La nuit des fous

 

Evidemment, dans un monde idéal, j’aurais publié cette nouvelle deux semaines plus tôt. En effet, l’histoire de ce vendredi se déroule la nuit de la Saint-Sylvestre, à l’aube de la nouvelle année. Mais puisque l’idée m’en est venue cette même nuit et qu’un certain délai d’écriture est évidemment nécessaire pour vous proposer chaque semaine une nouvelle histoire courte, j’ai sacrifié le calendrier marketing au profit de la qualité littéraire. J’imagine, vous connaissant, que vous ne m’en voudrez pas, d’autant que selon ses premiers lecteurs, ce texte connait un dénouement assez… inattendu, dont je ne suis pas peu fier. La faute, peut-être, aux récits de Tolkien que j’enchaîne depuis des semaines pour la énième fois : le climat de Noël et, plus généralement, de l’hiver, est propice aux grandes épopées. En voici ma version.

Je vous présente donc La Nuit des fous, 22ème nouvelle du Projet Bradbury (on se rapproche de la mi-parcours!!)

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Le pitch :

Pour Damian, l’arrivée de la Saint-Sylvestre sur le calendrier est loin d’être une nouvelle réjouissante : contrairement aux autres villes d’Europe où l’ambiance demeure bon enfant, Berlin est chaque année le théâtre d’une véritable apocalypse pyrotechnique confinant à la guerre civile. Mais en tant que policier, le jeune homme, que la fièvre gagne, va encore devoir affronter la foule.

J’hésite à vous conseiller de venir passer le Nouvel An à Berlin : c’est une expérience étonnante dont vous ne vous remettrez peut-être jamais, surtout si, à minuit, vous vous retrouvez bloqué dans la rue, contraint d’affronter la vague de folie qui traverse la ville à cet instant précis. D’une façon générale, si vous devez vous trouver ici, prévoyez un toit. Comme le dit Damian au début de la nouvelle :

“ Ne venez pas fêter le Réveillon ici ! Si vous n’avez pas le choix, prévoyez de rester à couvert entre vingt-et-une heures et le lever du soleil. Par pitié, ne sortez pas. Abritez-vous, cachez-vous, ne prenez aucun risque, à commencer par celui de vous promener dans la rue. Le mieux est encore de se planquer sur l’Avenue du 17 juin, entre la Grosser Stern et la Porte de Brandebourg, pour écouter le concert : il y a tellement de monde là-bas que le péril est minime. Mais surtout — jamais de la vie — n’essayez pas de battre le pavé. Il en va de votre intégrité physique… de votre vie, même !”

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Fireworks in Tiergarten - Young Shanahan (via Flickr, CC-BY)

J’ai essayé, dans ce texte, de capturer la démence intrinsèque qui se dégage de cette nuit de fête. La tâche a été à la fois difficile et parfaitement jouissive. Il est très agréable, pour un auteur, de raconter des évènements fictifs dans un contexte qu’il a pourtant vécu in real life. Pourtant, j’espère avoir rendu justice à cet évènement sans le dénaturer. Vous remarquerez que je reste volontiers nébuleux. J’avoue, c’est un peu fait exprès : j’espère que ce mystère vous donnera envie de jeter un oeil au texte.

La Nuit des fous est, comme d’habitude, disponible au prix de 0,99€ chez Kobo, Smashwords, Apple, Amazon et Youscribe. La couverture est signée Roxane Lecomte. Vous pouvez aussi et surtout vous abonner à l’intégralité des nouvelles pour 40€ et devenir mécène du Projet Bradbury. Pour ceux qui ne souhaitent pas s’abonner, une première intégrale du Projet Bradbury a vu le jour. Disponible au prix de 9,99€ dans les librairies cités ci-dessus, elle regroupe les treize premières nouvelles. Bonne lecture !