Comment se débarrasser efficacement de ses enfants : Edward Gorey et son abécédaire des gamins trucidés

Les parents le savent : rien de mieux pour apprendre l’alphabet à sa progéniture qu’un abécédaire. Mais The Gashlycrumb Tinies d’Edward Gorey (1925-2000) n’est pas nécessairement à mettre entre les mains les plus innocentes : au mieux se révèlera-t-il être un bon plaisir cathartique pour les pères et les mères à bout de nerf.

Traduit en français par les excellentes éditions du Tripode sous le titre « Les Enfants fichus », il est un bon révélateur des obsessions de son auteur, qui confessait volontiers :

En y réfléchissant, j’ai assassiné des enfants dans mes livres pendant des années.

L’ouvrage se présente donc sous la forme d’un abécédaire qui, s’il n’était pas si macabre, respirerait bon la légèreté et la poésie. Il ressemble en réalité davantage à un mode d’emploi de l’homicide infantile, ou pire, à une succession d’idées peut-être pas toutes à essayer.

Prenez par exemple Desmond, que ses parents ont eu la bonne idée d’emmener aux sports d’hiver. Si la neige laisse des traces, celles-ci sont vite effacées. Dans ce cas, pourquoi se priver d’une petite pichenette…

 « D pour Desmond, qu’on a jeté d’un traîneau »

Tous les enfants ou presque adorent les trains : ces charmants bambins leur voueraient presque un culte. Une bonne raison de s’approcher des rails, pour mieux les contempler.

 « V pour Victor, écrabouillé sous un train »

Les accidents ménagers tuent chaque année des centaines d’enfants. Si l’on ne répètera jamais assez aux parents de faire attention à l’endroit où ils rangent leurs produits dangereux, il peut arriver dans certains cas que l’étourderie soit volontaire.

 « J pour James, qui a bu de la lessive par erreur »

Parfois, il n’y a même pas besoin de pousser le destin : certains bambins sont suffisamment idiots pour s’occuper seuls de leur sort.

 « G pour George, étouffé sous un tapis »

 « E pour Ernest, qui s’est étouffé avec une pêche »

Mais à titre personnel, Neville restera mon préféré (je me reconnais bien en lui).

 « N pour Neville, qui mourut d’ennui »

On peut retrouver tous ces petits « enfants émiettés », et bien d’autres, dans le livre The Gashlycrumb Tinies d’Edward Gorey, disponible en anglais chez Harcourt Brace et en français aux éditions du Tripode. Il va sans dire que l’éditeur et l’auteur ne pourraient être tenus responsables des idées qui naîtraient de cette sulfureuse lecture.

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Photos d’illustration : Page42 (CC BY-SA)

Il faut plaindre les milliardaires : « La charité des pauvres à l’égard des riches », par Martin Page

Qu’est-ce que vous feriez si vous étiez riche à millions ? Oh, bien sûr, vous vous amuseriez un temps. Mais bien vite l’ennui vous rattraperait, n’en doutez pas, et avec lui l’inexorable dégringolade : peur, dépression, sentiment de vacuité… Non, vraiment, soyez rassuré : vous êtes bien mieux pauvre.

La charité des pauvres à l’égard des riches de Martin Page est un pamphlet qui ne dit pas son nom. Déguisé en satire qui rit jaune, en recueil d’aphorismes légers, soutenu par les illustrations aériennes et colorées de Quentin Faucompré, c’est un livre qui ne révèle pas son intention de prime abord : ne vous fiez pas à ce papier épais qui froufroute sous les doigts, ces pages mordent. Et elles ont des dents acérées.

Partant du principe que les pauvres constituent l’écrasante majorité de la population mondiale et que les riches sont si peu nombreux, l’auteur ironise en imaginant que la soumission des premiers aux seconds ne peut être que le fruit d’un complot silencieux : si les pauvres se laissent écraser, c’est qu’ils y trouvent forcément un avantage, puisque la force du nombre est de leur côté.

Et Martin Page d’égrener les incommensurables avantages qu’il y a à rester pauvre.

