#32 | Nano

Le Projet Bradbury grandit de semaine en semaine, et avec lui ma détermination à mener ce défi jusqu’à son terme. Je ne m’inquiète plus vraiment. Par le passé, j’ai souvent eu tendance à commencer des choses sans les terminer : je crois que c’est un défaut que beaucoup d’entre nous se traînent, quelque chose qui flotte dans l’air, comme une maladie de notre temps. Sans doute les choses vont-elles trop vite, nos désirs y compris ? Ce n’était pas pour rien que j’ai décidé de rendre le processus du projet Bradbury public, et de vous le faire partager jour après jour. Pour échanger avec vous, bien entendu, mais aussi pour me forcer à tenir ma parole. Aujourd’hui est publiée la 32ème nouvelle du Projet Bradbury, sobrement intitulée Nano (je crois que j’aime les titres courts, limite lapidaires). Plus que 20 textes. J’ai l’impression d’avoir percé la frontière de nuages qui entoure l’Everest : l’ascension n’est pas encore terminée, mais le ciel est aussi calme que dégagé. Pourvu que ça dure. Votre aide est précieuse.

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Quelques mots pour vous présenter la nouvelle de la semaine :

Zack Fleischer est un journaliste high-tech qui a traversé les époques et les innovations jusqu’à devenir la référence mondiale en matière de critique technologique. Mais les temps ont changé, et ses rêves d’enfant ne se sont jamais réalisés : au lieu des robots qu’il imaginait, le futur a préféré se doter de nano-machines qui répondent désormais à tous les besoins des êtres humains. La lassitude aidant, le journaliste décide de prendre quelques jours de repos.

Nous vivons dans un monde de technologie auquel je me sens quelquefois lié, pas tellement par la nécessité (quoique), mais plutôt par une sorte d’addiction. Je suis accro au net, et je suis heureux d’être né à cette époque. J’ai connu l’avant-internet pendant mes quinze premières années, et je suis emballé à l’idée d’avoir encore du temps (si tout va bien) pour admirer les merveilles (re-si tout va bien) que nous apportera le futur.

Aujourd’hui, nous sommes reliés au net par des machines : en l’occurrence, nos ordinateurs et nos smartphones. Dans Hacker, j’avais évoqué la possibilité des implants, ouvrant la voie à une humanité modifiée, améliorée pour le meilleur et pour le pire.  Dans Nano, j’explore un autre versant prospectiviste, où la technologie se miniaturise tellement qu’elle devient invisible, qu’elle nous répare en même temps qu’elle nous aide, et qu’elle se cache dans des objets du quotidien à l’aspect rétro. Les nano-machines sont une réalité, et ce n’est qu’une question de temps avant de les voir envahir notre quotidien. Néanmoins, la rencontre de ces deux postulats peut faire des étincelles : si la technologie devient invisible au point de ne plus être remarquée, la ressentirons-nous pour autant comme indispensable ? Pourrons-nous l’oublier ? Voici l’un des thèmes de Nano. Je vous laisse découvrir les autres.

Nano est disponible au prix de 0,99€ chez KoboSmashwords, Apple, Amazon et Youscribe. Vous pouvez aussi (et surtout) vous abonner à l’intégralité des nouvelles pour 40€ et devenir mécène du Projet Bradbury. J’ai également un compte Flattr (si vous ne connaissez pas, jetez un oeil ici)La couverture est bien entendu toujours de la talentueuse Roxane Lecomte.

Bonne lecture !

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