Fin du Projet Bradbury, constat d’échec

Mauvaise nouvelle : je ne suis plus capable de continuer le Projet Bradbury dans ces conditions. C’est simple, je manque de temps. Et cette situation me plonge dans un stress tout sauf salutaire pour mon travail. Avec deux boulots, deux enfants et un déménagement à préparer en parallèle, je pointe chaque lundi avec un texte dont au final je ne suis pas fier. Autant arrêter les frais. Le 14ème texte, publié ce matin, sera donc le dernier.

Je continuerai de publier des nouvelles sur le blog, mais de façon moins régulière. Je ne peux pas donner de fréquence. Et à vrai dire, je ne veux pas. J’ai besoin d’aimer ce que je publie. Ça paraît idiot dit comme ça, mais c’est important.

Quant à la performance, elle n’est plus aussi excitante que la première fois. Les retours sont moins nombreux, c’est normal, je l’ai déjà fait une fois et il n’y a rien de pire que la répétition pour exister sur internet.

S’il faut retenir quelque chose de cet échec, c’est qu’à 36 ans je n’ai plus le temps de prouver que je suis un écrivain. J’en suis un. Maintenant je veux écrire et publier des textes dont je puisse être fier. J’espère que vous le comprendrez.

❤️

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12 réflexions sur « Fin du Projet Bradbury, constat d’échec »

  1. Bonjour Neil, comme le dit Philippe, nul besoin de justification. Je suis totalement d’accord avec le fait qu’écrire ne doit pas être une obligation mais un plaisir spontané. Et puis le manque de temps touche aussi le lecteur : je n’ai eu le temps de lire qu’une seule de tes 14 nouvelles malgré l’envie de toutes les parcourir… Quoi qu’il en soit chapeau bas pour l’exercice, peu de monde en aurait été capable.

  2. Parler d’échec est assez dur. Je trouve déjà formidable que tu aies publié 14 nouvelles ! Alors oui, ça a peut-être moins de succès que la première édition du projet Bradbury, mais c’est loin d’être un constat d’échec. Tu as de quoi être fier, et si tu dois stopper là, eh bien ce n’est pas grave. Écris quand tu le peux, écris ce qui te chante et surtout, pense à toi en premier, toujours. Si tu t’éclates à écrire, les lecteurs le ressentiront. Bref, tout ça pour dire que moi, je suis impressionnée par ce que tu publies. Peut-être auras-tu du temps pour Nemopolis ? Si ce n’est pas le cas, je patienterai tranquillement.

  3. Je ne vois pas ça comme un constat d’échec. Le fait de sentir que tu n’as plus à justifier le fait que tu es un écrivain (ce dont personne ici ne doutais) est super positif non ? A mon avis choisir la qualité et le plaisir est toujours un bon choix.

  4. J’ai éprouvé exactement la même chose avec le NaNoWriMo : je n’aime plus ce que je produis pendant cette période, alors c’était définitivement mon dernier. (Participé de 2011 à 2015 inclus et rien n’est exploitable ou presque.)
    Écris comme bon te semble !

  5. C’est dommage j’aimais bien ce rdv hebdomadaire littéraire et sciences-fictionnel.
    Je lis que tu sent un déficits de retour, mais comment écrire, même un commentaire, après un auteur ? Je ne me sens pas la légitimité pour donner mon avis sur la qualité du travail d’un artiste.
    Ça aurait ressemblé à quoi chaques semaines depuis septembre ? « Encore bravo pour ton texte » ou « j’adore ce que vous faites » … Voilà.
    C’est mon top. Le max. Donner plus précisément, plus constructivement mon avis je ne sais pas faire.

    Quoiqu’il en soit, merci pour ces 14 nouvelles, (15 avec le prequel qui m’a accroché). Je les ai toutes attendues et découvertes avec joie. Je les ai même imprimées au boulot, en couleur, pour profiter des super illustrations de couverture et des dessins de CH.

    Et les enregistrements. C’est de la qualité. Il faut continuer à les faire vivre, les proposer à une radio pour une mise en onde, pkoi pas…

    C’est super qu’ils soient en cc on pourra les partager, les faire vivre au delà du blog.

    Je continue à passée sur ton blog en espérant y découvrir des textes, que aimera plus.

  6. Un échec certainement pas, comme HAL le
    manque de temps nous touche tous, un symdrome de notre société. C’est avec grand plaisir que nous avons tes textes, et je suis sûr que nous lirons les prochains avec autant de plaisir.

  7. L’échec n’est pas de ton côté, nous courrons tous et la première je voudrais être capable de libérer plus de temps pour soutenir tes excellentes initiatives. Et aussi avoir des fonds pour que tu sois aussi récompensé financièrement avec justesse pour ton travail. Félicitations pour la belle performance Neil.

  8. Merci pour les beaux textes déjà écrits et pour ceux qui le seront plus tard. Je te trouve très courageux de savoir lâcher prise et de renoncer à te justifier. Je comprends tout à fait le besoin de prendre ton temps et d’être fier de tes écrits. J’apprends beaucoup en te lisant.

  9. paresseusement j’attendais le POD de l’ensemble - c’est pas des trucs à juger en termes d’échec - moi c’est souvent que le seul trucs auxquels je tiens le plus passent totalement inaperçus ou bien me fassent perdre des abonnés si c’est sur YOuTube - ma question, ayant suivi de très près les 1er cycle, c’est savoir si c’est jouable un rythme aussi linéaire sur une elle fréquence de répétition ?

  10. Bonjour Neil,
    Je n’ai rien à ajouter à tous les commentaires parfaitement justes déjà postés, si ce n’est qu’on voit là le dilemme des auteurs indépendants qui peuvent être tiraillés entre la nécessité de se faire remarquer par des projets originaux, pour exister tout simplement, et une autre nécessité, celle de couper suffisamment les ponts pour entrer en soi-même et trouver le souffle d’une écriture qui corresponde à nos aspirations profondes. Tes nouvelles sont de qualité, j’en partagerai, mais je crois que tu fais là le bon choix. Bonne écriture, donc.

  11. C’est une bonne décision, puisqu’elle préserve votre envie d’écrire et votre passion. Le projet bradbury, comme n’importe quel défi d’écriture montre cependant une chose : écrire chaque jour est possible. Je me surprends à constater que je produis mes 500 mots quotidien en ce moment avec un défi que je me suis lancé. Si je serai en effet content que le défi se termine, comme à la fin d’un marathon, je serai heureux de ce que j’aurai produit et du rythme que j’aurai tenu. J’espère l’entretenir sur un projet plus important (nouveau roman) pour la suite.
    Donc bon courage pour le prochain gros projet !

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