Projet Bradbury, #10 : Robbie

Vous me connaissez, j’ai une affection toute particulière pour les histoires qui mettent en scène des humains et des robots. Je me fiche pas mal de l’aspect technologique : comme disait Bradbury, du moment que la fusée va sur Mars, je me fiche de savoir comment fonctionne son moteur. En revanche, les transferts émotionnels que nous faisons sur ces simulacres –ces homoncules devrais-je dire – révèlent à mon sens tout ce qui fait de nous des êtres humains.

Quelque part, observer les robots est une manière de questionner l’essence de notre humanité, notre rapport au vivant aussi. Les robots sont des miroirs, et il ne nous viendrait jamais à l’idée de tomber amoureux d’un phénomène de réflexion. Pourtant c’est ce qui se produit quand des robots entrent en scène : nous focalisons sur la réflexion et oublions parfois le reflet. C’est ce reflet qui m’intéresse, surtout quand, comme dans Robbie, il touche à des pans cruciaux de nos brèves existences – ici le désir d’enfant, mais il y en a tant d’autres : le handicap, la solitude, la maladie, l’identité… 

Les histoires de robots tueurs ne m’intéressent pas. Je préfère ceux qui vivent, ou qui du moins font semblant pour mieux boucher nos propres trous d’âme.

La nouvelle est, comme chaque semaine, illustrée par le trublionnant  CH. Pour lire les 9 précédentes, c’est par ici. Bonne lecture et à lundi prochain.

❤️

Mon travail vous plaît et vous voulez m’aider à continuer ? Vous pouvez le soutenir de différentes manières : d’abord financièrement via Tipeee, LiberaPay et PayPal – mais aussi en le partageant sur vos réseaux sociaux (ça m’aide aussi beaucoup). Merci !


ROBBIE

Mona inspecte l’emballage. La boîte est si grande qu’on en fait à peine le tour des deux bras. Design minimaliste, lignes claires, typo soignée. Posée ainsi sur la table du salon, elle ressemble à l’icône d’un culte du futur, comme une sculpture votive.

Vincent revient de la cuisine. Dans sa main, une grande paire de ciseaux. Mona hésite.

— Attends, ne l’ouvre pas.

— Pourquoi ?

— La magasin ne le reprendra pas si on ouvre la boîte.

— Pourquoi tu voudrais le rendre ?

— On aurait peut-être dû prendre un chien, finalement.

— Encore cette histoire de chien ? Tu sais bien que c’est un dérivatif, le chien, une projection. Ce n’est pas d’un chien dont tu as envie.

— Je sais pas… Non, tu as raison. Et puis qu’est-ce qu’on ferait d’un chien ? On n’arrive même pas à se rappeler d’arroser les plantes en été. Et puis on ne pourrait plus partir sans se poser la question de la garde, ce serait d’un compliqué…

— Tu vois ? Je suis certain que tu es prête pour ce truc. Et puis il y a une période d’essai : on va garder les cartons, et si tu ne le sens pas, on le rendra en l’état et on demandera un remboursement.

— Parce que c’était quand même super cher, non ?

— On se fera rembourser.

Mona croise les bras, pétrie d’anxiété. Ce n’est pas tant la question de leur solvabilité qui l’inquiète – en réalité l’état des finances du jeune couple lui permet largement cet achat – que celle des responsabilités qui en découlent.

Mona n’aime pas l’idée d’être essentielle. Elle ne veut pas que découle d’elle l’existence ou la survie d’une autre personne. Pourtant, Mona voudrait un enfant. Elle le sait dans son ventre, elle l’a toujours su, et elle envie celles de ses amies qui savent de leur côté qu’elles s’en passeront très bien, merci beaucoup. C’est la première fois qu’elle percute aussi brutalement le mur de ses contradictions. Elle veut et ne veut pas. Elle veut et ne veut pas.

Alors Vincent a posé sur la table une solution à mi-chemin : plutôt que de regretter toute leur vie une décision prise dans le flou et l’ignorance, plutôt que de se confronter aux montagnes de regrets dans quelques mois, quelques années, faire preuve de prudence et tremper l’orteil dans l’eau avant d’y plonger tout entier.

— Il n’y a pas de manuel d’instruction ?

— Une machine bien conçue n’a pas besoin de mode d’emploi : son utilisation découle de sa conception. Mais ils expliquent comment le mettre en marche sur le côté, regarde, il y a même un dessin.

