ce que l’anxiété peut provoquer en lui. Ce silence est une manière de s’excuser une seconde fois. Il reprend son souffle. Ce n’est pas pour rien qu’il a couru comme un dératé.

— C’était une panne ? demande Marcel.

— Oh, non, tu sais… un accident.

Marcel n’aime pas penser à ces gens trop seuls qui se jettent sous les rails du métro. Les escargots, au moins, ont leur coquille pour se soustraire au monde. Les êtres humains n’ont pas de coquille.

Clément frappe dans ses mains, pressé de passer à un autre sujet.

— Alors, qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ?

De retour au présent, Marcel cligne des yeux comme une belle endormie.

— Je… Oui, j’ai besoin d’un nouveau manteau. Et peut-être d’un ou deux pantalons. Tu as l’œil pour ces choses-là, j’ai besoin de ton avis.

— Un programme réjouissant ! s’exclame Clément. Allons-y…

Le retardataire ouvre la marche d’un pas décidé, et Marcel lui emboîte le pas. Marcel lui emboîte toujours le pas, comme si Clément était une locomotive par laquelle il était agréable de se faire tracter. Clément possède une énergie, un souffle, quelque chose en dedans. C’est une centrale nucléaire. L’approcher, c’est lui voler un peu de sa chaleur.

Ils arpentent les couloirs titanesques du centre commercial à la recherche de la boutique parfaite. Marcel se perdrait dans sa propre maison, mais Clément connaît le centre commercial comme sa poche : il sait qu’ils sortiront bredouilles des enseignes fréquentées par ces cohortes d’adolescents rieurs, il sait qu’il est inutile même d’aller les visiter. Marcel pourrait y trouver quelque chose à son goût, bien sûr, mais c’est l’écosystème social qui l’en dissuaderait. Il se sentirait nu, incapable d’appartenir au même corps que ces gens-là, il se sentirait incapable et perdu. Inutile de le faire souffrir : Marcel a besoin d’un cadre propice à ses hésitations ; quelque chose de sombre et d’intime.

Ils poussent la porte d’une boutique presque vide et saluent le vendeur, qui s’incline respectueusement. Ici la grande distribution n’a pas sa place : les vêtements proposés sont un peu chers, mais ils sont l’assurance d’un certain confort – tant sensuel que spirituel.

— Celui-là, dit Clément en caressant le tissu d’un duffle-coat molletonné suspendu sur son cintre. À mon avis, la couleur t’irait bien.

Marcel se soumet au choix de Clément – il pourrait lui désigner un costume de clown qu’il l’enfilerait aussitôt. Après avoir renoncé aux esprits d’hier et aux dieux d’aujourd’hui, il a placé toute sa foi en son ami.

— Pas mal, admet-il en admirant son reflet dans la glace.

— Plus que pas mal. On dirait qu’il a été taillé pour toi.

— Il faut avouer qu’il est vraiment bien. Je crois que je vais le prendre.

— Il coûte combien ?

— Je vais juste le prendre, d’accord ? Tu n’as qu’à régler à ma place. Je veux juste le manteau, pas son prix : c’est le genre d’information dont je me passe très bien.

Clément éclate de rire et attrape la carte bancaire que lui tend Marcel. Les excentricités de Marcel, il les aime par-dessus tout. Ce sont des excentricités calculées, mais puisqu’elles offrent l’illusion de la spontanéité, ce n’est pas si grave. Marcel n’a pas d’enfant et gagne bien sa vie ; il sait qu’il n’a pas besoin de déchiffrer l’étiquette avant d’acheter ce dont il a envie.

Clément revient du comptoir avec un grand sac noir ; à l’intérieur, un nouveau manteau soigneusement plié. Marcel retire son vieux blazer, en vide les poches et transfère le contenu à l’intérieur du vêtement neuf.

— Des ciseaux, vous avez ? demande-t-il au vendeur. Pour couper les étiquettes…

Il renfile le duffle-coat et confie son vieux manteau au vendeur.

— Vous ne faites pas pressing, n’est-ce pas ? Alors c’est pour jeter.

Clément et Marcel sortent hilares du magasin et disparaissent au coin d’une allée. Clément connaît un magasin où ils trouveront un pantalon.

Il est presque quatre heures. Les sacs sont bien remplis et plus nombreux que prévu. Clément est fier de son œuvre. Marcel regarde sa montre. Son visage, détendu quelques secondes plus tôt, se ride d’inquiétude. Clément pose une main sur son bras.

— J’étais en retard. Je peux rester un peu plus longtemps.

Une vague de soulagement réchauffe Marcel, mais il sait que ce sera de courte durée.

— Profitons-en pour prendre un café.

Ils empruntent les escalators jusqu’au dernier étage, là où s’égrènent restaurants et bistrots dans une ronde infernale tout le long du bâtiment, et s’installent à la table d’une brasserie. Le serveur leur adresse un signe de tête et prend la commande comme s’il avait mille autres choses à penser.

