Esprit, es-tu là ? (Projet Bradbury #18)

 

Vendredi, c’est jour de sortie pour le Projet Bradbury. Les vacances de Noël approchent mais ce n’est pas une raison pour que le marathon d’écriture s’arrête. La preuve ! Je vous écris ces quelques lignes depuis l’aéroport d’où je m’apprête à décoller pour quitter la rigueur berlinoise et rejoindre la quiétude d’un Noël en famille.  Voici la 18ème nouvelle du Projet Bradbury, intitulée Esprit Farceur :

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Le résumé en quelques lignes :

Écrivain n’est pas un métier de tout repos, surtout lorsque l’inspiration vient à manquer et que votre agent vous gratifie de cette moue dubitative à la lecture de votre dernière tentative de chef-d’oeuvre. Mais Frank n’est pas homme à se laisser démonter et, à l’aide de sa femme Vera, il va aller chercher les idées là où elles se trouvent. Dans un livre, un musée ? Non, dans l’esprit des écrivains défunts, à travers une planche de ouija.

D’une part, cette idée m’est venue par fantasme : qui n’a pas rêvé d’aller demander directement aux fantômes de ses écrivains de référence un petit conseil de narration, un embryon d’idée ? Pour ma part, j’aurais adoré rencontrer Bradbury avant sa mort. Mais puisqu’il n’y a pas le choix, j’ai décidé d’utiliser l’excuse de la fiction pour faire de cette rencontre post mortem une réalité. Rien de morbide, ni de glauque dans cette histoire : c’est une courte fiction que j’aurais tendance à classer plutôt dans un registre humoristique, très léger.

D’autre part, le phénomène du spiritisme m’a toujours intéressé. Nous sommes un grand nombre à nous être essayés à l’appel des esprits quand nous étions jeunes, au collège, au lycée ou en colonie de vacances. Une fois sur deux, d’ailleurs, l’un des participants avait le bon goût d’invoquer l’esprit d’Hitler ou de Jack l’Eventreur, le verre se mettait à bouger sur la table (remué par une basket complice sous la nappe, bien entendu) et tout le monde s’enfuyait en hurlant. Il s’agissait davantage de rejouer les films d’horreur que nous avions pu voir à la télévision que de véritables expériences occultes. En somme, ces fausses séances de spiritisme participaient de notre besoin de fiction dans la vie quotidienne. L’adolescence est un âge propice aux mélanges fiction/réalité, c’est pourquoi j’aime tant écrire sur cette période. Néanmoins, les personnages de mon texte de cette semaine sont des adultes. J’ai trouvé que c’était plus amusant de confronter des entités rationnelles à ce phénomène, d’autant que j’ai moi-même assisté depuis à une « vraie » séance qui, je l’avoue, s’est avérée être une expérience étonnante autant que troublante, et une source d’inspiration.

Esprit farceur est, comme d’habitude, disponible au prix de 0,99€ chez KoboSmashwords, Apple, Amazon et Youscribe. Vous pouvez aussi et surtout vous abonner à l’intégralité des nouvelles pour 40€ et devenir mécène du Projet Bradbury. La couverture est toujours signée Roxane Lecomte.

Pour ceux qui ne souhaiteraient pas s’abonner, une première intégrale du Projet Bradbury a vu le jour. Disponible au prix de 9,99€ dans les librairies cités ci-dessus, elle regroupe les treize premières nouvelles. De quoi remplir les liseuses, tablettes et smartphones que vous trouverez sous le sapin !

En passant, n’oubliez pas de vous inscrire à la newsletter pour recevoir le prochain chapitre de Nemopolis par mail. Le chapitre 6 sera envoyé dimanche matin, avec le résumé des épisodes précédents pour les retardataires. Néanmoins, si le Projet Bradbury continue sans interruption pendant les fêtes, une trêve sera observée jusqu’à début janvier pour Nemopolis.

Bonne lecture !