Je hais les super-héros (je voudrais qu’ils soient morts)

Ça y est, c’est bon, j’en ai ma claque. Je ne dis pas, il fut une époque où j’ai aimé les justiciers en costume, mais cette époque est terminée, finie, basta. Ce n’est pas une grosse perte. Je n’ai jamais été très fan du concept en lui-même.

Enfant, je n’avais aucune idée de l’existence de Marvel ou de DC Comics. Pour tout dire, je n’en avais même jamais entendu parler. J’étais ce gosse qui lisait Super Picsou Géant, Pif Gadget et Science et Vie Junior, voyez, et il aura fallu que je déménage à Paris (à 18 an, donc) pour commencer à subodorer l’existence d’autres super-héros que Superman ou Batman. C’est vrai, Batman, j’aimais bien. J’adorais la série animée qui passait sur la 3, et puis les deux films de Burton aussi, que je considère encore aujourd’hui comme les meilleures adaptations (de très loin) du Dark Knight. J’ai bien essayé, acheté quelques comics (surtout de Batman, d’ailleurs), mais la mayonnaise n’a pas pris. 

Et puis les films sont arrivés. J’ai bien aimé le premier Iron Man, je ne le nie pas, c’était plutôt marrant. Mais les autres sont arrivés. Pas un seul, ou même deux, mais une avalanche de films de super-héros, à mes yeux tous plus mauvais les uns que les autres, ennuyeux au possible, pompiers, bruyants et sur-interprétés. Je comprenais d’autant moins l’engouement général. Le pire, c’est que j’étais masochiste : je les regardais, à chaque fois ou presque. Pour juger sur pièces, me consolais-je, mais soyons réalistes, c’était quasiment de la perversité. Comment de tels navets pouvaient-ils faire exploser le box-office chaque été ? J’avais besoin de comprendre, quitte à m’en faire saigner les yeux. J’ai poussé le vice jusqu’à regarder Avengers : Age of Ultron. Et là, quelque chose s’est brisé. Je n’ai pas tenu. Ce n’était pas le premier que je n’arrivais pas à visionner jusqu’au bout, mais j’avais rarement autant eu envie de casser ma télé.

Je n’irai pas voir Batman contre Superman, même si j’avais bien aimé — surtout si j’avais bien aimé — la BD originelle The Dark Knight Returns. Je ne verserai pas mon obole de 12€ pour m’ennuyer pendant trois heures et jurer à la fin qu’on ne m’y reprendra plus. Je n’ai jamais vraiment aimé les super-héro.ïne.s, mais plutôt les héro.ïne.s super. Il y a une différence, et elle est de taille (XL, comme le collant de Batman).

Il y a peut-être eu une époque où nous avons eu besoin de super-héros. Le monde était entre deux guerres, de fortes polarités politiques crépitaient entre l’Est et l’Ouest, et puis à tout cela est venu se greffer le capitalisme le plus hardcore qui s’est fait une joie de transposer des personnages de papier sur pellicule, rapport au nombre de tee-shirts, de mugs et de figurines animées qu’il pourrait vendre derrière aux fans assoiffés d’identification. Nous avions en quelque sorte besoin d’être sauvés, d’agir au-dessus de la mêlée, parce que la situation était confuse et qu’on croyait encore à l’homme ou à la femme providentielle. Mais nous savons désormais que les vrais héros n’ont pas de nom : ils ne grimpent pas au sommet des piédestaux, mais se succèdent sans relâche, l’un effaçant l’autre au gré de l’Histoire. Le monde s’est complexifié, du moins notre perception du monde s’est complexifiée, et nous aussi par la même occasion.

Les super-héros n’ont rien de super. Ils ont été choisis. On leur a offert ce pouvoir sur un plateau d’argent. Spiderman a eu son araignée, Superman est un extraterrestre, Ghost Rider cède son âme à Satan, même Kick Ass (que j’aime pourtant beaucoup) se fait tabasser et ne ressent plus la douleur. Ils ont tous quelque chose d’un peu plus, ou d’un peu moins, humain que nous. Ils ne sont pas nous. Et ne me ressortez pas l’exemple éculé de Bruce Wayne, mince. Batman est riche comme Crésus, c’est un super pouvoir en soi. Sans sa fortune, que ferait-il ? Fini les ceintures de gadget, les systèmes de géolocalisation, les Batmobiles flambant neuves. Je me demande d’ailleurs si un scénariste a jamais imaginé un Batman ruiné. J’aimerais bien lire ça.

