Ray Bradbury: “Si vous ne vous amusez pas en le faisant, c’est que vous vous trompez”

 

Une fois n’est pas coutume, et puisqu’il est question dans ces pages des livres qui nous ont transportés, qui nous ont fait rêver, qui nous ont élevés (au sens d’élévation), je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager une vidéo montrant l’un des écrivains qui ont à tout jamais bouleversé mon univers littéraire, mon imaginaire et ma vision de l’écriture: j’ai nommé le grand, l’immense, le tonitruant Ray Bradbury.

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Il en existe peu, des écrivains aussi généreux que Bradbury. Ils sont une espèce en voie de disparition, et je ne cache pas avoir éprouvé une grande tristesse le jour où, il y a un peu plus d’un an, j’ai appris par Twitter que l’un de mes héros littéraires était mort. Je n’ai pas eu de peine en apprenant la mort de Lovecraft, bien sûr, il était mort bien avant que je naisse. Pas plus que je n’en ai eu en lisant que William Blake était mort il y a plusieurs siècles ou que mon futur écrivain favori n’était même pas encore né, me privant pour encore quelques années de la joie de le lire. Mais savoir que Ray Bradbury était mort et que je n’aurai jamais la chance de le rencontrer, de le serrer dans mes bras et de lui dire: “Tes livres m’ont fait du bien et je t’aime pour ce que tu as écris”, fut une espèce de mort intellectuelle, de l’une de ces multiples morts que nous éprouvons chaque année en apprenant la disparition de ces êtres chers que nous n’avons jamais rencontrés. Et oui, Ray et moi, on se tutoyait. Sans se connaître. C’est encore plus fort.

La vidéo fut tournée en 2001, lors du sixième Symposium by the Sea des Écrivains, sponsorisé par l’université de Point Loma Nazarene. En 2001, le monde a changé: une forme d’innocence s’est envolée, une innocence qui s’était petit à petit remise des atrocités de la guerre et que Bradbury incarnait dans toute son entièreté.

ray-bradbury-1Bradbury, c’est l’odeur des fraises fraichement cueillies sous le porche d’une vieille maison un soir d’été. C’est le frémissement d’un lac dont la surface, effleurée par le vent, bruisse d’une joie calme au passage d’un promeneur solitaire. C’est aussi le soupir d’un enfant normal, triste de ne pas être comme tous les autres membres de sa monstrueuse famille magique, ou encore le sifflement d’un train qui amène en ville une mystérieuse troupe d’artistes de cirque. C’est encore le crépitement des flammes de Fahrenheit 451, ou le ciel mordoré de Mars et de ses chroniques. S’il fallait résumer l’oeuvre de Bradbury à un son, je pencherais volontiers pour un soupir.  Ses livres sont remplis de souvenirs, de fantômes du passé et de réminiscences bienveillantes, profondément ancrés dans l’humanité. Ray Bradbury a toujours detesté les ordinateurs, rédigeait ses histoires sur des machine à écrire et ne voyait pas vraiment d’intérêt à Internet. Ses histoires témoignent pour lui. Le fantastique est toujours une métaphore. Un miroir qui nous est présenté et nous renvoie à nos propres obsessions, nos peurs, nos joies et nos haines.

Dans cette longue vidéo en forme d’encouragement littéraire, Bradbury offre ses conseils avec générosité. Il donne tous ses trucs, il explique tout ce qu’un écrivain devrait, selon lui, accomplir chaque jour pour devenir ce dont il rêve. On ne peut qu’acquiescer en silence à l’écoute de cette montagne de sagesse, dont chaque éclat de rire nous remplit d’une joie enfantine. C’est le rire d’un enfant dans le corps d’un vieillard. Et lorsqu’il évoque son vieil ami, lui aussi décédé il y a quelques jours, Ray Harryhausen, c’est pour dire:

“Nous nous sommes jurés de vieillir ensemble… mais de ne pas grandir.”

Bien sûr, il y a d’autres perles. J’en retiens quelques unes.

 “Si vous ne vous amusez pas en le faisant, c’est que vous vous trompez.”

 

“Chaque soir avant de vous coucher, lisez un article, une histoire courte et un poème. De cette manière, vous remplirez votre esprit de sources d’inspiration. ”

 

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.”

Je pourrais retranscrire l’intégralité de cette vidéo, en traduire le texte: cela donnerait sans doute le meilleur ouvrage de conseil d’écriture ayant jamais existé. Je le ferai peut-être, un jour. En attendant, pour les courageux et les anglophones, voici la vidéo. Amis écrivains, prenez le temps de la regarder en entier. Vous n’aurez pas souvent l’occasion d’entendre de si sages paroles.

 

Merci à Maria Popova et à son site BrainPickings de m’avoir fait découvrir ce discours qui, d’une certaine manière, me console un peu: même si les gens meurent, leurs mots restent avec nous pour toujours.