Vincent ouvre délicatement le carton par son sommet et en extrait le contenu dans sa gangue de polystyrène. Tout s’emboîte au millimètre près, signe qu’une grande attention a été portée aux détails.

— Prête ?

Mona hoche la tête et Vincent déballe la machine.

Même s’il en a les lignes, le robot ne ressemble pas vraiment à un bébé : c’est davantage une esquisse, un modèle, qu’une reproduction fidèle. Afin de ne pas provoquer de transferts émotionnels trop forts, les ingénieurs qui ont conçu Robbie n’en ont pas fait une poupée fidèle jusque dans les plus intimes détails. C’est un humanoïde, au sens qu’il possède une tête, un tronc, deux bras et deux jambes, mais son allure mécanique, ses teintes métallisées et ses deux gros yeux ronds ne laissent place à aucune ambigüité : Robbie est une machine, pas un humain. Aucun doute n’est possible.

— On y va ?

Mona soupire. Un chien aurait coûté moins cher, c’est certain. Mais ce n’est ni d’un chien, ni même d’un enfant dont elle a besoin.

— On y va.

Le robot, paupières fermées, semble dormir. L’avantage d’un tel dispositif, c’est qu’on peut le mettre en veille autant qu’on le souhaite. Le vendeur s’est montré très clair : sitôt que l’on ressent une baisse de forme, qu’on a le moral dans les chaussettes, qu’on est trop fatigué ou tout simplement trop occupé, on peut placer Robbie en mode veille à tout moment. En somme, la parentalité sans ses inconvénients les plus rebutants.

Bien sûr, pour les plus courageux, on peut choisir de ne pas utiliser cette fonction : le vendeur a appelé ça l’Expérience 100%, aussi proche que possible d’un véritable nourrisson, 24 heures sur 24. Mona a demandé trois fois au vendeur de lui expliquer la manœuvre pour mettre le robot en pause – jusqu’à ce qu’elle soit certaine de bien savoir s’y prendre en cas d’urgence.

Vincent presse la paume gauche du robot et appuie en même temps sur sa nuque. Le temps que son système s’initialise, Robbie se réveille doucement et finit par ouvrir les yeux. Malgré l’absence totale d’artifices, malgré la transparence de l’expérience, Vincent est ému. Pour le robot c’est une naissance – sa naissance – jusqu’au prochain reboot.

Robbie cligne des paupières – ça fait un bruit mécanique quand il ferme les yeux, comme un automate – et dévisage ses parents. Ses bras et ses jambes tremblotent, comme si le poids du monde venait de lui sauter dessus et qu’il en étouffait. Il ouvre la bouche. Un cri aigu s’en échappe.

— Quoi, il pleure déjà ?

— C’est un bébé, Mona, il pleure parce qu’il ne sait faire que ça. Prends-le dans tes bras, tu verras… Il ne voit clair qu’à une trentaine de centimètres, le reste de son champ de vision est flou. Il a besoin d’une présence pour le réconforter.

Mona secoue la tête. Le réconforter. Ok. Elle place ses mains sous l’androïde – ils ont choisi un garçon, comme en atteste son minuscule pénis mécanique – et le soulève précautionneusement jusqu’à elle. Les pleurs de Robbie redoublent.

— Qu’est-ce qu’il a ?

— Je ne sais pas. Il a peut-être faim ? Je vais chercher les biberons, ils sont restés dans la voiture.

Vincent laisse Mona seule face aux pleurs de Robbie. Elle pose le minuscule robot sur son épaule et le berce doucement. Quand Vincent revient, une dosette de lait mécanique dans une main et une tétine à visser dans l’autre, le salon est silencieux.

— Tu as réussi à le calmer ?

Elle sourit, de ce sourire un peu gêné qu’il lui connaît par cœur.

— Tu l’as mis en veille, n’est-ce pas ?

— Il criait vraiment très fort, et tu ne revenais pas…

Vincent éclate de rire et demande à Mona de lui passer Robbie. Il le rallume, et tandis que le robot compile ses données de démarrage, lui tapote gentiment la tête.

— Bienvenue chez les fous, dit-il.