Alors oui, nous avons parfois besoin d’être sauvés. Mais il n’y a que nous qui pouvons nous y coller. Aucun justicier en collant ne viendra nous aider. Aucune pin-up au décolleté plongeant ne « tuera les méchants » pour vous, pas plus que nous ressemblerons un jour à des super-héros (merci au passage pour les années de complexes physiques, Hollywood, et pour les clichés de genre). Nous sommes les seuls qui pouvons nous sauver de nous-mêmes. Nous sommes les héros, nous sommes les méchants. Dans ce monde, les frontières sont poreuses.

Et je me fiche qu’ils aient leurs failles. Je me fiche qu’ils soient des « personnages complexes », comme vous dites. Les super-héros nous bouchent la vue. Ils nous privent de meilleures histoires. Ils nous intoxiquent, en nous faisant croire que nous avons besoin d’eux. Alors qu’ils ne sont plus que des coquilles vides.

Les auteurs ont une responsabilité : les spectateurs et les lecteurs s’identifient à leurs personnages. Un enfant qui réalise qu’il n’aura jamais de super-pouvoirs comprendra-t-il qu’il peut quand même faire la différence et changer le monde ? Je l’espère. En attendant, les producteurs d’Hollywood devraient commencer à prendre cette responsabilité au sérieux.

Photo : DC Comics ©

16 réflexions sur « Je hais les super-héros (je voudrais qu’ils soient morts) »

  1. Ahhh ! Tu as de la fièvre, je ne peux l’expliquer que comme ça ! Un seul remède : « Je suis un Dragon » de Martin Page.

    Oui, c’est une histoire de super-héros. De Super-Héroine. Mais tu t’en doutes, venant de Martin Page, il y a bien plus que ça. Et je crois que ce roman reprend point pour point (contrepoint pour contrepoint ?) tes arguments…

    Bon, en attendant, je retourne à mon feuilleton #LectureDuMatin favori : Super Powereds…

  2. « Alors oui, nous avons parfois besoin d’être sauvés. Mais il n’y a que nous qui pouvons nous y coller. »
    Exactement! Si on transpose dans notre vie politique, il est assez frappant de voir combien nous attendons le sauveur, l’homme providentiel, le nouveau de Gaulle. Les enfants que nous sommes attendent que Papa leur dise ce qu’il faut faire, éventuellement ce qu’il faut penser. Nous abandonnons notre pouvoir par pure paresse.

  3. Tellement vrai.
    Et pourtant comme toi j’ai aimé ça. Car je perds inévitablement une grande partie de mon objectivité dès qu’un film / livre / BD touche a l’univers du fantastique.
    Mais le concept même de super héro, déjà assez douteux en soi, a perdu le peu d’intérêt qu’il pouvait éventuellement porter (celui de nous faire rêver un peu et passer du bon temps) en étant totalement débordé par son défaut originel : celui du culte de l’individu « supérieur ».
    J’ai rejeté cette simplification pendant très longtemps mais je suis de plus en plus persuadé que toute histoire qui repose sur l’idée d’un sauveur unique est politiquement douteuse.

  4. Salut,

    Permets moi quelques questions. Le sujet est dense et intéressant. Pas comme les films dont tu parles, c’est clair. Mais le super héros est un beau sujet de discussion, notamment sur l’aspect du culte du personnage ou de sa perception.

    Sur le côté providentiel de l’acquisition des pouvoirs de bon nombre de super-héros, n’y vois-tu pas simplement l’un des postulats principaux dans le genre Fantastique ? Le mec ou la demoiselle lambda qui se retrouvent confrontés à une situation hors du commun ?
    Le pouvoir ou l’argent de papa sont-ils leurs seuls atouts ? Certes, comme tu l’indiques c’est plus facile d’agir avec des tels outils. Mais les héros le paient souvent très chers et paient pour tous. On retrouve souvent une notion de sacrifice dans leurs histoires.
    Pour l’argent aussi.Oui, c’est plus facile pour s’acheter des batmobiles, mais beaucoup de nos semblables, richissimes, n’ont pas cette détermination altruiste, ou cette rage au vente parfois égoïste, mais souvent utile.. La volonté du personnage et sa dévotion sont quand même essentielles, non ?
    Si sur une certaine échelle, ces personnages sont placés au dessus de nous, les menaces aussi le sont. Et souvent la notion d’entraide est importante. Malgré leurs atouts, des fois cela ne suffit pas. Ils ont besoin des talents des autres, de simples citoyens souvent, ou même parfois des malédictions de certains (Hulk entres autres).