*****

Vous avez aimé cet article? Alors vous aimerez peut-être L’art d’écrire selon Lovecraft, ou encore Auteurs, découvrez la principale erreur des débutants.

 

 

Words are Colors (EN)

 

Writers use words as painters use colors. Wisely chosen and put together, they can create something beautiful or something really bad: no matter if it’s on a piece of paper or on a huge canvas. In fact, both mediums are about picturing something somewhere. The painter’s goal is to pull out whatever he has in his or her mind and to put it onsomething real, which people will see with their eyes. For a writer, thissomething should only be enjoyed in people’s minds, with their eyes closed.
Books can deal with of lot of sensations and feelings. For instance smells: they can be described, of course, or left to the reader’s own judgment. Take the leaves on the trees. A very talented author can make their colors so vivid that they will even contaminate your own memories. Once the book read, it becomes difficult to tell the difference between an actual memory you have experienced yourself(you have seen those beautiful leaves in the park yesterday) and a memory induced by a book (you have never seen those leaves, but this memory is so clear and sharp that you can’t distinguish what is true from what is false).They both have the same effect on our brain: those pictures are now inside of us. They stand at the same level of truth.

So yes, words are writers’ colors but… words are not universally understandable. And this last statement could lead to a very frustrating conclusion.

I’m currently reading a book you have probably heard of. It’s called City(Demain les chiens in French, which literally means “Tomorrow, the Dogs”) and was written in 1952 by Clifford D. Simak. I know: as a science-fiction fan, I should probably have read it years ago. Anyway. In City, humans fly from Earth to reach Jupiter, a vast and dangerous planet with toxic winds and spectacular gas storms, not mentioning acid rains and high pressure. In fact, as a human, you have to live under a crystal dome to survive. But a scientist invents a machine to transform human beings into Jovians, which are the native inhabitants of Jupiter, perfectly fit to live in this inferno. And what can be seen, smelt or felt through a Jovian body is absolutely different from our own human experience: for a Jovian, Jupiter seems like a real heaven. Storms become nice winds, sulfuric rivers turn into peaceful and inspiring locations, and more than anything, there is true understanding. Using telepathy, Jovians can reach a state of empathy we’ll never be able to experience with words. No one would ever return into a human body after experiencing such an amazing feeling.

Simak describes in a very inspiring way all the colors a Jovian can see. The colors a Jupiter native sees are more vivid than any of those a human will ever be able to see in his entire life. Of course, Jovians can see all the colors of the rainbow… but they can also enjoy the millions of colors in between: they spread as an infinite palette. It’s as if you had been blind since you were born, and then offered the gift of sight. And here is my point: that is exactly how I feel when I stumble upon a beautiful foreign word on the internet, in a novel or a dictionary, that expresses exactly what I want to write… but is not part of my own language.

As a French native speaker, my English is not as good as yours (and I hope you will forgive the mistakes I make). I’m training though, and I try to learn more words as fast as possible but it’s not easy. I have written all my novels in French. So obviously I need to use French words for my readers to understand me.

French is a beautiful language. Nicely spoken or written, it can be a delight. I love it and I’ll learn it, improve it and defend it until I die. I remember my teacher when I was 9. He was an impressive and clever man who tried to show us the beauty of words, like in eau (“water” in French, pronounced as the long “o” of “tomato”). He told us to hear and feel the word eau as if it were flowing from the tap. In the end he was right: the word really feels like the concept it is supposed to picture.

But as a matter of fact, by reading and learning foreign languages(English of course, but also German, Spanish, and all those tongues I’ll never speak like Japanese, Russian or Chinese), I get more and more frustrated as a writer.

Sometimes I want to describe a very specific feeling. But the word I’m trying to find doesn’t exist in French… only in English or in German. I can’t obviously insert a foreign word in my sentence, so begins the dance of synonyms, byroads and tricks to reach my goal. That’s annoying. I could simply use those foreign words. But nobody would ever understand what I’m trying to write.

In english I love everything light can do: it can shine, sparkle or glow, it can twinkle or gleam, dazzle or glitter, and so on… That’s amazing: we don’t have that many shades in French. You have a word for every intensity of wind, and a person can smile in so many ways. You, English speakers, have an unbelievable collection of adjectives and verbs that really get to the point. In French, dealing with feelings, you have to make compromises from time to time, use adverbs and metaphors to express what you really want to. But if you’re a philosopher, French is the perfect language: when it comes to rational ideas and concepts, words are literally flowing. A perfect tongue to think, but sometimes not so perfect to feel.

