#4 | Kukulkán

Cela ne vous a pas échappé, le vendredi, c’est jour de sortie. J’ai fait le pari de rédiger 52 nouvelles en 52 semaines, sans autre contrainte que celle de l’imagination et du renouvellement perpétuel. Je vous présente donc aujourd’hui la nouvelle Kukulkán, quatrième texte du Projet Bradbury.

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En voici le pitch :

Lorsque Cayetano est appelé ce matin-là pour résoudre un problème de termites chez Jane, une vieille Américaine un peu illuminée persuadée d’avoir des démons sous son plancher, l’exterminateur est à mille lieues de se douter de ce qui se trame dans le sous-sol de Villa Nueva. Aidé par Zorro, son fidèle compagnon à quatre pattes, il devra affronter des entités anciennes et depuis longtemps oubliées, mais qui n’ont rien perdu de leur puissance. 

Les précédentes nouvelles ayant, mine de rien, un petit côté déprimant, j’ai décidé cette semaine de vous proposer un texte un peu plus réjouissant teinté d’humour et de fantaisie. L’histoire se déroule au Guatemala, en ancienne terre Maya, et les couleurs ont été ici primordiales. J’ai beaucoup utilisé le petit « truc » de mes promenades d’inspiration, en me focalisant sur les couleurs et en essayant de trouver des métaphores intéressantes. Je ne peux que conseiller ce petit stratagème intellectuel, qui enrichira votre vocabulaire et votre style si vous êtes auteur et qui vous fera voir le monde sous un autre angle — beaucoup plus intéressant — si vous êtes lecteur.

Quant à l’histoire, elle est née de plusieurs sujets croisés. D’abord, ces vidéos tournées au Guatemala et dont j’ai voulu recaser l’absolue étrangeté au moins une fois dans une histoire. Car oui, ce phénomène est véridique. Tragique, aussi, mais véridique. La preuve en images :

Comprenez qu’en tant que personne intéressée par les phénomènes étranges et inexpliqués, je ne pouvais pas passer à côté d’un tel mystère.

Ensuite, j’avais envie d’écrire une belle histoire modelée sur le principe du conte, de la fable, avec un héros vertueux et une jolie fin, avec un peu de morale. Et aussi beaucoup d’humour. C’est pour cette raison que vous trouverez sans doute à cette nouvelle un petit air de légende, même dans le style dont j’ai usé et la sonorité des mots : j’ai cherché à écrire une histoire qui puisse d’abord, et avant tout, être lue à haute et intelligible voix. Mais il y a aussi un petit tacle en direction de ceux qui recherchent le profit à tout prix. Vous comprendrez en lisant le texte.

Enfin, les lecteurs de Neil Gaiman y trouveront un petit hommage à American Gods. Sans vouloir dévoiler l’intrigue, on comprend assez vite dans le déroulement des évènements que quelque chose de plus qu’humain est à l’oeuvre dans les évènements qui bousculent le cours de la vie de ce pauvre Cayetano. Je remercie d’ailleurs l’un de mes abonnés Twitter qui m’a suggéré le prénom de mon héros (je ne retrouve plus ton nom, donc si jamais tu te reconnais, n’hésite pas m’envoyer un petit poke pour que je te cite). Je le trouve très agréable à écrire et très joli à entendre. Apparemment, c’est un prénom assez répandu dans les cultures hispaniques. Toujours est-il que Neil Gaiman est un auteur qui m’a influencé de façon indéniable, et que nos univers ont beaucoup de points communs. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que nos chemins littéraires se recroisent un jour ou l’autre.

Vous l’aurez compris, avec Kukulkán, j’ai voulu m’amuser… et j’y suis arrivé ! Cette nouvelle a été un véritable plaisir d’écriture. J’ai beaucoup aimé entendre les personnages me raconter leur histoire et aussi découvrir tous ces lieux hauts en couleurs. J’espère que vous aurez autant de plaisir à la lire que j’en ai eu à l’écrire.

Kukulkán est disponible à la vente chez Amazon et Smashwords, et le sera très prochainement chez Kobo et l’iBookstore d’Apple, toujours au prix de 0,99€, toujours avec une couverture signée Roxane Lecomte.

Vous pouvez aussi (et je dirais même surtout) vous abonner à l’intégralité des nouvelles du Projet Bradbury. Vous aurez ainsi accès à toutes les nouvelles, à des textes bonus et à quelque surprises que je réserve aux abonnés. Bien sûr, c’est aussi une occasion de soutenir l’initiative et de soutenir et d’encourager le jeune écrivain que je suis.

Je vous souhaite une excellente lecture en compagnie de Cayetano, de son chien Zorro et…  du terrible Kukulkán.