    J’ai aussi souvent ce point de vue là. Ces mecs se la pètent. Un héros du quotidien, voilà ce qu’il nous faudrait pour élever le débat, éveiller les consciences, changer les choses. Mais sur d’autres aspects, ne sont-ils pas, même si cela est dit très grossièrement, le dernier bastion d’une certaine bravoure, inébranlable. Car si leurs pouvoirs sont sur-humains, leur volonté, elle est humaine. Ce sont des sentiments humains qui les animent et les font s’investir. Pas tous mais certains.

    Un pouvoir « fantastique » n’est peut-être rien d’autre qu’un atout, délibérément exagéré par l’auteur. Un talent que le personnage apprend à maitriser, comme n’importe quelle personne. À part Bruce Wayne qui délègue pas mal, Tony Stark (même si c’est gros, je le reconnais) fabrique son armure grâce à son génie scientifique, et a certainement bossé pour, même si il peut remercier papa et son héritage. Les autres sont souvent obligés de se taper la couture, pour se faire un costume. C’est pas rien. Beaucoup de mecs, même mordus par une araignée génétiquement modifiée, bloqueraient à cette étape, et se servirait seulement de leur toile pour choper une binouse dans la cuisine, ou éviter les embouteillages… En 2015, ce sont les seuls gars virils qui font régulièrement de la couture (hors-champ, oui bon la fierté, des fois…).

    Un des aspects dont je reste naïvement friand : Le dévouement au bien commun. J’y crois même si le contexte des récits et très loin de nos vies humaines. Même si les ficelles des récits sont parfois bien trop visibles ou ridicules. Même si c’est plus facile pour eux avec leurs gadgets hi-tech ou leur héritage kryptonien. Une grande sœur, un grand frère, qui veillent sans y être obligés, c’est plutôt cool, non. Les caricatures mises de côté cela va de soit (Ah Marketing…). Ils n’ont pas de vie, leurs entourages risquent gros, mais ils sont là, même si ça craint.

    On peut y voir toutes les propagandes du monde, sur tous les sujets que l’on souhaite. Mais j’aime y voir, en cherchant un peu, des métaphores plaisantes. Des situations quotidiennes placées dans un contexte juste plus badass. Ou plus fun. Et ça me motive. Le mec qui fait sa part sans attendre que le monde le lui rende.

    Désolé, c’est sans doute un peu long. mais voilà, un début d’approche.

    Bonne continuation.

  5. Sacré shitstorm ! J’avoue ne pas comprendre ce discours exclusif.
    Personne ne soutient que ces films méritent une place au panthéon. Ils sont divertissants et drôles de mon point de vue. Ça tombe bien, c’est tout ce qu’on leur demande.
    Propos nauséabond et élitiste mis à part, je tiens à vous rassurer : j’abuse de bande-dessinées depuis l’enfance et pourtant je ne délègue pas ce qu’implique à mes yeux ma condition de citoyen (dépossédé de son pouvoir mais certain qu’il est possible et nous appartient de le reconquérir) à des personnages de fiction. Ou, pire encore, à des personnages politiques « providentiels ».
    Cordialement malgré tout…

  6. Loin de moi l’idée de m’opposer à cet article, je le trouve cependant un tantinet réducteur, chose à laquelle la sagacité de Neil ne m’avait pas habitué. Que les productions cinématographiques issues de l’écurie Marvel soient d’ignobles bouses fumantes et radioactives, c’est dans l’ordre des choses (surtout lorsque l’on sait que le studio appartient à Disney, faut pas s’attendre à des étincelles…)

    Pourquoi se faire chier à payer pour les voir ? Les plus masochistes d’entre nous pourront les télécharger sur le Web.

    Par contre le comics, je veux dire l’art séquentiel, c’est déjà emparé du thème pour le tordre dans tous les sens. Quid des travaux de scénaristes comme Mark Millard, Garth Ennis, Alan Moore, Frank Miller et bien d’autres écrivains et dessinateurs qui ont su sortir le genre des ornières du stéréotypes et poser de fameuses briques de SF, parfois bien cérébrales ??

    Le Super-héros n’est rien d’autres que ce que nous en faisons. Comme tous ce qui tient aux œuvres appartenant à un genre identifiables, ce sont les variations sur un même archétype qui sont intéressantes. Je suis convaincue que l’on peut, si l’on se sent l’envie, utiliser ses personnages de manière intelligentes et raffinés.

    Une chose est sûre cependant, le renouvellement du genre ne viendra pas du cinéma grand public. Pas dans son état de décomposition actuel…

    PS : J’ai lit aussi à côté de ça du Lovecraft, Stendhal, Asimov et même quelques Picsous… Ceci pour dire que je ne suis pas une fan absolue des super-héros. Je les apprécie quand des auteurs intelligents et sadiques les triturent dans tous les sens… Et se foutent de la censure et du bon goût comme de leurs premières chemises…

  7. @Anne O’Nyme.

