Comment un dieu vivant garde-t-il les pieds sur terre ?

 

Le vendredi, c’est jour de sortie pour le Projet Bradbury ! Cette semaine, je vous propose un texte absolument barré où j’ai laissé libre cours à mes instincts Palahniukiens et fantaisistes. Pourtant, si cette nouvelle se déroule dans un contexte extraordinaire, elle n’en est pas moins un texte où le fantastique et l’imaginaire ne font aucune apparition. Il s’agit simplement de situations extraordinaires vécues par des gens terriblement ordinaires.

Bref. Trêve de blablas. Je vous présente Le Grand-Hozirus, la cinquième nouvelle du Projet Bradbury.

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En voici le pitch :

Comment garder les pieds sur terre quand on est à la tête de l’église la plus puissante du monde, que des hordes de fidèles se pressent pour se prosterner à vos pieds et que vous vivez dans un palais digne des Mille et Une Nuits ? En résumé… c’est difficile. Pourtant, le Grand-Hozirus a pris une décision courageuse qui, à terme, devrait modifier le cours de l’Histoire… et peut-être changer par la même occasion la place qu’il y occupe. Un nouveau commencement ?

Je ne m’en cache pas, je me suis énormément amusé à écrire cette nouvelle. Je suis typiquement fan de ce genre de situations loufoques et ubuesques, presque kafkaïennes, où le personnage réalise sur le tard que des actions banales et modestes peuvent conduire à des conséquences, sinon déplorables, au moins parfaitement délirantes.

Le Grand-Hozirus, c’est un peu vous et moi : c’est l’histoire d’un type qui a tenté quelque chose et qui se retrouve le premier surpris de constater que ça a fonctionné. Il faut dire que le plan était tellement énorme, tellement absurde… mais il parait que plus c’est gros, mieux ça passe ! Notre héros a donc décidé d’en faire son credo.

Pas de monstres dans cette nouvelle, pas plus qu’il n’y a de fantômes, de goules, de loups-garous, de morts-vivants ou autres réjouissances : juste des humains, sans destin ni pouvoirs magiques, en prise avec une situation de base (si possible inextricable).

J’ai beaucoup d’affection pour le personnage : il est un peu la réponse à ce fameux « syndrome de l’imposteur » dont souffrent la plupart des écrivains. Vous savez, ce sentiment qui vous envahit lorsqu’au cours d’une soirée, vous expliquez devant un parterre d’invités sceptiques que votre métier, c’est d’écrire des histoires… eh bien j’ai simplement voulu raconter l’histoire d’un imposteur qui avait réussi, et même plus que réussi : le Grand-Hozirus a atteint ses objectifs au-delà de toutes ses espérances ! Dans le même genre, deux livres qui m’ont, en tant que lecteur, particulièrement marqués : L’Agneau de Christopher Moore et Survivant de Chuck Palahniuk. À mes yeux, plus que des écrivains : des modèles.

J’espère que ce petit résumé vous aura donné envie de jeter un oeil à ce texte. À mesure que je progresse dans le Projet Bradbury, je réalise aussi dans quel « genre » je me sens le plus à l’aise, et celui-ci en fait clairement partie. J’aime les textes où tout est possible, mais où rien n’est vraiment… plausible.

La couverture est encore une fois signée Roxane Lecomte, et je dois saluer son  courage dans la mesure où non seulement elle s’arrache les cheveux (de façon brillante) pour illustrer chaque semaine le nouveau texte, mais où en plus elle s’est elle-même faite peur en se plongeant dans les abysses de ce grand oeil effrayant. Un grand bravo à elle !

Le Grand-Hozirus est disponible à la vente chez AmazonSmashwords et Kobo  (l’iBookstore d’Apple toujours à la traîne, mais c’est pour bientôt) au prix de 0,99€.

Vous pouvez aussi (et je dirais même surtout) vous abonner à l’intégralité des nouvelles du Projet Bradbury. Vous aurez ainsi accès à toutes les nouvelles, à des textes bonus et à quelque surprises que je réserve aux abonnés. Bien sûr, c’est aussi une occasion de soutenir l’initiative et de soutenir et d’encourager le jeune écrivain que je suis.

Je vous souhaite une excellente lecture dans l’univers bancal, cabossé et divinement idiot du Grand-Hozirus.