In German, it’s even easier. If a word doesn’t exist, you just combine two existing words to create a new one, made to measure. By putting together two, three, four, even five or six words, it is way more easy to reach your point and describe what’s in your head. And in Japanese! There’s a word for everything. Tsundoku, for example, describes this very common phenomenon you have probably experienced yourself: buying a lot of books to put on your shelves, and never read them. Yes, in Japanese, there is a word for that. Some northern tribes have dozen of words to describe snow, but not a single one for the sand. And so on…

In a way, languages are the best way to understand how people think. You only think with the words — and therefore concepts — you have in your mind. A more open language leads to a more open mind. So to truly understand each other, we should either learn every word in every dialect, or begin to improve our telepathic skills. But we’re not Jovians, and Esperanto is not a good solution.

Maybe one day, as in City, we’ll have machines to put on our head to help us write all the colors hidden in our mind. Until then, we need to deal with our own words, and get used to sometimes being misunderstood.

Crédits photo :   Luz Adriana Villa (Flickr CC)

Petit précis des choses à ne pas faire à l’usage des (bonnes) épouses

 

Il y a de cela exactement un siècle, en 1913, paraissait chez A&C Black un livre qui allait devenir un best-seller mondial. Cette petite maison d’édition britannique, fondée en Écosse en 1807, tient toujours le coup puisqu’elle fait aujourd’hui partie du groupe Bloomsbury, plus de 200 ans après sa création — ce qui mérite d’être souligné.

Écrit de la plume de Blanche Ebbutt, Don’ts for wives and husbands est un petit précis pratique de bonnes manières à l’usage des gentlemen désireux de ne pas laisser trop de libertés à leur épouse et des aimantes femmes au foyer prêtes à tout pour satisfaire leur gentil mari. Vous  l’aurez compris, on est loin des batailles modernes du féminisme pour l’égalité : difficile de ne pas rire en parcourant ces lignes, rédigées sous la forme de petits conseils courts et pratiques. Comme le souligne l’auteure:

L’art est une maîtresse difficile et il n’est pas d’art plus difficile que celui d’être une épouse.

L’ouvrage, réédité en français et en 2 parties par Michalon, est aujourd’hui largement connu pour être offert lors d’enterrements de vie de célibataire ou de mariage, façon de souligner l’importance du savoir-vivre lorsqu’on cherche à vivre en communauté. C’est aussi un véritable voyage dans le temps, où l’humour caustique n’est néanmoins pas absent. Petit florilège.

Ne soyez pas surprise, si vous vous êtes mariée pour l’argent, le statut social ou la gloire, d’obtenir seulement argent, statut ou gloire. L’amour ne s’achète pas.

 

Ne soyez pas grossière avec les gens que vous n’aimez pas, sinon votre mari aura des raisons d’avoir honte de vous. La politesse ne coûte rien.

 

N’oubliez pas de souhaiter une bonne journée à votre mari quand il part à son bureau. Si vous ne le faites pas, il ressentira un manque tout au long de la journée.

Plus loin, un nouveau chapitre s’ouvre sur le titre “Des conflits ou comment les éviter”.

Ne dites pas à votre mari “je te l’avais bien dit”, même si vous en êtes très tentée. Cela n’arrange rien et il vous sera reconnaissant de ne pas l’avoir dit.

 

Ne rabrouez pas votre mari. Rien n’est plus désagréable pour les témoins que d’assister à une leçon administrée par une femme à son époux, et pour son mari, c’est plus que désagréable: c’est dégradant.

 

N’oubliez pas que votre mari et vous formez une équipe.

Sur les petites habitudes et autres manies…

N’hésitez pas à sacrifier votre confort personnel pour lui donner une tanière bien à lui. C’est vraiment un bon garçon et nombre de ses soucis se dissiperaient s’il pouvait disposer de temps en temps d’un endroit rien que pour lui.

 

Ne devenez pas fébrile chaque fois que votre mari oublie de rentrer à l’heure prévue. Il est peu probable qu’il ait été renversé par un engin motorisé, assassiné sur le chemin du retour ou abandonné dans un endroit désert.

De la jalousie…

Ne soyez pas jalouse des amis célibataires de votre mari. Laissez-le aller camper avec eux un week-end à l’occasion, il s’en reviendra rajeuni.

 

Ne soyez pas jalouse des relations de votre mari avec d’autres femmes.Vous ne voulez pas qu’il pense que vous êtes la plus délicieuse des femmes parce qu’il n’en voit jamais d’autres, mais parce qu’il en voit des tas et continue néanmoins de penser que, pour lui, vous êtes la seule femme au monde. Invitez régulièrement de jolies filles à la maison.

 

Enfin, ne pas oublier la nourriture, bien entendu.

N’oubliez pas de “nourrir la bête” correctement: beaucoup de choses dépendent de l’état de la digestion.

