De l’utilité d’un site web pour les auteurs qui se respectent

Il est une ancienne légende que les plus valeureux (et les moins décédés) d’entre nous connaissent pour se l’être transmise de la bouche à l’oreille depuis des générations.

Un site web pour les gouverner tous
Un site web pour les trouver
Un site web pour les amener tous
Et dans les ténèbres les lier
Au Pays d’internet où fleurissent les Likes.

Si cette légende a traversé les âges pour parvenir jusqu’à nous, croyez-le, ce n’est pas de bon cœur. Parce que quand on voit l’étendue des dégâts, il y a de quoi se taper la tête contre l’écran. Pour certains, le web semble s’être arrêté en 1996. Pour d’autres, il s’agit de confier toute responsabilité à des sites tiers. Bref, c’est un sacré foutoir et ça ne fait qu’empirer. 

Selon moi, il existe une règle : un auteur / une autrice doit aujourd’hui être présent·e sur internet. Bien sûr, ça ne concerne que d’assez loin les personnes dont la postérité est avérée — Victor Hugo n’a pas de compte Snapchat et s’en porte assez bien — ou qui sont suffisamment célèbres pour être invitées à La Grande Librairie ou au 19-20 de France3 Picardie. Je parle de celles et ceux qui ont encore tout à prouver et qui voudraient bien le prouver à plus de monde encore. À vous donc, car des scientifiques américains ont prouvé que Marc Dugain, Virginie Despentes et David Foenkinos n’avaient jamais consulté ce blog.

yolo

Internet, c’est the place to be, pas dans le sens « c’est là où il faut se trouver », mais dans le sens « l’endroit où l’on vit ». Je pourrais écrire tout un article sur la vitalité de la création sur le web, mais là n’est pas le sujet. J’aimerais simplement poser sur le clavier quelques bonnes pratiques qui selon moi mériteraient d’être intégrées par un certain nombre d’entre nous. Parce qu’on a beau trouver ça évident pour la plupart, il y a a toujours pour se faire remarquer et faire n’importe quoi.

Un site web à jour (contenu ET contenant)

Avoir un site web, c’est bien. Avoir un site web à jour, c’est encore mieux. Alors qu’est-ce que j’entends par « à jour » ?

Content-is-like-water-1980

D’abord, ça semble bête, mais le design est important. Si votre site ressemble à un blog de 1998, gif animés et couleurs à la truelle, le message que le visiteur reçoit est que le site est à l’abandon. Donc qu’il n’y a pas d’actualité. Donc qu’on peut refermer l’onglet, circulez, rien à voir. Par exemple, j’adore Noosfere. C’est une vraie mine d’informations pour les amateurs de SF. Je l’utilise régulièrement et je vous invite à faire de même. On sent que c’est le travail de véritables passionnés. Mais qu’est-ce que c’est moche. Et si je ne parle que de lisibilité, mes yeux saignent littéralement. Et la lisibilité, quand on sait qu’une bonne partie du trafic internet se fait sur smartphone désormais, c’est devenu capital. Le minimum, c’est que votre site s’adapte aux différents formats sur lesquels il est affiché, écran d’ordinateur ou Apple Watch. Bref, il faut qu’il soit responsive. Bruce Lee en parle mieux que moi.

Ça, c’est pour la base. Si vous ne savez pas comment faire, demandez à un ami qui sait bidouiller ou lisez quelques tutoriels sur internet. Renseignez-vous deux secondes sur ce qui se fait en matière de design. Dans le doute, choisissez toujours l’épure : c’est ce qui vieillit le moins. Les fonds texturés avec matière de faux papier taché de café, les menus qui clignotent, les pointeurs fantaisie, franchement… Ceux qui disent que le contenu prime sur le contenant n’ont jamais bu de Saint-Emilion 2009 dans une boîte de conserve, un crâne de bouc à moitié évidé ou même juste dans leurs mains placées en coupe.

Ensuite, il faut qu’il y ait du contenu dans votre contenant. Vous écrivez ? Énoncez votre bibliographie de façon claire, avec des liens pointant directement vers les endroits où l’on peut acheter vos livres ou vers le site de l’éditeur. L’information doit être accessible rapidement et compréhensible aussitôt. Nous vivons malheureusement une époque où le temps consacré à se prendre le chou pour dénicher une info qui devrait être pourtant évidente chute drastiquement. Comprenez : personne n’a envie de chercher une info trois heures sur votre site pourri. Les menus doivent être conçus de manière à rendre l’information trouvable le plus vite possible, via des catégories pertinentes choisies avec soin. Pas besoin d’une biographie de trois pages non plus : concentrez-vous sur l’essentiel. À moins que vous ayez déjà vécu mille vies en une seule (et il existe de telles personnes), votre passion pour le jardinage ou les armures médiévales n’est pas si intéressante. Focalisez sur l’essentiel, vos lecteurs vous en seront reconnaissants. Pour ma part, j’applique aux pages informatives de mon site les préceptes que j’emploie aussi dans mes fictions : je coupe / tranche / supprime jusqu’à ce que je ne puisse plus amputer quoi que ce soit sans modifier le sens.

