Cthulhu n’est pas mort : enquête sur un culte millénaire dans les bas-fonds de Berlin (1/4)

J’attends mon rendez-vous de 19h30 au coin d’une place déserte. L’endroit qui a été choisi se situe dans les anciens quartiers ouest de Berlin. Si du temps du Mur les environs étaient l’épicentre d’une activité frénétique, ils sont aujourd’hui réduits à l’état de blocs résidentiels desquels dépassent parfois les crêtes des grands hôtels au luxe discret — on est tout proche du quartier des ambassades et à deux pas du siège de la CDU, le parti d’Angela Merkel. La folie berlinoise s’est déplacée à l’est, du côté de Kreuzberg et de Neukölln. Là-bas, les loyers sont encore abordables et la population cosmopolite, même si la gentrification, l’ennemie jurée du Berlinois, a tendance à pousser dehors les plus pauvres.

Je n’ai pas caché mon étonnement quand mon contact m’a filé rencard à Schöneberg — pour avoir plusieurs fois visité la ville en tant que touriste, je sais qu’il ne s’y passe pas grand-chose. On y croise surtout des expatriés — l’école et le lycée français se trouvent non loin de là — des « mamas Macchiato » et une bonne partie de la communauté gay bear. Rien de ce que je suis venu chercher dans la capitale un jeudi soir à bientôt vingt heures passées. Florian — appelons-le comme ça — est en retard. Il fait nuit noire depuis seize heures et je commence à m’ennuyer.

J’ai rencontré Florian sur un forum de discussion. Le jour, il travaille à la sécurité informatique d’une grande entreprise pharmaceutique, collectionne les figurines de super-héros et écoute de la musique classique entre deux disques de metal : il correspond parfaitement à l’archétype du nerd tel qu’on nous le vend dans The Big Bang Theory. Mais Florian est riche de passions hétéroclites, et c’est l’une d’entre elles qui m’a conduit à le contacter : il se passionne pour l’occultisme et la magie noire en lien avec le culte de Cthulhu et des Grands Anciens. C’est son petit hobby, un truc qui lui occupe quelques nuits par mois entre deux parties de Fallout. Et contrairement à la plupart de ceux qui traînent sur les forums lovecraftiens, Florian n’a pas l’air de plaisanter. Cthulhu, il y croit dur comme fer. Et il compte bien « m’apporter la preuve de son existence ». Je l’ai pris au mot, bien entendu.

Dix minutes plus tard, la silhouette encapuchonnée de Florian se dessine derrière les arbres de la place : il porte un sac à dos de lycéen, un hoodie Star Wars, un jean un peu lâche et, détail incongru, des bottes de pêche. Il retire les écouteurs de ses oreilles, arrête la musique d’un glissement de doigt sur l’écran de son smartphone dernier cri et regarde mes baskets toilées avec effarement : « Je ne t’avais pas dit de venir avec de bonnes godasses ? », me demande-t-il dans un anglais impeccable. Je réponds que non, il ne m’a rien dit, et bonjour au fait. Florian tire la tronche. « Tu vas prendre froid, mec. »

Je rigole. Je suis venu pour rencontrer un ancien dieu, une créature polymorphe et cyclopéenne dont le seul nom suffit à terrifier les plus courageux. « Je mettrai une écharpe demain. » Il hausse les épaules et, d’un hochement de menton, m’indique une petite cahute un peu plus loin, près du trottoir : un genre de remise abandonnée en briques rouges comme il y en a des tonnes ici, bardée de tags et de graffitis. À bien y regarder, on distingue des silhouettes enfantines de créatures moitié-homme moitié-poisson peintes sur la façade craquelée. De jour, le décor doit être amusant. Mais parce que je sais pour quoi je suis venu, le spectacle me file des frissons. « C’est un ancien local de la Compagnie des eaux. Depuis la vague de privatisations, ils ont laissé plusieurs bâtiments à l’abandon… mais ça mène toujours aux réserves d’eau potable. C’est le moyen le plus facile d’aller là où on veut aller, » explique Florian.