Marcel se chiffonne les mains. Les yeux rivés sur sa montre, il sent sa respiration ralentir, ses mouvements s’empeser, sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit.

— Écoute… Nous sommes bons amis, n’est-ce pas ?

— Bien sûr, Marcel. Quelque chose ne va pas ?

Il sourit, de ce sourire gêné qui ne lui dit rien qui vaille.

— Non non, ça va, tout va bien. Je… pensais à haute voix.

— Tu as l’air anxieux.

— C’est idiot, vraiment, c’est idiot. Oublie. Tu as du temps après ?

— Là, maintenant ?

— Oui.

— Je ne crois pas. Ne bouge pas, je vérifie.

Clément consulte son smartphone et étudie son agenda. Le planning indique une heure de battement entre maintenant et son prochain rendez-vous. C’est à quarante bonnes minutes de trajet d’ici, mais il ne partira pas plus tôt : il tient à rattraper son retard.

— Non, je dois décoller dans pas longtemps. Mais on peut se réserver quelque chose la semaine prochaine, si tu veux.

Marcel hésite. Les mots se fracassent contre ses lèvres, mais il fait de son mieux pour maîtriser leur élan. Il sort à son tour son smartphone et ouvre l’application – leur application.

« Friendr » – c’est son nom – permet aux personnes seules de louer la compagnie d’un ou d’une amie pendant une heure, deux heures, ou même toute une journée. Il n’est ici pas question de services sexuels – de nombreuses entreprises proposent déjà ce genre de prestations somme toute assez prosaïques –, mais juste de passer de bons moments à plusieurs et d’éprouver, même furtivement, le sentiment d’être ensemble avec quelqu’un.

— Je vois que tu es libre mardi.

— Oh non, dit Clément, c’est un jour off. Je ne travaille pas mardi.

— Rien de grave ?

— Pas vraiment. Je ne veux pas t’ennuyer avec ça. Je suis libre mercredi en matinée, si tu veux. On peut se faire une séance coiffeur, ou un ciné. C’était quand, la dernière fois qu’on est allés voir un film ensemble ? Il y a une éternité, non ? Ça te dit ?

Marcel secoue la tête.

— Oui, bien sûr…

Validant la plage horaire d’un clic, il transfère la somme due sur le compte bancaire de Clément. Ils ne parlent jamais d’argent, ils y mettent un point d’honneur. Il faut que l’illusion demeure.

— Je voudrais te parler de quelque chose, finit par avouer Marcel. C’est assez… personnel.

Clément sourit et termine son café.

— Bien sûr, Marcel, mais je dois partir dans quelques minutes. Tu ne veux pas qu’on en discute la semaine prochaine ?

Mais son client ne l’écoute pas. Ça fait des mois que Marcel rumine ce qu’il a à lui dire, il ne parvient plus à le contenir. Et quelque part, tant mieux qu’il leur reste si peu de temps à passer ensemble : s’il déclenche une tempête, il n’aura pas à la supporter longtemps.

— Clément, je crois qu’on peut dire que nous partageons beaucoup de choses : nous aimons les mêmes films, nous aimons rire ensemble, discuter de choses graves et légères, échanger des conseils… Je tiens tes conseils en haute estime.

— Je les tiens aussi en haute estime…

— Écoute-moi.

— Bien sûr, je t’écoute.

— Je veux dire, nous sommes amis.

— Évidemment que…

— Pas « Amis » selon les conditions générales d’utilisation de Friendr, Clément, je voulais dire de vrais amis ! Qu’est-ce qui nous empêche de nous voir en dehors du cadre de l’application ?

Le visage de Clément s’assombrit.

— Marcel… Nous ne devrions pas parler de ça. C’est contraire à la politique du service et je…

Marcel frappe la table du plat de la main. Le serveur les dévisage, avant de repartir vaquer à ses occupations.

— On s’en fiche, du service ! gronde-t-il. Nous sommes amis, que tu le veuilles ou non. Je ne peux pas croire que tu joues si bien la comédie. Tu es content de me voir… tu me le dis à chaque fois.

Clément se lève, enfile sa veste.

— Tu ne comprends pas. Tu ne peux pas amener la conversation sur ce terrain en imaginant un seul instant que…

— Un restaurant, samedi midi, l’interrompt-il. C’est tout ce que je demande.

Marcel le supplie, mais Clément remonte sa fermeture éclair sans s’inquiéter de l’addition. Le contrat est clair : s’il y a consommation, celle-ci est forcément à la charge du client. Le prestataire ne peut en aucun cas faire l’objet d’une retenue sur ses émoluments.

— C’est si difficile d’imaginer que ça puisse fonctionner ?

Clément le fusille du regard. Ses yeux sont durs, froids. Marcel ne lui connaît pas ce visage.

— Comprends-moi, soupire Clément. Par le passé, j’ai déjà été tenté de franchir cette ligne. Un tel métier nous fait forcément rencontrer des gens avec qui on s’entend bien. Ça fait partie des risques…

— Des risques ?