Enfin, faites vivre votre site. Écrivez. Pas juste des listes de courses, mais aussi des choses intéressantes. Partagez votre expérience — personne ne vous reprochera de parler de choses personnelles tant que vous les postez chez vous. Publiez des photos. Bref, donnez-nous envie de revenir. Mais ne publiez que quand vous avez quelque chose à dire. Parce que notre temps n’est pas extensible et qu’il faut que nous le partagions avec d’autres (désolé, internet n’est pas un système monogame).

Une page Facebook n’est pas un site web

Alors oui, dans ces conditions, on est tenté de s’en remettre aux grandes plateformes de diffusion, Facebook en tête. Pourquoi s’emmerder à héberger un site web quand une grande entreprise américaine peut s’en charger ? Eh bien, pour plusieurs raisons.

  1. Facebook n’est pas un site web. C’est un flux. Une page Facebook n’est pas faite pour centraliser une information, mais pour la dérouler. Une page Facebook qui n’est pas mise à jour quotidiennement avec du contenu pertinent perd en visibilité. Attention, quand je dis pertinent, entendez pertinent selon Facebook hein, pas selon vos propres critères. Facebook aime qu’il y ait du like et du partage, ce qui incite fatalement à poster des contenus polémiques ou des clickbaits dégueulasses. L’algorithme qui fait remonter les posts dans la timeline de vos abonnés demeurant un mystère impénétrable, on en est réduit à tester différents horaires de publication, différents formats, etc. en espérant générer du bzzzzzz (je préfère utiliser ce terme, ça me fait davantage penser au son de la mouche à merde ayant flairé sa proie). Bref, on se concentre sur la manière de publier plutôt que sur ce qu’on publie, et cela a fatalement une influence à terme sur l’identité même de ce que l’on publie.
  2. Chuck Palahniuk, l’auteur de Fight Club et de Survivant, s’en est récemment plaint sur sa propre page : on a beau avoir sué sang et eau pour obtenir des centaines de milliers de likes, une information postée sur Facebook n’est pas certaine d’atteindre sa cible. Au contraire. Le modèle économique de Facebook consiste désormais à faire payer ses usagers pour que l’information atteigne sa destination. En d’autres termes, si vous ne payez pas (et plus vous avez de Likes, plus c’est cher), vos posts n’apparaîtront jamais dans le fil d’actualité de vos propres abonnés (oui oui, ceux-là même qui avaient aimé votre page parce qu’ils souhaitaient être tenu informé de la progression de votre travail et recevoir des photos de vos assiettes, de vos animaux de compagnie et votre jardin).
  3. Facebook c’est bien, mais question référencement, c’est quand même super pourri. Vous aurez beau poster tout ce que vous voulez sur votre page, les moteurs de recherche n’en auront rien à carrer. Si vous comptiez sur votre page Facebook pour faire exploser votre popularité hors du réseau au pouce bleu, vous vous l’êtes fourré (le pouce bleu) dans l’œil. Facebook est une dictature, un État totalitaire : il aime ses ressortissants à l’intérieur de ses frontières et, dans la mesure du possible, leur confisque leur passeport. Toutes ses nouvelles fonctionnalités vont en ce sens (notamment l’inclusion des articles de presse).
  4. Et puis c’est moche. Vous valez mieux que ça.

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J’ai parlé ici de Facebook parce que bon nombre d’auteurs et d’autrices se rabattent sur cette option : j’aurais bien sûr pu évoquer Wix (moche), Tumblr (comprends rien), Twitter (RT + Follow pour gagner mon respect), Wattpad (ta fé une fôte), Medium (espèce de hipster) ou même Iggybook (rien à voir avec Iggy Pop). Ces autres plateformes sont certes moins totalitaires que Facebook, mais aucune ne fait l’affaire par elle-même : ce sont des à-côtés qu’il faut utiliser comme tels. Vous êtes la personne qui crée : vous devez maîtriser le processus de diffusion de l’information de A à Z. Confier cette responsabilité à un autre, c’est le risque de voir cet autre s’accaparer cette information pour son propre intérêt.