Je comprends mieux le coup des bottes.

Loitering hoodies - Purplemattfish (CC-BY-NC-SA, via Flickr)

Loitering hoodies - Purplemattfish (CC-BY-NC-SA, via Flickr)

 

L’ingénieur en informatique tire un pass de sa poche et ouvre la cahute. À l’intérieur, l’électricité est coupée, mais un tas de lampes-torches nous attend derrière la porte : le chemin est fréquenté, et par des habitués. Florian en ramasse une, m’en tend une seconde. Nos faisceaux lumineux peignent les murs de zébrures blafardes. Vu le nombre de canettes et de sachets de chips vides qui jonchent le sol, la femme de ménage ne doit pas passer tous les jours. « Grouille, » me presse Florian en m’indiquant une porte en métal qu’il déverrouille d’un coup d’épaule. Le battant grince, révélant une bouche d’obscurité dont le chemin s’enfonce dans un océan de ténèbres. « Fais gaffe : les marches glissent. » Une odeur de pourriture s’élève du monstrueux gosier. Un escalier en métal disparaît dans un noir d’encre. J’ai l’impression d’entrer dans la bouche d’une immense créature. Et si Berlin abritait sous sa surface un monstre gigantesque ? Je chasse ces pensées. Je suis là pour être objectif.

Petite piqûre de rappel à ceux pour qui « Cthulhu » n’évoquerait au mieux qu’une recette de cuisine vietnamienne, un juron en slovène ou un « mot compte double » au Scrabble. Né de l’imagination fertile, quoique sans aucun doute malade, de l’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), Cthulhu est avant toute chose une créature de fiction : il s’agit d’un dieu extraterrestre cruel et destructeur grand comme dix cathédrales, vénéré sur la Terre par une poignée de fidèles qui attendent sa libération. Car le grand Cthulhu fut autrefois banni de sa planète d’origine et repose désormais sous l’océan Pacifique, au large du Chili, dans une immense prison sous-marine baptisée R’lyeh. Ses adorateurs se retrouvent sous la bannière d’une litanie que tous connaissent pour l’avoir lue mille fois dans les récits du Maître de Providence : « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn » —  »Dans sa demeure de R’lyeh la morte, Cthulhu attend en rêvant. » Car les rêves ont une importance centrale dans cette monstrueuse cosmogonie : c’est par leur intermédiaire que le faux dieu contacte ses adorateurs.

Polyphème hideux mi-poulpe mi-dragon, Cthulhu s’est peu à peu imposé dans l’imaginaire collectif, passant du statut d’icône de série B à emblème de toute une génération de fans de science-fiction. Lovecraft était allé jusqu’à inventer toute une mythologie pour son panthéon, et même un exégète : l’arabe dément Abdul Al-Azred, mort dévoré en plein jour par des créatures invisibles dans les rues de Damas, aurait écrit aux alentours de 700 après Jésus-Christ un ouvrage impie baptisé Al Azif, traduit ensuite sous le nom désormais célèbre de Necronomicon. L’histoire de Cthulhu, parmi des milliers d’autres blasphèmes, y était consignée. L’ouvrage a toujours suscité la curiosité des fans : ces derniers espéraient — et espèrent toujours — qu’il soit authentique. Lovecraft avait pourtant été clair : le Necronomicon — et tout ce qui s’y rapportait, Cthulhu compris — était une œuvre de fiction, rien de plus. Mais le mythe a dépassé la réalité. Un peu partout, on a vu fleurir des Necronomicon plus ou moins authentiques, des fiches de bibliothèques rédigées par des fonctionnaires facétieux ou encore des photos sous-marines censées représenter la prison du dieu. Le besoin de croire était plus fort que la réalité.

