Les œuvres ont-elles (encore) une valeur sur internet ?

On se castagne en ce moment entre artistes, producteurs/éditeurs et public sur la question de la valeur des œuvres, la faute à la numérisation desdites œuvres, à la possibilité soudaine de copier un fichier à l’infini sans perte notable de qualité et à internet qui permet de diffuser tout cela à une échelle mondiale. Malgré les beaux discours sur l’intrinsèque valeur d’une œuvre, la beauté de la création etc, ce phénomène n’échappe pas à une certaine logique. Une pièce de monnaie a une valeur, définie par des mécanismes qui m’échappent en grande partie (et dont je ne suis pas loin de me moquer tout à fait), mais copiez cette pièce à l’infini et vous pourrez être à peu près sûr que la valeur de ladite pièce tombe presque à zéro. Le concept de valeur implique une certaine rareté — ou à défaut, au moins une notion de finitude. Si on peut copier quelque chose à l’infini, ce quelque chose a-t-il encore une valeur ? Continuer la lecture de « Les œuvres ont-elles (encore) une valeur sur internet ? »

Contre le bestseller, créer local

Je n’aime pas les bestsellers. Pour les avoir longtemps placés en tête de gondole, parfois pour en avoir recouvert des murs entiers, je les trouve pour tout dire un peu vulgaires. Ils encombrent l’espace, prennent de la place inutilement. Une place dont d’autres autrices et auteurs pourraient avoir l’usage. Continuer la lecture de « Contre le bestseller, créer local »