Sans compter que question référencement par les moteurs de recherche, justement, si vous persistez à copier le même contenu d’un site à un autre,  vous risquez de jouer contre vous : Google déteste la répétition.

Utiliser les réseaux sociaux à bon escient

Je ne m’en cache pas, je déteste Facebook. Notamment depuis qu’il faut payer pour faire apparaître son contenu auprès de ses propres abonnés. Mais ça, c’est aussi parce que je suis fauché. Ne me regardez pas comme ça. Vous n’avez jamais vu un écrivain ou quoi ?

Mais ce n’est pas parce que c’est moche, mal référencé, totalitaire, irritant ou je ne sais quoi qu’il ne faut pas les utiliser. Il faut juste bien les utiliser. Maintenant, il faut juste se mettre d’accord sur ce que ce « bien » signifie.

Pour moi, les réseaux sociaux servent à trois choses :

  1. Faire connaître votre propre site web : ça semble bête mais, dans la partie « biographie » ou « présentation », préférez toujours indiquer l’adresse de votre propre site plutôt que celle de votre compte Tindr, Ask ou je ne sais quoi. Écrivez des articles, puis partagez-les sur les réseaux sociaux plutôt que d’écrire des statuts à rallonge. C’est d’abord une question politique (la décentralisation de l’information) mais aussi pratique : que ferez-vous si Facebook ferme ? Tout sera perdu.
  2. Causer ailleurs que dans sa propre tête : qu’il s’agisse de lectrices ou de compagnons de turbin, le web social regorge de gens avec qui échanger, discuter, s’engueuler. C’est une mine d’inspiration pour les artistes. Des tonnes d’idées me sont venues au cours de discussions inspirées sur Twitter.
  3. Expérimenter : vous êtes autrice, scénariste, dramaturge ? En gros, vous écrivez. Eh bien qu’est-ce que vous attendez ? Utilisez ce medium pour raconter des histoires. Sur Twitter par exemple, des utilisateurs inspirés ont crée de véritables livres dont vous êtes le héros. D’autres créent des comptes parodiques et fictifs, ou racontent des histoires en 140 caractères. N’oubliez pas de sauvegarder ce que vous écrivez (et je ne parle pas nécessairement de la vieille clef USB qui traîne au fond de votre poche en permanence comme si vous étiez un voyageur temporel venu des lointaines années 2000 : faites un effort).

WordPress, une solution clef en main pour tout le monde

Bon, si après tout ça vous n’êtes pas convaincu, c’est sans doute que vous êtes rebuté par l’aspect technique. Effectivement, avoir son propre site internet peut rebuter les plus motivés. Dans ces cas-là, je brandis ma carte joker : WordPress.

WordPress-Plugins

WordPress est un CMS (un système de management de contenus, en gros un outil de blogging) utilisable librement et gratuitement par tous. Vous pouvez soit ouvrir un blog directement sur WordPress.com, soit héberger votre site web sous WordPress sur votre propre serveur. Dans le premier cas, oui, c’est plus facile et moins contraignant (et c’est gratuit), mais vous n’aurez pas accès à toutes les fonctionnalités qui font de cet outil une arme de guerre pour les créateurs et créatrices : il s’agit d’une version light. Pour profiter de WordPress à fond, il faut un hébergement. Pour ma part, j’utilise Gandi pour à peu près tout désormais : noms de domaine, hébergement, etc. D’autant qu’ils viennent d’intégrer une fonction où l’on peut maintenant installer WordPress sur une instance en deux clics, même plus besoin de bidouiller. Mais vous êtes tout à faire libre d’utiliser n’importe quel autre hébergeur (renseignez-vous, certains sont plus honnêtes que d’autres).

WordPress vous permettra de publier, bien sûr, mais aussi et surtout d’avoir la main sur à peu près tout le design de votre site. WordPress fonctionne avec des thèmes : certains sont gratuits (celui de mon propre blog est gratuit, c’est même un des thèmes de base), d’autres sont payants. À vous de voir en fonction de ce que vous souhaitez. Dans tous les cas, il existe des milliers de thèmes et vous trouverez forcément votre bonheur. WordPress est customisable, ce qui veut dire que vous pouvez ajouter de petites briques à vos thèmes (les plugins et autres extensions) pour les personnaliser encore davantage. Pas besoin de connaître le code (même si ça aide un peu pour certaines choses parfois) : l’interface est super lisible et utilisable par tous. Bref, c’est top. Vous devriez essayer. Ça demande d’investir quelques euros dans un hébergement, mais chaque euro est bien dépensé, croyez-moi. En plus, vous pourrez avoir une jolie adresse mail personnalisée au nom de votre domaine. C’est chic et ça fait bien dans la correspondance professionnelle.