Captain Cthulhu, by Nate (CC-BY-NC, via Flickr)

Captain Cthulhu, by Nate (CC-BY-NC, via Flickr)

 

Aujourd’hui, Cthulhu est surtout connu des amateurs de jeux de rôle. On trouve des peluches, des pantoufles ou des bonnets à son effigie. Lui vouer un culte — au second degré, s’entend — n’a plus rien d’effrayant.  Mais ce n’est pas ce que je lis sur le visage de Florian. Ses traits sont tirés, sa bouche figée dans un rictus d’impatience. L’obscurité me dissimule ses yeux, mais je devine à sa manière d’accélérer l’allure tous les dix mètres qu’une crainte mêlée d’impatience lui colle une sacrée fièvre. « On est en retard », répète-t-il comme le Lapin blanc d’Alice. Nous nous enfonçons dans les sous-sols de Berlin. Le Pays des Merveilles ne m’a jamais paru si humide.

Ça fait quelques années déjà que je traque les adorateurs de Cthulhu. On trouve sur le net des milliers de soi-disants  »croyants ». Mais de vrais fidèles — des gens persuadés que les fictions de Lovecraft reposaient sur un socle réel — il en existe finalement assez peu. J’ai échangé des mails avec un gourou convaincu d’avoir établi une connexion spirituelle avec l’ancien dieu. Sirotant café sur café devant sa webcam, il m’a expliqué traduire en peintures et poèmes le message de l’entité en un langage intelligible aux humains. Ses dessins se vendaient à prix d’or. Au Chili, j’ai entendu parler d’un village de pêcheurs qu’on disait ravagé par une maladie inconnue. J’ai contacté un journaliste local pour qu’il s’y rende à ma place. Ce dernier a bien remarqué quelques lésions cutanées étranges chez les plus anciens habitants, mais la rumeur semblait avoir été propagée par les autochtones pour tenir les curieux à distance. Face à la plage se dressait un temple branlant fait de bois et de tôle, sur la porte duquel un œil peint au centre d’une étoile paraissait chuchoter quelque savoir impie. Mais mon intermédiaire n’a pas pu rencontrer le prêtre en charge du culte, parti pour quelques semaines à bord de son bateau de pêche. Malgré mes nombreux mails de relance, le journaliste ne m’a jamais plus contacté. J’ai également trouvé trace du culte au Japon : des yakuzas tatoués des pieds à la tête demandaient à leurs encreurs le portrait d’une divinité à face de pieuvre qui leur serait apparue en rêve. Un phénomène mondial, mais Berlin offrait des pistes encore plus prometteuses. Maintenant que Florian et moi terminons notre descente et débouchons sur un corridor large d’environ deux mètres qui file en ligne droite vers l’est, je suis convaincu d’avoir fait le bon choix.

