Pourquoi je suis contre la création d’un label de qualité pour l’édition indépendante

L’idée d’un « label » de qualité attribué aux livres écrits par des auteurs indépendants et destiné à séparer le bon grain de l’ivraie émerge peu à peu, notamment dans la déclaration d’intention de la future Fédération des Auteurs Indépendants.

<rappel> à celles et ceux pour qui le concept d’auteur indépendant apparaîtrait nébuleux : un auteur indépendant publie ses textes sans passer par la case éditeur. On parle aussi d’autoédition ou d’autopublication. L’autrice indépendante utilise internet, mais aussi les services d’impression à la demande et même parfois des imprimeurs traditionnels, pour distribuer son travail. Il ou elle assure en général sa propre promotion, notamment via les réseaux sociaux. Quand un auteur publie à la fois chez des éditeurs « traditionnels » et par ses propres moyens, on parle d’auteur « hybride » (ça vaut ce que ça vaut). </rappel>

Je me suis publiquement exprimé contre ce label, mais je n’en avais pas détaillé les raisons. Je vais donc les développer ici. Mais d’abord, et pour éviter que l’on m’accuse de mener l’instruction à charge, je vais mettre en lumière les avantages qu’il y aurait à la création d’un tel « sceau de qualité ». Continuer la lecture de « Pourquoi je suis contre la création d’un label de qualité pour l’édition indépendante »

Gobbledygook, épisode 7 : Les morts savent vivre

Après quelques semaines supplémentaires d’attente, la faute aux fêtes de fin d’année, à des enfants malades et/ou surexcités en fonction du moment, à une flemme parfois astronomique et à d’autres raisons plus ou moins occultes impliquant des exorcismes, un démon amateur de crevettes et un combat entre les forces du Bien et du Mal, le voici enfin, le nouvel épisode de Gobbledygook. C’est le numéro 7, et il fait plus de 30 minutes, donc accrochez-vous. J’espère qu’il vous plaira. Vous pouvez l’écouter juste en-dessous, et sinon dans les prochaines heures sur iTunes et YouTube. Continuer la lecture de « Gobbledygook, épisode 7 : Les morts savent vivre »

Mon 365 de 2017 : regarder 365 films

Vous me connaissez, j’aime bien l’idée de régularité quand on fait quelque chose. Cette année, j’ai une envie : combler mes lacunes cinématographiques. Parce qu’il y en a forcément, et que j’en ai assez de ne pas connaître certains films que tout le monde a vus.

Un exemple ? Je n’ai jamais vu ni un Rocky, ni un Rambo. Jusqu’à hier, je n’avais jamais vu le premier Die Hard (alors que les autres oui). Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais vu Princess Bride. Bref, ce genre de choses…

Alors c’est décidé, je vais regarder un film par jour. Continuer la lecture de « Mon 365 de 2017 : regarder 365 films »

Retour aux sources ?


Je suis en train de terminer l’écriture d’une pièce, et je dois dire que ça m’a redonné très envie d’écrire des scénarios. Ça faisait longtemps que ça ne m’avait pas pris, en fait pas depuis ma (longue) « parenthèse » fiction romanesque. Mais à la base, c’est ce que je voulais faire de ma vie : écrire du cinéma. J’y ai même consacré mes études.

Pourquoi j’ai arrêté, je ne sais pas. Pas mal de déceptions, sans doute, et puis j’étais trop jeune, pas assez rompu à l’art subtil de ne pas abandonner au premier échec. C’est quelque chose de difficile à faire, ne pas abandonner. On trouve toujours de bonnes raisons d’abandonner. Ce n’est pas ça qui manque.

À 35 ans (mince, déjà), j’ai moins envie d’abandonner mes rêves à la première déconvenue. Mais je suis vieux et l’horloge tourne. Ca vous arrive parfois, ce genre de virage ?