KAPPA16, un robot-roman aux éditions Walrus

Jeudi dernier est paru KAPPA16, une novella de science-fiction (mais pas que) écrite par votre serviteur, aux éditions Walrus. Peut-être que certains d’entre vous se souviennent de ce texte que j’avais commencé à rédiger dans le métro berlinois (eh oui) il y a un peu plus d’un an à l’occasion de l’évènement La Littérature sur le Ring. Il s’agissait d’écrire quelque chose de lisible sur une période de 24 heures, le tout assis dans le métro berlinois dans la ligne circulaire de la Ring-Bahn (non, je ne suis pas masochiste). La première version de KAPPA16 était donc née à cette occasion. Après une nécessaire phase d’écrémage et de peaufinage, voilà donc le texte définitif — en version papier et ebook — agrémenté d’une jolie couverture orange.

kappa16-cover

La présentation de l’éditeur :

« Je suis Kappa16©, votre nouveau robot de compagnie. Je suis très heureux de faire votre connaissance. » Enoch est un androïde d’avant-dernière génération, acheté de seconde main par un père de famille pour prendre soin de son fils autiste. Les Kappa16 © sont les machines les plus fiables du marché : elles obéissent à des règles qu’elles ne transgressent jamais. Mais dans l’intimité du cercle familial, quelque chose de terrible s’est produit, qui a contraint le robot à prendre la fuite. Perdu dans un Berlin fantômatique, Enoch s’immerge alors dans le gouffre de ses archives pour tenter d’expliquer son impardonnable erreur.

Alors bien sûr, je me suis intéressé de près aux intelligences artificielles et aux avancées de la cybernétique pour écrire cette histoire. J’ai essayé d’en faire quelque chose d’à la fois plausible et crédible, ce qui n’était pas gagné. Mais j’en ai également profité pour explorer la philosophie japonaise à travers l’usage de certains mots et concepts intraduisibles. Le Japon et les robots, c’est une vieille histoire d’amour. Cette rencontre entre une technologie et un pays m’a toujours fascinée — depuis Ghost in the Shell jusqu’à Evangelion — et il me semble qu’il n’est pas un peuple au monde qui puisse mieux donner corps à l’idée d’intelligence artificielle. J’en expose les raisons dans le livre. C’est aussi une plongée dans les travers les plus sombres de l’être humain : les robots ne sont pas des coquilles vides, mais des miroirs qui reflètent aussi nos penchants déviants et autres zones d’ombre. À ce titre, les réflexions sur le traitement qu’on inflige aujourd’hui aux animaux seront probablement tout autant valables quand nous serons capables de fabriquer une vie mécanique indiscernable de la vie organique. Certains chapitres contiennent des éléments explicites et choquants. Ce titre est donc à déconseiller au jeune public et s’adresse aux adultes.

On trouve KAPPA16 dans toutes les bonnes librairies numériques à 3,99€, mais aussi sur Amazon en version papier à 9,99€. Quelques exemplaires ayant atterri chez moi, vous pouvez aussi m’envoyer un petit mail ou un message si vous souhaitez recevoir un livre dédicacé (+ 4€ de port). J’espère que les aventures d’Enoch vous plairont.

3 réflexions sur « KAPPA16, un robot-roman aux éditions Walrus »

  1. Miam de la SF !
    Et clic, dans ma liseuse.

    Histoire de polémiquer : Evangelion ne parle pas de robots. Ils en ont seulement l’apparence. Mais ce sont des entités biologiques enchaînées par la technologie. .

    D’ailleurs Ghost un the shell, parle assez peu de robots en vérité À part quelques androïdes à usage sexuel et les Tachicoma (désolé je ne me rappelle plus comment cela s’écrit) il n’y a pas de robots dans l’histoire. En tout cas, pas de robot qui sortent des limites qui leur sont imposées. Seuls les humains robotisés ou numérisé posent des problèmes (même lors qu’ils se font passer pour des Machines). GITS est une superbe œuvre de SF qui essaye de répondre à une question mystique. Qu’est ce que l’essence de l’âme humaine ? Les robots ne servent que de décor. (Enfin c’est comme cela que je le ressent.)

    Si vous avez aimé GITS, je vous conseille : Carbone modifié de Richard Morgan.

    Depuis Asimov, les histoires de robots déclinent diverses pathologies humaines et sont effectivement des miroirs de nos névroses .Arriver à décrire une véritable AI et ses actions est une difficulté extrême. Le bon docteur s’y est risqué qu’une seule fois (Mais quelle fois Et non ce n’est pas la nouvelle qui a donné cet horrible film avec Will Smith).

    Je suis justement en train de me frotter à ce challenge. Comme c’est mon premier roman, je sais par avance que je vais me planter. Mais il faut bien prendre des risques un jour…En attendant la fin des 10 000 heures.

    Merci Neil pour ses nouvelles pistes de réflexion !

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