Les pauvres forment la masse qui anime la roue du monde. Dans les usines, les bureaux, les champs, les hôpitaux, ils fabriquent, exécutent, nettoient, servent. La plupart du temps leur labeur est difficile, et souvent ennuyeux. Que récoltent-ils en échange ? De l’admiration ? Non. De l’argent ? Pas davantage.

Leur hégémonie leur permettrait d’obtenir l’égalité en un clin d’œil. Ils disposent d’un beau catalogue d’actions possibles : grèves, manifestations, révoltes, révolutions. Pourquoi ne font-ils pas advenir une société plus juste ?

La réponse est simple : c’est parce qu’ils sont sages. Ils savent qu’ils ont tout à perdre avec l’argent. Leur pauvreté leur offre une chose infiniment précieuse : la discrétion. Personne ne fait attention à eux, personne ne se soucie d’eux, ils vivent donc libres.

Et puis il y a un grand confort psychologique à se trouver du côté de la norme.

Ainsi les pauvres formeraient communauté, là où les riches ne se complairaient dans leur condition qu’au prix d’une solitude impossible à supporter, et toujours sous la lumière des projecteurs. Au fil des pages se dégage de la prose de Martin Page une certaine tristesse qui confine à la compassion.

La richesse est une psychose. Aucun animal n’accumule plus que ce qu’il pourra manger. C’est ainsi que les pauvres regardent les riches : comme des êtres monstrueux, abîmés et fous. La charité des pauvres à leur égard consiste aussi à ne pas juger l’aberration de leur nature.

Car voilà la clef de l’ouvrage : le riche est un pauvre hère, une créature à plaindre. Ses millions lui ôtent sa seule chance de connaître un jour le bonheur. À l’instar de certaines philosophies orientales, mais aussi d’autres, plus proches de nous, comme les ordres Franciscains ou Dominicains, il s’agit de voir la pauvreté non pas comme un fardeau ou une malédiction, mais comme un but ultime à atteindre.

Les pauvres savent qu’ils ne seront jamais riches. Les riches croient qu’ils seront un jour heureux.

De temps en temps, les pauvres rappellent qu’ils règnent et que le monde est entre leurs mains. Ils se soulèvent et font des révolutions.

Les conséquences ne sont jamais très importantes. C’est du spectacle. Le but est de pousser les riches à perfectionner leur évolution et à ne pas s’endormir sur leurs fragiles acquis. Ainsi ceux-ci vont se munir de nouvelles milices et de moyens de contrôle plus efficaces et plus subtil pour renforcer leur pouvoir.

Les pauvres savent que les plus privilégiés n’ont pas les épaules pour supporter ce qu’eux-mêmes endurent. C’est faire preuve d’une infinie délicatesse que de leur épargner les hivers sans chauffage et l’absence de vacances, les culs-de-sac professionnels et le manque de reconnaissance.

Les pauvres ont la force morale et les capacités de résistance nécessaires pour mener leur vie. Les riches sont fragiles. Ils doivent être protégés et cajolés.

La charité des pauvres à l’égard des riches est un cri d’hilarité, un sanglot rieur, un dernier étranglement : rien n’y est évidemment à prendre au premier degré. Mais c’est aussi un appel à la prise de conscience, qui fait écho à certains monologues de Tyler Durden dans le Fight Club de Chuck Palahniuk :

“Remember this. The people you’re trying to step on, we’re everyone you depend on. We’re the people who do your laundry and cook your food and serve your dinner. We make your bed. We guard you while you’re asleep. We drive the ambulances. We direct your call. We are cooks and taxi drivers and we know everything about you. We process your insurance claims and credit card charges. We control every part of your life.

Souvenez-vous de ça. Ces gens que vous essayez de piétiner, c’est de nous dont vous dépendez. Nous sommes ceux qui lavent vos vêtements, cuisinent votre nourriture et vous servent votre dîner. Nous faisons votre lit. Nous montons la garde quand vous dormez. Nous conduisons les ambulances. Nous passons vos appels. Nous sommes les cuisiniers et les chauffeurs de taxi et nous savons tout de vous. Nous traitons vos demandes d’assurance et vos frais bancaires. Nous contrôlons tous les aspects de votre vie.