*

Mona et Vincent repassent les portes du magasin. Dans son couffin, Robbie glousse et gigote. Ils cherchent du regard le vendeur avec lequel ils ont discuté la première fois – après tout c’est maintenant une histoire de famille –, mais celui-ci a démissionné quelques mois plus tôt. Pour le remplacer, une jeune femme dont le dynamisme transpire derrière chaque geste, chaque intonation. Ses cheveux tirés en arrière sont attachés en une impeccable queue de cheval.

— Je vois dans votre historique que ça fait presque un an que Robbie a trouvé sa nouvelle famille, bravo ! Alors, comment ça se passe, la cohabitation ? Vous êtes satisfaits, tous les deux ?

Mona sourit, Vincent éteint un ricanement.

— Pour être honnête, il est resté longtemps éteint. La période nourrisson, c’est vraiment très compliqué.

— Et puis nous sommes partis en voyage en Asie pendant plusieurs mois, et il était hors de question que nous l’emmenions avec nous. Ç’aurait été bien trop contraignant.

D’un air de connivence, la vendeuse acquiesce comme si Vincent et Mona venaient d’énoncer une évidence. Elle consulte les relevés de connexion. Robbie a effectivement été mis sous tension de façon sporadique les premières semaines, avant de reposer inactif pendant plusieurs mois. Sur l’écran, la courbe d’activité reprend il y a environ douze semaines. Le robot n’a pas été éteint depuis.

— La contrainte, c’est justement ce que l’on veut éviter quand on achète ce genre de robot, n’est-ce pas ? dit la vendeuse. Mais je vois que Robbie se porte bien depuis.

— On s’est finalement décidés à réessayer, il y a quoi… trois mois ? Je ne sais pas ce qui a changé depuis la dernière fois, peut-être que c’était un meilleur moment pour nous deux… et puis il y avait eu le voyage. On s’est dits que ça valait le coup de retenter.

Vincent l’interrompt.

— Ce que Mona n’ose pas vous dire, c’est qu’elle y a pris goût, finalement.

La vendeuse leur offre son sourire le plus attendri et se penche sur le couffin. Robbie gazouille et agite ses petits doigts mécaniques comme s’il voulait lui attraper le nez.

— J’imagine que vous êtes venus pour un upgrade ?

Le couple acquiesce. La période nourrisson a été amusante, bien que très fatigante – Mona voulait se prouver qu’elle en était capable, c’était une sorte de défi qu’elle s’était imposée de réussir. Pour autant, elle ne compte pas en rester là. En l’état, Robbie demeure un nourrisson : c’est une machine à ressentir et à excréter. Et il peut encore rester ainsi, inchangé, pendant plusieurs années si son logiciel n’est pas mis à jour.

La vendeuse déroule un menu sur son écran.

— Avec le corps de synthèse que vous possédez actuellement, je peux encore vous proposer la première mise à jour : parmi les nouvelles fonctionnalités, on trouvera les premiers sourires, les jeux sensoriels, une sélection de syllabes primaires avec système évolutif d’apprentissage, les tactiques de préhension, et puis la marche à quatre pattes, bien sûr. Votre modèle n’ira pas au-delà. Pour la station debout et la suite du programme, il faudra acheter une nouvelle machine.

Vincent se tourne vers Mona.

— Qu’est-ce que tu en dis ?

— Combien coûte la mise à jour, surtout ?

La vendeuse annonce le prix. Vincent grimace. Avec le voyage, leur épargne a fondu comme neige au soleil. Et même si leurs salaires leur permettent de maintenir un train de vie plus que confortable, une telle somme s’inscrit difficilement dans leur budget : il faudra envisager un crédit.

— Le magasin propose différentes solutions de financement, notamment des crédits en trois ou quatre fois sans frais. Et si vous désirez davantage de mensualités, les taux d’intérêt sont avantageux pour nos clients fidèles.

Mona grogne à son tour : un crédit, c’est la dernière chose dont elle a envie de s’encombrer. Des responsabilités, encore.

— Sinon, il y a une autre solution.

Vincent dresse l’oreille pendant que Mona s’agenouille pour agiter un hochet devant Robbie. Le minuscule robot commence à s’impatienter. Les couleurs et les formes dansent devant ses yeux comme des phares de vélo. L’androïde peine ne serait-ce qu’à lever les bras ; c’est un spectacle aussi misérable qu’attendrissant. Et d’après l’odeur qui se dégage du couffin, sa couche est pleine.