— Bien sûr, des risques ! Une fois que nous serons amis, une fois que nous continuerons de nous voir sans que tu me paies, qui règlera mes factures ? Qui paiera mon loyer ? Ce n’est pas notre amitié qui remplira mon frigo, Marcel. Je fais cela parce que j’aime le faire et que je fréquente des personnes formidables, et toi Marcel tu fais partie de ces gens formidables. Mais si je commence à brouiller les frontières, alors c’est fini. Je serai à la rue…

Marcel, pétrifié, ne parvient pas à briser le fil de leur échange. Incapable de détourner le regard, il crispe ses doigts sur sa petite cuillère. C’est comme si des mains invisibles lui serraient la gorge. Le chaud lui monte aux joues. La tristesse aura le temps de venir plus tard. Clément hésite à tourner les talons pour le laisser en plan. L’heure tourne. La session a pris fin il y a deux bonnes minutes.

— Je comprends, finit par dire Marcel.

Il sourit, touille son café froid. Il se sent le maçon de son propre visage, se force à ne pas bredouiller.

— Oublie tout ça, c’était idiot. On se voit mercredi ?

Clément hésite à lui rendre son sourire, mais il est un professionnel avant tout.

— Bien sûr, Marcel, on se voit mercredi. J’ai hâte !

Il fait volte-face pour dissimuler sa gêne et disparaît dans les allées grouillantes de monde du centre commercial.

Marcel, lui, continue de touiller son café froid. Son silence intérieur lui est retombé dessus. Il rentre dans sa coquille.

De retour chez lui après une longue journée, Clément ferme la porte, ramasse une bière dans le frigo et s’effondre dans le canapé. L’appartement est silencieux. Le chat n’est pas rentré depuis deux jours. Il espère qu’il n’est pas coincé chez un voisin, comme la fois où il avait bondi d’un balcon à l’autre et n’avait pas réussi à retrouver son chemin. L’imbécile…

Clément allume la télévision. Comme chaque soir, il finira par s’endormir devant et regrettera de ne pas s’être couché plus tôt. Mais la perspective de se glisser dans un lit vide et froid lui est insupportable.

Après quelques bières, ça ira mieux.

Il consulte son smartphone, ouvre Friendr. Son planning est chargé pour les quatre prochains jours. Une chose est sûre : il ne s’ennuiera pas.

Il ferme l’application, ouvre son dossier personnel. Pas de message. Aucun appel en absence ni notification. En journée il ne manque pas au monde. La nuit non plus d’ailleurs. S’il n’était pas lui-même prestataire, Clément pourrait recourir aux services de Friendr. Il s’y est toujours refusé, mais qui sait, cela viendra peut-être s’il n’a pas d’autre choix. En tout cas, pas d’autre choix que celui d’ennuyer les voyageurs du métro pendant plusieurs minutes, avant l’arrivée des pompiers…

Il s’ébroue, terrifié par sa propre noirceur et le vide qui l’habite, et reprend une longue gorgée de bière. L’alcool assourdit ses regrets. C’est bien. Ce sera encore mieux tout à l’heure.

Une grande idée lui vient : peut-être pourrait-il parrainer Marcel ? Friendr offre des crédits bonus aux prestataires qui cooptent de futurs bons Amis.

Chez Friendr, « Ami » s’écrit avec une majuscule.

Clément jette un regard anxieux en direction du couloir. Le chat n’est toujours pas rentré.

 

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Les illustrations de CH. demeurent la propriété de leur auteur. Leur réutilisation est exceptionnellement autorisée à des fins d’illustrations de la nouvelle en question, dans un cadre strictement non-commercial.

Crédit photo : Louis Lo, via Unsplash

5 réflexions sur « Projet Bradbury, #12 : Gouffre »

  1. Bonjour, je lit vos lectures depuis un bon moment maintenant et je dois dire que je les aime bien, surtout pour leur justesse. Je suis une streameuse sur twitch qui fait des lectures de texte. J’aurais aimé savoir si vous donnez l’autorisation de lire les textes devant un public ou si vous préférez protégez l’œuvre. Merci pour votre réponse et bonne continuation.

  2. Bonjour ! Les textes sont sous licence CC-BY, ce qui veut dire que vous pouvez totalement les lire en public sans problème, à la seule condition de citer l’auteur original (moi donc). C’est libre ! Et envoyez-moi l’adresse quand vous en lirez une, j’aimerais écouter 😉

  3. glaçant … Peut-être encore pire que Robbie, qui au fond est un peu la même histoire. Et pourtant Robbie m’a laissé avec un besoin urgent d’aller serrer ma fille contre moi. Mais je trouve celle-là encore pire car on y voit la lucidité des deux personnages face à leur solitude. Et l’illustration de la coquille d’escargot est tellement juste…
    Ça m’a fait pensé à cette émission du fil d’Actu : https://www.youtube.com/watch?v=VG1bq1mD5bk sur pourquoi la solitude crée l’addiction.

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