Crise passagère 

Des fois ça paraît clair. Aujourd’hui, non. Quoi écrire ? Surtout, pourquoi écrire ? Même en y imprimant ma marque, est-ce que ça vaut le coup de pondre quelque chose déjà mille fois rêvé ? 

J’envie Damasio d’écrire un livre tous les 10 ans, c’est un bon rythme. Ce n’est pas tant l’écrire, le problème, mais de trouver quel livre écrire. Ils sont si nombreux à se bousculer au guichet de mes doigts, et pourtant aucun ne me semble vraiment important à cet instant ; aucun de ces projets n’a besoin de moi désespérément. Je voudrais écrire une histoire qui a besoin de moi. 

Ce sentiment est récurrent. En général, il finit par passer. 

2 pensées sur “Crise passagère ”

  1. Bonjour Julien,
    je viens de lire un roman qui m’a laissée nostalgique et pleine de tendresse, et pourtant ce roman raconte une histoire simple. Une veuve demande a son voisin veuf également de dormir avec elle dans le même lit.Tu sais, ce livre m’a marqué, il parle de vieillesse, de solitude et du regard des autres, comme la famille. Des histoires  » simples  » font des romans profondément humains qui touchent le coeur
    Maintenant je me dis que les auteurs ne devraient pas à toute fin chercher la  » singularité  » . Ce roman est dans mon coeur
    La cadence de l’écriture ? oui je comprends. Amélie Nothomb en a plein les tiroirs , mais voilà….

  2. Tu as tout à fait raison, Natalia, et c’est justement vers ce genre de roman que mon instinct me pousse. Mais c’est dur, parce que c’est loin du personnage que je me suis créé. Et c’est aussi pour ça que j’ai envie de prendre un peu mes distances avec lui. Des histoires humaines, mûries longtemps.

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