Je n’entre pas dans les détails, d’autres s’en sont chargé pour moi : des milliers de tutoriels WordPress existent sur Youtube ou sur d’autres blogs que le mien, n’hésitez pas à les visiter. La communauté est très vivante. Et puis si jamais vous avez une question véritablement en rapport avec votre activité littéraire et WordPress, envoyez-moi un petit mot, je vous aiderai si je peux.

L’intérêt, vous l’aurez compris, c’est de garder la main. Dans une économie de l’attention qui fragmente notre temps et où toutes les plateformes cherchent à nous attirer à elles pour nous tenir captifs, il est important pour moi de se bâtir un port d’attache, un endroit de référence et un espace de travail identifiable (oui, un site web est un espace de travail, demandez à François Bon, Thierry Crouzet et tant d’autres). Sans compter que pour archiver, c’est quand même plus pratique. Pensez à la postérité, merde. Merci pour elle.

Enfin, faire les choses dans l’ordre

Je termine par une banalité, mais baste. Aujourd’hui, on cherche d’abord à se rendre visible pour pouvoir ensuite se « donner le droit » de faire quelque chose (en espérant tirer les bénéfices de cette visibilité). Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. En fait, on marche sur la tête. Faites quelque chose puis, seulement ensuite, rendez-le visible. C’est plus propre. Votre présence internet est un écrin. Mais même dans un joli écrin, une bouse de vache reste une bouse de vache. Bref, créez bien, créez beau, et bonne chance.

Vous aimez Page 42 et vous voudriez me donner un coup de main ? Ça tombe bien, Tipeee est là : à partir de 1€/mois, vous pouvez devenir mon/ma mécène attitré.e et avoir accès à des contreparties exclusives, sans compter la satisfaction de continuer à lire mes textes en sachant que vous y êtes un peu pour quelque chose. C’est pas chouette, ça ?

13 pensées sur “De l’utilité d’un site web pour les auteurs qui se respectent”

  1. Bonjour Neil,

    Excellent article! Pour ma part, j’ai commencé par un site WordPress gratuit mais très vite je me suis rendu compte de ses limites pour finalement opter pour la version hébergée par mes soins. Plus complet, plus puissant et puis avoir un nom de domaine avec « .wordpress.com » ça le fait pas trop trop…

    Bref, ton article je le conseillerai à tous les auteurs en herbe. Un blog/site est une vitrine/un bureau/un espace d’échanges et de partage indispensable si l’on veut se faire connaître au-delà des limites des réseaux sociaux et de leurs diktats.

    Bonne continuation ! 🙂

  2. Tu utilises mal Facebook ^^
    Les pages c’est pour les marques.
    Il faut un profil classique, avec des posts publics, comme le fait Mark Zuckerberg.
    C’est normal de faire payer des marques pour atteindre leurs clients. Par contre un auteur est un personnage public, pas une marque, donc un humain, donc un compte classique qui poste en public avec l’option « suivre » pour que les lecteurs n’aient pas à faire des demandes d’amis.

  3. J’ai fait le choix de ne pas me prendre le chou et de différencier mon activité d’auteur et mon profil personnel. Oui, effectivement, c’est une solution que tu proposes. Après, de toute façon, comme je le rappelle dans le post, je n’aime pas Facebook, ça me saoûle, c’est trop chiant de gérer les autorisations de qui peut voir quoi, bref. Et dans la pratique, les gens ne sont pas habitués à utiliser l’option « suivre » et font systématiquement des demandes d’amis. Que je refuse. D’ailleurs je le dis ici à l’attention des gens qui m’auraient contacté par ce biais-là : je n’accepte que des gens que je connais et en qui j’ai confiance sur ma page perso. Et puis fuck Facebook.

  4. Très bien, comme toujours, mais je confirme la distinction essentielle entre profil personnel et page sur FB. Les pages, c’est un trou sans fond. Le profil, bien utilisé, peut vraiment être efficace, aussi bien en terme de discussion que de diffusion.
    Je note au passage que tu as mis de côté le problème épineux du dialogue auteurs/commentateurs à l’intérieur d’un site. Pour ceux qui fréquentent le web depuis avant le 2.0, un site est plus un lieu de diffusion que de discussion. WordPress permet aux visiteurs de tout commenter, si l’auteur le souhaite :c’est l’idéal (mais bon, personnellement, je me suis cassé les dents quand j’ai tenté de l’installer chez mon hébergeur OVH, faudrait que je retente le coup.)
    Pour l’archivage, la question se pose de savoir si les commentaires ont la même valeur que le contenu de la page lui-même. Selon les cas et les lieux, la réponse sera assez différente, j’imagine.