    Plutôt d’accord avec toi.

    Au fait, on annonce à Neil que les scénaristes de comics tuent très souvent ces super héros, mais qu’ils s’en sortent toujours pour (les faire) revenir ? Du coup, c’est compliqué…je suis pas sûr qu’il soit en état là.

    Non…on va attendre un peu, c’est mieux 😉

  8. C’est un phénomène pénible d’ailleurs quand les personnages appartiennent à de grosses écuries (Marvel et tes idées merdes…). L’art de pédaler dans la semoule.

    Autrement dit : quand un personnage évolue drastiquement sous la patte d’un auteur plus doué que les autres, les comités éditoriaux se chargent de faire un retour en arrière. Le pire exemple étant l’évolution de Spider-man sous la plume de Stackzinski (je crois que ça s’écrit comme ça), qui cherchera à changer les fondamentaux du personnage - notamment via un trip mystico-païen assez déroutant mais plutôt intéressant - Bien sûr, aucun de ses épisodes ne vont compter dans la continuité.

    Tout ceci pour plaire au fan-boys hystériques qui ne supportent pas qu’on touche aux « fondamentaux » de leurs personnages…

    Hors quand il n’y a pas d’évolution des personnages dans un récit, quelque soit le genre, c’est une hérésie.

    Ce genre de manœuvres est soûlantes au possible et je comprends qu’elle éloigne le public lambda du comics. C’est d’autant plus dommage que des bonnes histoires, il y en a !

    Tiens, j’y pensais en relisant le texte de Neil mais ce qui plaît (ou me plaît) dans un personnage comme Batman, c’est moins le fait qu’il soit richissime que consumé de l’intérieur par une obsession morbide. Certains auteurs qui ont œuvré sur le personnage ont mis en avant le fait que Bruce Wayne n’était qu’un masque de chair pour Batman… Ce qui rend le héros tout de suite carrément flippant…

    Donc vraiment loin du sauveur providentiel bien propre sur lui…

  9. Exactement.

    Combien de séries ont été lancées dans l’unique but de ne pas toucher les héros de toujours… C’est navrant. y’a qu’ à voir ce qui se passe avec l’arrivée de Miles Morales dans le 616 à la place de Peter Parker.

    Le run de J.M.S sur Amazing Spidey est une référence. Celui de McFarlane (La série lancée en parallèle, pour cause de : oui, on touche pas, c’est pas pareil là).

    Et puis il y a tellement de bons auteurs et de bons dessinateurs… Et puis y’a l’indé, qui nous pond autre chose, des trucs savoureux et même de nouveaux super-héros, différents.

    Je trouve dommage que l’audace ne soit pas récompenser. Mais bon aux U.S, le comics est plus une industrie qu’un « art » à part entière comme la B.D franco-belge, ou comme le manga au japon, même s’il a des fanatiques dans le monde.

    Pour Batman, effectivement il y a beaucoup de ça. Il est d’ailleurs souvent le Point Noir de Justice League. À l’opposé de ce boy-scout de Superman.

    Le plus dommage c’est qu’il a chez Marvel et chez D.C, des monuments avec des sous-textes exceptionnels, qui passent à la trappe à l’Event qui suit, et très régulièrement dans les adaptations ciné.

    Ce qu’il faut se dire aussi, c’est que c’est notre génération qui consomment ces choses là, qui en demandent… qui emmène ces enfants voir la version modernisé de son héros d’enfance. Nous sommes le coeur de cible, direct ou indirect. Et là, c’est cadeau pour ces boites qui n’attendent que de faire des films adaptés de comics et des comics adaptés de films adaptés de comics, au moment de la sortie de l’un ou de l’autre pour vendre l’un et l’autre.

    Après de la à « Bousifier » l’intégralité des adaptations sortis à ce jour… X-Men ( Pas Wolverine hein?) rend plutôt pas mal depuis le départ (Le 3 est plus faible selon moi ). C’est comme tout, quand on a un passionné, à qui on donne du crédit et une confiance certaine, qui tient les commandes, y’a pas à tortiller du cul, ça le fait carrément.