« C’est une voie de maintenance », explique-t-il. « On croise parfois des amateurs d’urbex (N.B. : l’exploration urbaine de lieux abandonnés, activité très en vogue ces dernières années et pour laquelle Berlin est justement un terrain de jeu idéal), mais c’est plutôt désert sinon. Ça court sous toute la ville, mais on ne va pas si loin. Y en a pour un quart d’heure à pied. » Florian est fébrile, comme s’il craignait d’être réprimandé pour son retard. Je force l’allure. Mes pieds sont gelés. Pas étonnant : nous pataugeons dans une dizaine de centimètres d’eau. Au moins ce n’est pas de l’eau souillée. « Quand il pleut, le niveau peut monter jusqu’à la taille. Mais l’automne a été sec. » Ce couloir permet de gagner les réservoirs d’eau potable de la ville, « c’est pour ça, l’odeur de chlore ». Pendant les bombardements de la dernière guerre, des tas de gens s’y planquaient : on y entreposait même les collections des grands musées. Berlin est truffée de bunkers, et notamment d’abris anti-aériens réputés à l’épreuve des bombes — certains tiennent toujours debout, les Russes n’ayant pas réussi à les dynamiter, et servent parfois de fondations à des immeubles modernes. Mais j’ignorais l’existence de ces réservoirs. « Quand on a commencé, on a hésité à prendre un bunker comme quartier général. Le truc, c’est que ça aurait eu la classe : quand tu rentres dans un de ces machins, l’atmosphère te prend vraiment à la gorge. Mais la plupart sont exploités par des sociétés commerciales pour des visites touristiques, et le reste est truffé d’urbex. Regarde l’ancienne ambassade d’Irak : au début, c’était juste un bâtiment super cool à explorer la nuit. Aujourd’hui, c’est rempli de hipsters qui y apportent leurs caisses de Club Mate. On a fouillé dans le cadastre — pas celui accessible au public hein, celui qu’on ne peut consulter qu’en piratant la banque de données de la mairie, et on s’est dégotté ça. Au final, on y gagne : personne risque de venir nous emmerder, d’une, et puis la symbolique de l’eau est plutôt bien trouvée quand on s’intéresse à Cthulhu, non ? » 

Le chemin est balisé. Un peu partout sur les murs, le symbole en forme d’étoile cerclant un œil est peint au pochoir dans différentes couleurs. Ils sont placés comme autant de petits cailloux. Florian relève une manche de son sweat à capuche Star Wars, dévoilant un symbole identique tatoué sur son avant-bras. « C’est avec ça qu’on se reconnait. Jette un œil autour de toi : des tas de gens l’ont. Des serveurs, des agents d’entretien, des médecins, des chefs d’entreprise… tous ne connaissent pas l’existence du temple, mais nous sommes connectés les uns aux autres. » Je demande : « Vous utilisez quoi pour rester en contact ? Twitter, Facebook, IRC ? » Ses épaules s’agitent d’un tremblement. « Un autre genre de connexion, » se contente-t-il de dire, laconique. Le couloir s’ouvre bientôt en arche sur notre gauche, dévoilant le dessin aussi somptueux qu’inquiétant d’une enfilade d’arches de pierre. Les faisceaux de nos lampes se cognent dans l’eau qui trempe la partie inférieure des piliers. On se croirait dans une piscine la nuit. Passé les piliers, nous pénétrons dans une grande salle taillée à même la roche. Je frissonne à nouveau, mais le froid n’y est pour rien.

Charalampos Konstantinidis, Cistern (CC-BY-NC-SA, via Flickr)

Charalampos Konstantinidis, Cistern (CC-BY-NC-SA, via Flickr)

 

Une dizaine de femmes et d’hommes du même âge que Florian nous attendent dans l’obscurité. Florian s’excuse. Il est en retard et les autres le lui font sentir, usant d’un silence pesant et de regards lourds de sens. Il m’introduit brièvement. Mon travail n’a pas l’air de les passionner. « C’est l’heure, bordel ! » peste une post-adolescente aux cheveux bleus. Florian sort de son sac une masse sombre emmitouflée dans un plaid. Les autres reculent, comme si l’ingénieur en informatique brandissait une arme. « Je l’ai imprimée en 3D au C.C.C. (N.B. : Chaos Computer Club, un repaire de hackers berlinois) à partir d’une modélisation. Elle fait super authentique, non ? » Florian me présente une affreuse statuette à l’effigie de Cthulhu, le dieu poulpe. Elle a l’air d’être vraie, mais quand je la soupèse se dévoile la supercherie : la peinture imite la pierre à la perfection, mais l’idole n’en est pas moins en plastique. « C’est pour l’ambiance, ça n’a pas vraiment d’importance pour la suite. Mais ça nous aide à nous concentrer. » Les autres le pressent. Florian dépose la statue au centre du cercle formé par les adeptes. À la lumière des torches, je remarque un détail qui ne m’avait pas frappé jusqu’ici : leurs yeux sont outrageusement cernés. Ces gens souffrent visiblement d’insomnies carabinées.

