Le conseil de John Green aux aspirants auteurs

John Green est, entre autres choses, l’auteur du livre Nos étoiles contraires, qui l’a récemment fait passer du statut d’auteur reconnu dans le milieu du roman Young Adults à celui de star internationale et multi-traduite. Pourtant (pourquoi me sens-je obligé d’ajouter pourtant ?), le garçon est sympathique et garde les pieds sur terre.

Dans une vidéo postée à l’occasion de son 32ème anniversaire, John Green remercie tout le monde pour les formidables cadeaux et témoignages d’affection qu’il a reçus (en passant, j’ai 33 ans le 22/10, clin d’oeil appuyé). Mieux, puisqu’on lui pose souvent la question, il en profite pour dispenser un petit conseil aux auteurs en devenir. Je n’aurais pas pu mieux dire puisque c’est exactement la façon dont j’envisage ce métier, et comme je ne peux pas mieux dire, je le laisse causer : Continuer la lecture de « Le conseil de John Green aux aspirants auteurs »

La professionnalisation du métier d’écrivain est-elle en train de tuer la littérature ?

Ne me regardez pas avec ces yeux-là : ce n’est pas moi qui le dis, mais Horace Engdahl, membre respectable et probablement respecté de l’Académie suédoise et du comité Nobel. À l’occasion d’un long entretien accordé au journal La Croix, ce sémillant thuriféraire de la VL (Vraie Littérature, je rappelle pour ceux qui n’auraient pas suivi) nous rappelle à quel point celle-ci est en danger de mort et combien il serait judicieux de nous préoccuper de sa conservation (dans le formol, ça tient plus longtemps). Continuer la lecture de « La professionnalisation du métier d’écrivain est-elle en train de tuer la littérature ? »

Faut-il avoir honte d’écrire des romans de vampires, du space opera ou de la romance érotique?

Si vous me demandez mon avis, oui, très certainement. Si vous écrivez — ou ambitionnez d’écrire — l’histoire poignante d’une adolescente prise dans un triangle amoureux entre un extraterrestre et le monstre du Loch Ness, laissez-moi vous dire que vous êtes un grand malade. Si votre prochain roman décrit le voyage mystique d’un vampire dans une capsule spatiale lancée à pleine vitesse vers Alpha du Centaure, vous avez perdu la tête, mon/ma pauvre. Si le contact des touches du clavier sur la pulpe de vos doigts vous fait penser à l’adjectif “soyeux” et que vous profitez du sommeil de vos enfants pour retranscrire vos fantasmes sexuels dans une parodie de narration, la gorge serrée et la poitrine serrée, vous n’êtes pas un auteur : juste un pervers ou une obsédée. Laissez-moi vous dire que vous n’avez rien compris à la vraie littérature, celle qui exige du Temps d’Attention (TA), celle qui est Incompatible Avec Le Web (IALW), celle qui Ne s’Ouvre jamais Bêtement, mais Entièrement, à ses Lecteurs (NOBEL). Continuer la lecture de « Faut-il avoir honte d’écrire des romans de vampires, du space opera ou de la romance érotique? »