  10. Peut-être pas toutes les adaptations, non ! Mais une grande partie oui !

    En tout cas tout ce qui sort de l’écurie Marvel souffre de graves carences dans tous les postes artistiques. Scénario à la ramasse, direction artistique digne d’un Derrick, script aux abonnés absents… Les seuls qui s’en sortent de manières honorables ce sont les techniciens des effets spéciaux…

    Mais ils ne peuvent pas sauver un film si le réal est un « Yes-Man » et si la production a vendu ses couilles sur l’autel de la rentabilité à tous prix…

    D’une manière générale, les films de super-héros me rappellent souvent le cinéma policier des années 50 dans ce qu’il a pu avoir de pire : guindé, sexiste et racoleur. (des tares qu’ont su esquiver quelques grands cinéastes comme Orson Welles par exemple…)

    Alors après bien-sûr que c’est une « industrie » mais elle est dépendante du talent de ses auteurs et des attentes de ses lecteurs.

    Comme tu le dis, quant on lâche la bride à un auteur bien burné, ça donne de très bonnes choses.

    Mais il est à craindre que cela se raréfie… Et pas que dans le comics-book, hélas. J’ai l’impression que tous les domaines artistiques sont sclérosés en ce moment…

  11. Désolé, mon propos manque effectivement de nuance (il est certains comics « papier » que j’aime beaucoup, du genre « Arkham Asylum » et « The Killing Joke » pour ne citer que Batman, le seul que je connaisse un peu — et puis Miller aussi) et je suis le premier à le reconnaître. Mais c’est pas d’ma faute, m’sieur, y z’avaient qu’à pas filmer des bouses pareilles… Mon article visait surtout les films, en fait.

  12. @ Anne O’ Nyme

    Oh oui. Je confirme pour le Yes man ou les réalisateurs sans aucune vision. C’est dommage parce qu’à cause de ces directives de producteur qui veut un chien comme sidekick parce que sa nièce adore les chiens et veut être vétérinaire plus tard… détruise d’une part un très bon projet et d’autre part des réalisateurs geek, respectueux et volontaires.

    Comme Edgar Wright qui laisse tomber Ant man à cause de Marve/Disney qui fout sa merde toutes les 5 secondes.

    Et oui, effectivement ça part en vrille. C’est ce qui arrive quand on sort la vision spectaculaire d’un comptable plutôt que d’un artiste.

    @Neil jomunsi,

    Lâche pas l’affaire mec, fais toi conseiller de bons runs avec de vrais propositions faites par de vrais artistes, et tu finiras par pester non seulement sur la qualité du film mais aussi sur la qualité de l’adaptation, oh et puis aussi sur le choix des franchises adaptées au détriment d’autres vraiment meilleurs… oh et puis aussi sur… pfff non ça n’en vaut pas la peine.

  13. Faut dire aussi, Age Of Ultron…

    Le réal a lâché à une convention qu’il n’était là que pour honorer son contrat et se barrer avec l’oseille. C’est dire le niveau rarement atteint de cynisme dans le milieu. (ne me demandez pas quelle convention c’était, ni quand, ni où… J’ai juste retenue l’anecdote tant elle était parlante…)

    Même moi j’ai pas osé, et en matière de films de merde, j’ai de la bouteille…

  14. Oui. Joss Whedon, dès le début de la production a dit que c’était infernal de bosser pour Marvel Studios. Pourtant, il fait bien parti de ceux qui aiment les comics. Il en a écrit, en écrit toujours. À la fin de sa série Buffy par exemple, la suite a trouvé sa place en comics. Il a écrit entre autre Astonishing X-Men, un run assez côté.

    Il doit y avoir réellement de quoi dégouter dans ces productions, si ce genre de mec en arrive là.

  15. Kapawwww (comme dans les Batman de 1960. Bien dit. Revenons aux sources de Batman, Superman et les autres. Comme dit dans ton papier, c’était une réponse à un besoin (la crise de 29, la guerre froide etc.. D’ailleurs, au début, Superman est un beau salaud). Et puis les auteurs n’ont pas eu d’idée et les éditeurs pas de c*uilles. Ça fait 1000 ans que ces héros ont les mêmes adversaires, sans jamais faire avancer le schmilblick. Ça aussi c’est quand même terrible. DC et Marvel se tirent la bourre pour savoir qui passera le milliard de recettes au box office? Qui va faire le meilleur reboot (ciné ou comics). Bref, on est bien d’accord. Et puis un jour, j’ai découvert Invincible de Robert Kirkman (le papa de Walking dead). Mais après tout, le monde n’a pas besoin d’un nouveau héros non? Et bien j’ai dévoré tout ce qui était disponible et malgré quelques longueurs, il m’a réconcilié avec les hommes qui ont des pouvoirs et portent des collants. En espérant que ça puisse servir à d’autres!
    P.S.: Jésus de l’agence B, c’est aussi un super héros, non?!

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