Pourquoi une bonne histoire est comme une porte secrète

Quand j’ai un coup de mou, que je n’ai pas le moral, que rien n’avance comme je veux, ou plus simplement quand j’ai envie de me changer les idées ou de donner un coup de pouce à la bonne humeur, j’ai plusieurs techniques :

  1. J’observe des insectes de très très près. J’en trouve toujours au moins un sur mon balcon, dans les plantes, un cloporte par exemple. C’est fascinant, un cloporte. La petitesse et la fragilité de ces magnifiques créatures m’émeuvent toujours et, sans que je puisse me l’expliquer, me regonflent le moral.
  2. Je regarde un vieux film, de préférence un classique de mon adolescence ou de mon enfance — Retour vers le futur, Gremlins, Jurassic Park, quelque chose qui me replonge dans l’émerveillement du temps présent et me rappelle que je n’avais autrefois aucun mal à l’éprouver — ou alors un très vieux film de monstres des années 30-40. S’il y a Bela Lugosi dedans, c’est encore mieux.
  3. Je construis une maison en imagination. C’est un peu plus compliqué que Minecraft, parce qu’il y a beaucoup de détails à penser et qu’il faut savoir garder les yeux fermés un bon moment, mais c’est un exercice fascinant. Dans ma dernière maison en date, je n’ai eu le temps d’imaginer que le pas de porte et le vestibule pour le moment. C’est un très joli vestibule ; il y a une très belle table ronde en bois sombre dans le tiroir de laquelle j’ai rangé mon dernier projet de roman. J’aimerais bien vous faire visiter, mais j’ai peur que ce soit trop loin.
  4. Je regarde cette vidéo :