Le Petit Précis des choses à ne pas faire à l’usage des épouses est un petit livre qui tient dans la paume d’une main, et qui ferait un excellent cadeau humoristique pour vos prochaines soirées entre gens de bon goût. La bonne nouvelle est qu’il existe même en version numérique.

 

Mon voisin fait tellement de bruit que… j’imagine le pire!

 

Mon Voisin est un joli petit livre illustré dont le texte et les dessins sont signés Marie Dorléans, et qui vient accompagné d’un CD fort bienvenue sur lequel on retrouvera la voix de Guillaume Gallienne, membre émérite de la Comédie Française et acteur plutôt chouette dans son genre. Le tout est joyeusement édité les éditions des Braques, une petite maison au catalogue très intéressant, pour les enfants comme pour les adultes amateurs de belles choses.

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L’histoire, elle, est toute simple, comme nous l’indique le quatrième de couverture.

 Un beau jour, un nouveau voisin emménage. Des bruits intrigants proviennent de chez lui et, de l’autre côté du mur, on s’imagine les choses les plus folles.

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Avec ce pitch digne d’un film d’Alfred Hitchcock, on embarque pour un univers visuel magnifiquement épuré, à la ligne claire et au trait assuré, qui ne fait qu’accentuer l’aspect poétique de la narration.

 

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La construction de l’album fait que la double page joue ici toute son importance: en effet, partant de cette contingence matérielle (le livre relié) l’auteure joue avec la pliure et en fait le mur de séparation entre les deux appartements. Tout simplement brillant!

 

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On se délecte de tourner les pages le plus lentement possible pour savourer le trait de l’illustratrice, qui n’est pas sans rappeler celui des grands maîtres de l’âge d’or de l’absurde américain tels Edward Gorey ou Charles Addams, l’inventeur de la famille du même nom… la couleur en plus.

 

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Un splendide album comme les enfants en réclament davantage et que les adultes savourent en connaisseurs.

 

 

Le diable peut lui aussi vous donner des leçons de sagesse: découvrez les Proverbes de l’Enfer

Le Mariage du Ciel et de l’Enfer est un texte mythique du grand poète et graveur anglais William Blake (1757-1827): un texte rare, puissant et évocateur qui ne manqua pas de marquer plusieurs générations d’écrivains, de cinéastes, de metteurs en scène et de musiciens. On repense avec émotion au film de Jim Jarmush Dead Man dans lequel le personnage principal, joué par Johnny Depp, porte le nom du poète. Des poètes comme Lautréamont ne cachèrent pas leur admiration pour les travaux de Blake, jusqu’à André Gide qui en a signé une traduction en 1922, éditée aujourd’hui (et depuis de longues années) par le merveilleux éditeur et libraire José Corti dans la Collection Romantique. Je conserve presque religieusement mon vieil exemplaire corné, acheté non massicoté.

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Le Mariage du Ciel et de l’Enfer raconte le voyage imaginaire (?) de l’auteur dans la célèbre prison divine, où à la manière d’un Dante guidé par Virgile dans la Divine Comédie, il parcourt les différents paysages infernaux avec curiosité et, disons-le tout net, fascination.

De son voyage, il revient — entre autres choses — avec une compilation des Proverbes de l’Enfer, compendium de sagesse infernale absolument brillant et dont les lignes, mises en musique par Gide, nous sont autant de béquilles pour affronter notre enfer quotidien.

En voici un florilège.

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Dans le temps des semailles, apprends ; dans le temps des moissons, enseigne ; en hiver, jouis.

 

Le chemin de l’excès mène au palais de la Sagesse.

 

La prudence est une riche et laide vieille fille à qui l’incapacité fait la cour.

 

Le Désir non suivi d’action engendre la pestilence.

 

Celui dont le visage est sans rayons ne deviendra jamais une étoile.

 

Livre de comptes, toise et balance — garde cela pour les temp de disette.

 

Un corps mort ne venge pas d’une injure.

 

C’est avec les pierres de la loi qu’on a bâti les prisons, et avec les briques de la religion, les bordels.

 

La joie féconde, la douleur accouche.

 

Évidence d’aujourd’hui, imagination d’hier.

 

Une pensée, et l’immensité est emplie.

 

Sois toujours prêt à dire ton opinion, et le lâche t’évitera.

 

Les tigres de la colère sont plus sages que les chevaux du savoir.

 

N’attends que du poison des eaux stagnantes.

 

Exubérance, c’est Beauté !

 

Au total, ce sont 65 proverbes de l’Enfer que Blake nous offre, pour que nous puissions répandre la sagesse du diable. Et ceux-ci ne sont contenues que dans le second chapitre ! En d’autres termes, ce n’est que le début de l’aventure du voyageur. Même si Le mariage du Ciel et de l’Enfer est un texte “court” (environ 60 pages) c’est une oeuvre dense et absolument indispensable à tout lecteur qui se respecte.

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