« On ne dort pas la semaine. Ça fait partie du culte. Il faut éprouver le manque de sommeil pour atteindre la vérité. » Un instant je crois qu’on se moque de moi, mais je suis forcé de me rendre à l’évidence : les valises sous les paupières, les humeurs maussades, les mouvements mal assurés… ces types n’ont qu’une envie, aller se coucher. Je m’apprête à leur demander pourquoi ils ne sont pas dans leur lit plutôt qu’ici, sous la ville, lorsqu’un puissant vacarme me défonce les tympans. C’est de la musique, de la musique classique même, un orchestre symphonique. « Beethoven ce soir », dit un jeune homme déjà allongé par terre. « On est sous la Philharmonie, dit Florian. Les murs sont super bien isolés, mais le sol est un gruyère. Ici, on peut entendre les concerts comme si on y était. » Je suis bluffé : malgré un écho qui déforme certains passages jusqu’à les rendre dissonants, le son est hallucinant. « Super, hein ? » Les adeptes se sont tous allongés par terre, paupières fermées. Certains ronflent déjà. Florian baille à s’en décrocher la mâchoire. Je lui demande si toute cette histoire est sérieuse. Son sourire crispé me plonge dans le malaise. « Tout se passe dans le rêve, vieux. Dans le rêve. » Il dégaine de sa poche un tube d’aspirine, le débouche et fait tomber dans le creux de sa paume une petite pilule verte et boursoufflée. « Un somnifère à base d’algues, ça vient direct de R’lyeh. Tu ne pourras pas participer, tu verras certainement rien du tout d’ailleurs, mais peut-être que tu pourras entendre… » Son phrasé, lent et solennel, se conjugue à la beauté du morceau qui résonne au-dessus de nos têtes. J’ai l’impression de faire ma première communion. Pourtant, je parviens seulement à articuler une réponse navrante : « Je crois que je suis allergique. »

Florian rigole, me colle la pilule dans la main, me lance un ironique « comme tu le sens, mec » et s’allonge sans plus tarder au milieu les autres. Le manque de sommeil le fait basculer dans la torpeur avant que sa tête ne touche le sol. Je me retrouve comme un idiot, debout au milieu d’un cercle d’endormis complètement cramés du cerveau. Je me sens soudain seul. Horriblement seul. Je me retourne vers l’entrée. Si je pars, est-ce que je saurai retrouver mon chemin seul ?

Un cri retentit dans mon dos. Je sursaute, crie à mon tour, lève les poings pour me protéger. Un second cri, plus grave, plus rauque aussi, dont l’écho se fond dans les accords de violon déformés par la pierre. Un troisième cri, comme un chœur cette fois, s’élève. Je baisse les yeux vers le groupe allongé. Ils cauchemardent, tous autant qu’ils sont, et le spectacle auquel ils assistent derrière leurs paupières closes semble les terrifier.

Je ne peux pas rester. Il faut que je sorte.

Tout de suite.

Assourdi par la musique qui m’enveloppe de tous côtés, je retrouve tant bien que mal mon chemin à l’aide des étoiles peintes sur les murs. Je regagne la surface en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, hors d’haleine. La fraîcheur de la nuit me réconforte, et le ronronnement de la circulation efface peu à peu les dernières notes de la symphonie fantomatique. Ai-je rêvé quand j’ai cru entendre, derrière les accords de violon et de piano plaqués avec fureur, un grondement sourd — celui d’une voix spectrale — m’appeler par mon nom ?

La pilule au fond de ma poche, je regagne le métro tout en jetant régulièrement des œillades inquiètes par-dessus mon épaule. Direction l’hôtel et une nuit sans rêve.

[à suivre]

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Crédits photo bandeau : Florian, X-Plored (CC-BY-NC-SA, via Flickr)