La vendeuse sort d’un tiroir une brochure en papier glacé.

— Voici nos offres de reprise. Pour l’achat d’un nouveau modèle avec la dernière mise à jour incluse, nous rachetons l’ancien à un prix qui, entre nous et en tant qu’experte, me paraît tout à fait raisonnable.

Une boule d’angoisse au creux du ventre, Mona se redresse. Vincent passe un bras sur ses hanches.

— Et combien ça ferait, en tout ?

Sans vraiment comprendre la raison pour laquelle tout se met à bouillir en elle, Mona sent une vague d’indignation la submerger. Robbie n’est qu’un robot, d’accord, mais il partage leur vie depuis plusieurs semaines et mérite peut-être mieux qu’une banale reprise à l’argus. Pendant ce temps, la jeune femme procède au devis. Et le verdict est sans appel : mis bout à bout, la solution « rachat + crédit » est à peine moins avantageuse qu’une simple mise à jour.

Vincent glisse sa main dans celle de sa compagne.

— Tu en dis quoi ? Ça a l’air pas mal.

— Et qu’est-ce qu’ils vont faire de lui ? demande Mona en désignant le petit robot, occupé à essayer de gober le reflet d’un verre de montre.

La vendeuse ajuste ses cheveux et joint les mains.

— D’abord les techniciens réinitialisent complètement la carte mémoire et le système – en gros, on efface ses souvenirs avant de l’éteindre. Ensuite l’équipe le nettoie de fond en comble jusqu’à lui redonner l’aspect du neuf, et change des pièces s’il en a besoin – mais il me semble que le vôtre est dans un état impeccable. Puis l’appareil est reconditionné dans un emballage estampillé « modèle d’occasion ».

— Et on ne peut pas simplement acheter le modèle supérieur d’occasion ?

— Je suis désolé, monsieur, nos conditions de rachat sont claires : la reprise ne fonctionne pas dans ce cas-là.

Vincent se renfrogne. Peut-être que c’est le bon moment pour acheter un chien, finalement ? Mona soulève le couffin et le pose sur le comptoir. Robbie esquisse les prémices d’un sourire, mais il n’en sera jamais totalement capable sans mise à jour. Une caresse sur sa joue froide, les premières notes d’une chanson qu’il aime pour lui dire que tout ira bien, que quoi qu’il arrive elle pensera toujours à lui d’une manière ou d’une autre. Mona sait qu’attendre revient à reculer pour mieux sauter. Elle le sait.

— Et puis merde.

À l’abri dans son couffin, Robbie émet un rot sonore qui résonne à travers tout le magasin.

*

Aussi discrète qu’un chat, la fillette se faufile jusqu’au panier en osier et tire la couverture qui en dissimule le contenu aux regards curieux. Elle ouvre des yeux ronds et recule d’un pas.

— C’est quoi, ce truc, Maman ?

Mona entre dans la chambre et son premier réflexe – le plus animal – est de se mettre en colère.

— Je t’avais dit de ne pas toucher à ce panier !

— Je voulais juste voir ce qui était dedans, répond l’enfant d’une toute petite voix.

Mona reprend ses esprits. Qu’a-t-elle de honteux à cacher dans ce panier, sinon une vieille histoire ? Elle pousse la couverture et sort la carcasse inanimée de Robbie, recouverte de poussière de laine. D’instinct, elle le colle contre sa poitrine et se remémore la manipulation de boot. Mais le petit robot demeure inanimé.

— C’est ton petit frère. Enfin, en quelque sorte…

— Il est mort ?

— Non, idiote, c’est juste qu’il n’a plus de batterie. Ça fait des mois que je ne l’ai pas allumé…

Depuis l’arrivée de Judith, Mona n’a plus beaucoup de temps à accorder à son vieux bébé robot, même s’il lui est parfois arrivé de le prendre avec elle durant des nuits d’insomnies. En sept ans, Robbie n’a pas changé. Il babille toujours, ne sourit pas ou si peu, peine à maintenir une attention et une concentration soutenues… et pourtant Mona ne s’est jamais résolue à le revendre. Elle a placé beaucoup d’elle-même dans cet androïde – même si Judith, à sa manière, a rendu Robbie inutile, encombrant et obsolète. C’est une petite fille si vive, si prompte à apprendre, si curieuse du monde… une véritable tempête.

— Je peux jouer avec lui ? demande l’enfant.