  5. @Nicolas : Quand tu fais une sauvegarde de ton WordPress, il te sauvegarde aussi tes commentaires (c’est essentiel!). Mais oui, effectivement, la distinction entre page et profil est importante.
    Si tu as besoin d’un coup de main pour ton wordpress, fais signe. 😉

  6. Super article ! Que je nuancerais en disant que Facebook est indispensable et très complémentaire et pas seulement pour diffuser des informations mais dans une logique d’échanges. Donc fuck facebook si tu veux, moi aussi je déteste certains aspects, mais c’est dommage… Et aussi en reprenant ce que tu as dit sur Wix : à présent c’est une solution idéale, au moins aussi bien que WordPress. Pour ma part j’y gère mon site + blog et les modèles sont très pros et personnalisables à l’infini ! (pour info et sans vouloir faire ma promo, vas sur http://www.espacesinsecables.com ). A bientôt, je guette notamment tes vidéos Youtube avec impatience !

  7. merci pour cet article
    ça me rappelle qu’il faut que je mette un peu à jour ma présence sur Internet
    ça tombe bien c’est les vacances ^_^

  8. Peut-être que Facebook et autres réseaux sociaux sont indispensables, mais j’en suis de moins en moins convaincu. Au départ un outil pour rester en contact et échanger avec des proches, c’est devenu une course à l’égo, à qui aura le plus de like, le plus de followers. Warhol prédisait un futur où chacun aurait ses « 15 minutes of fame », nous sommes déjà passés à la phase suivante : tout le monde est célèbre, en permanence et tout le temps. Les seuls qui sortent du lot seront bientôt ceux qui se font rares. C’est pourquoi je crois que Neil à mille fois raison en pointant l’importance d’un site en propre, vitrine, base arrière et lieu d’échange tout à la fois, dégagé de la pression inutile des réseaux. Cela n’empêche pas une présence « témoin », mais il me semble inutile d’y perdre toute son énergie.

  9. Je suis d’accord avec tout, et j’essaie de faire de mon coté tout ça.

    Juste un détail, il aurait été pas mal de citer spip à coté de wordpress, au motif que l’un des 2 auteurs cité, à savoir françois bon, n’utilise pas wordpress pour son site mais spip : http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article554 .

    Dans mon microscome j’ai observé qu’il arrivait que des auteurs ne souhaitait pas se présenter comme un blog, mais plutôt comme un livre, comme un ensemble. Spip est je pense mieux adapté pour ça ; on me dira qu’on peut faire ça aussi avec wordpress, ok, et qu’il y a quantité d’autres machins dans le genre. Mais, citant François Bon, ça me parait cohérent de citer Spip aussi.

  10. @Lokipazop : Alors effectivement, c’est juste de citer Spip, mais je ne connais rien DU TOUT à ce CMS, jamais utilisé. Donc je préfère laisser cela aux spécialistes, en espérant que ton commentaire donnera envie aux gens de s’y intéresser aussi.

  11. Salut,

    Étant un ingénieur en informatique, je préfère utiliser des solutions maison afin de pouvoir réellement créer des outils novateurs et intéressants pour les auteurs. Mais je suis très satisfait de lire ton article ! Je trouve ça très important d’avoir une présence moderne et pas un truc tout vieux tout moche (quoi ceci est un site en 2016 http://www.bernardwerber.com/devousamoi.php ?) sur Internet. Et pour ça, quand on a pas de connaissance technique, WordPress reste une référence.

    Récemment, j’ai travaillé avec Alexandre Jarry pour lui développer son site personnel bénévolement et nous sommes plutôt satisfait du résultat même s’il reste encore beaucoup de travail ! D’ailleurs si vous avez des retours à nous faire, nous sommes preneurs : https://www.alexandre-jarry.fr

  12. D’accord avec tout, sauf pour Médium. Il y a vraiment un tas d’articles super intéressants sur Médium et c’est pas que fait pour les hipsters. Electric Literature (https://electricliterature.com) par exemple est sur Médium et c’est un blog super intéressant ! Après, je comprends ce que tu veux dire (tu parles des auteurs), mais il y a aussi un tas d’auteurs qui ont une page Médium qui est très bien alimentée, puis il suffit de s’inscrire à la newsletter de Médium si on veut pas être embêté, on perd pas son temps, on a les articles les plus appréciés (la communauté sur Médium étant d’assez bonne compagnie, les articles les plus appréciés sont souvent de qualité). Sinon, rien à redire sur le reste, je suis d’accord avec toi en ce qui concerne avoir son site internet.

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