Fin du Projet Bradbury, constat d’échec

Mauvaise nouvelle : je ne suis plus capable de continuer le Projet Bradbury dans ces conditions. C’est simple, je manque de temps. Et cette situation me plonge dans un stress tout sauf salutaire pour mon travail. Avec deux boulots, deux enfants et un déménagement à préparer en parallèle, je pointe chaque lundi avec un texte dont au final je ne suis pas fier. Autant arrêter les frais. Le 14ème texte, publié ce matin, sera donc le dernier.

Je continuerai de publier des nouvelles sur le blog, mais de façon moins régulière. Je ne peux pas donner de fréquence. Et à vrai dire, je ne veux pas. J’ai besoin d’aimer ce que je publie. Ça paraît idiot dit comme ça, mais c’est important. Continuer la lecture de « Fin du Projet Bradbury, constat d’échec »

Projet Bradbury : le droit de se tromper (et de changer d’avis)

À partir de la semaine prochaine, j’arrêterai de produire des versions audio des nouvelles du Projet Bradbury : trop de stress, trop de fatigue et surtout pas assez de temps… ou plutôt pas assez de temps à y consacrer.

Le bilan est assez facile à dresser. Si je considère aujourd’hui que les deux premiers mois de mon nouveau Projet Bradbury sont un succès d’un point de vue artistique, ils sont, de mon strict point de vue et au regard de mes attentes, un échec retentissant d’audience et de lecture. Continuer la lecture de « Projet Bradbury : le droit de se tromper (et de changer d’avis) »

Projet Bradbury #2 : pensées sur la ligne de départ

J’ai décidé de remettre le couvert : à partir du lundi 11 septembre prochain, je tenterai à nouveau de publier une nouvelle par semaine pendant un an. Et cette question, lancinante : y parviendrai-je une seconde fois ?

La première fois, c’est toujours moins compliqué : il y a l’énergie de « le faire au moins une fois dans sa vie », la rage de réussir aussi, de prouver qu’on en est capable. C’est complètement différent la deuxième fois. On n’a plus rien à prouver, ni au monde, ni à soi. On sait qu’on en est capable, puisqu’on l’a déjà fait. Et c’est justement parce qu’on n’a plus rien à prouver que c’est plus difficile. J’avais ressenti cela au moment d’écrire mon deuxième roman : alors que le premier m’avait littéralement coulé des doigts, ce fichu deuxième était sorti dans la douleur. Parce que la rage, la frénésie, l’excitation nous ont quitté, il faut puiser en soi une autre énergie. Ou la trouver ailleurs.

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