— Il faut que je le recharge d’abord, chérie. Ensuite, si tu veux, tu pourras t’amuser avec lui. Mais tu feras attention, d’accord ?

— Promis, Maman !

Mona caresse la tête de la fillette et, d’un mouvement discret, soulève ses cheveux pour vérifier l’indicateur de batterie. Judith devrait encore pouvoir jouer trois bonnes heures avant de devoir se reconnecter au dock.

— Allez, file.

Mona a longtemps réfléchi avant de faire son choix, mais elle ne regrette pas : sept ans, c’est un bon âge. De sa propre expérience, les vrais problèmes commencent après. Et Judith aura sept ans aussi longtemps que Mona le souhaitera. Vincent lui dit qu’elle s’en lassera un jour, mais elle en doute sincèrement. Judith est sa fille, la chair de sa chair – une enfant qu’elle peut éteindre au besoin, mais son enfant tout de même.

Elle embrasse le front de Robbie et le repose dans son panier. Elle doit retrouver son port de connexion, et la perspective de partir à l’assaut du placard en bordel n’est pas faite pour la réjouir.

Dans le jardin, Judith éclate de rire.

Elle a trouvé une coccinelle.

 

❤️

Mon travail vous plaît et vous voulez m’aider à continuer ? Vous pouvez le soutenir de différentes manières : d’abord financièrement via Tipeee, LiberaPay et PayPal – mais aussi en le partageant sur vos réseaux sociaux (ça m’aide aussi beaucoup). Merci !

 


Les illustrations de CH. demeurent la propriété de leur auteur. Leur réutilisation est exceptionnellement autorisée à des fins d’illustrations de la nouvelle en question, dans un cadre strictement non-commercial.

Crédit photo : Rachel Raclette, via Unsplash

8 réflexions sur « Projet Bradbury, #10 : Robbie »

  1. Je ne sais pas ce qui est le plus troublant: la commercialisation de robots enfants, les gens qui les achètent pour pouvoir vivre leur vie sans contrainte, ou juste le fait de penser qu’un jour, ça pourrait être vrai. Le comportement des personnages est tellement crédible ! C’est pour le moment la nouvelle qui me perturbe le plus (dans le bon sens, hein ! )
    Merci beaucoup et bravo pour les belles illus à CH.

  2. wow… à la fois fascinant et terrifiant…

    c’est marrant, le « bon âge » n’est pas du tout le même selon les personnes… j’en connais qui préfèrent de très loin les nourrissons, d’autres les bambins qui trottinent, d’autres les enfants de 7 ans 😉

    Bravo pour encore une nouvelle très réussie !

  3. Bonjour Neil

    Je n’ai pas eu le temps de lire ta nouvelle, mais je devais te transmettre cette information, si elle a échappé à ta sagacité légendaire (mais j’en doute).

    « Robbie » est le nom de la première nouvelle écrite par Isaac Asimov sur les robots en 1939 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Robbie_(nouvelle)

    Dans la préface qu’il a faite pour cette nouvelle (que l’on peut lire dans l’excellente anthologie « le livre des robots ») il explique exactement comme tu le fait que : « Les histoires de robots tueurs ne m’intéressent pas ».

    Si c’est un hommage, je suis heureux que le bon vieux docteur puisse encore influencer les auteurs à notre époque. Si c’est une coïncidence, sache que ton état d’esprit n’est pas très éloigné de celui qui a révolutionné la SF en son temps, justement en refusant le modèle du robot menaçant au profit de celui qui nous fait réfléchir sur la véritable nature de l’humanité.

    Bonne continuation…

  4. reulou de l’orthographe bonjour :
    dans le chapeau : réflection ou réflexion ?

    sur le fond : super texte, super lecture vivement la semaine prochaine!

  5. Je n’avais pas eu le temps de me pencher sur ce texte jusqu’à aujourd’hui, mais j’étais intrigué des réactions twitter que j’avais vu passer. Je comprends mieux, et ajoute mes compliments à ceux des autres. Dès que ça touche à la parentalité, c’est vite très dérangeant/interrogeant. Les textes d’anticipation « marchent » quand ils sonnent vrai : quand on sent qu’ils ne seront sans doute plus de la SF dans quelques années ou décennies. C’est le cas ici. Du coup, ça fait réfléchir…

Laisser un commentaire