Et Martin Page de rappeler, dans la conclusion :

Celui qui donne sera toujours le maître de celui qui reçoit. Les riches sont en dette éternelle à l’égard des pauvres. Pour cette raison, ils leur sont soumis.

Ils devraient leur être soumis.

Non content d’être un livre brûlant de rage et d’énergie, La charité des pauvres à l’égard des riches est aussi un très bel ouvrage :  couché sur du papier de belle qualité issu de forêts éco-responsables, sur des machines qui selon les propres mots de l’éditeur sont « respectueuses de l’environnement », il est relié à la japonaise ; c’est-à-dire percé de quatre poinçons et cousu de grosse ficelle en reliure extérieure. Il s’agit de la reliure traditionnelle la plus courante au Japon, appelée yotsume toji (les relieurs japonais la désignent sous le nom de « style chinois », alors que les reliures à cinq trous sont de « style coréen »).

Il est également imprimé en risographie, un procédé qui mélange la sérigraphie et la photocopie et qui permet de belles impressions aux couleurs très douces, pour un rendu aléatoire et différent à chaque tirage. Chaque exemplaire est donc unique – une belle manière de célébrer le wabi-sabi, ce concept esthétique japonais issu du zen qui reconnaît la beauté dans l’imperfection.

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Burqa : le quotidien illustré d’une femme en Afghanistan sous le régime liberticide des Talibans

Malgré son petit format d’album cartonné, Burqa n’est pas à proprement parler un livre à mettre entre les mains des enfants. Fruit de la rencontre entre Jamila Mujahed, journaliste afghane née à Kaboul, présidente de The Voice of Afghan Women’s Association et fondatrice de la seule revue féminine afghane, Malalai, et de Simona Bassano di Tufillo, illustratrice italienne, le livre est en réalité un petit précis illustré sur le quotidien d’une femme en Afghanistan sous le régime liberticide des Talibans.

Jamila explique:

Pendant mon enfance et mon adolescence, l’idée même d’essayer une burqa ne m’a jamais effleurée. J’ai grandi dans une famille instruite. Ma mère était la seule à ne pas avoir été à l’école, mais jamais elle ne m’a demandé de porter la burqa, bien qu’il lui soit arrivé de s’en couvrir quelquefois lors de visites à notre famille de province. […] Il n’y avait aucune raison d’endosser cet habit prison si incommode.

L’auteur revient ensuite sur les origines de la pratique et raconte qu’en Afghanistan, la burqa n’est « pas une tradition culturelle forte ». Dans les années 60, il était rare de voir une femme la porter. Mais lorsque, pendant la guerre contre l’Union Soviétique, les Moudjahidin ont commencé à prendre une importance politique, alors la pratique s’est petit à petit répandue.

Les Moudjahidin souhaitaient qu’elles (les femmes) reviennent au port du hijab, le voile islamique,  et dans certaines villes, pendant le conflit, ils les terrorisaient en leur jetant de l’acide au visage. Ces actes d’intimidation obligèrent les femmes à mettre la burqa pour sortir de chez elles.

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Longtemps, l’auteur s’est sentie protégée par son métier de journaliste, et parvint à se passer de burqa. Mais lorsque les Talibans arrivèrent, plus radicaux encore, alors le soleil se voila définitivement pour toutes les femmes du pays.

Le lendemain (de la prise de pouvoir par les Talibans) je décidai de sortir pour avoir une vision claire de la situation. […] Avec horreur je constatai que les femmes avaient pratiquement toutes disparu de la ville et que les très rares encore visibles étaient couvertes de la tête aux pieds. Alors que j’entrais dans un magasin d’alimentation, le propriétaire me conseilla de m’en retourner chez moi sur-le-champ. Un escadron religieux de Talibans tournait dans les rues, punissant à coups de fouet les femmes sans burqa. Je courus chez moi, si vite que je faillis tomber évanouie en arrivant.

Le récit de Jamila est édifiant, et nous entraîne à l’intérieur de l’incroyable spirale extrémiste qui s’empara du pays à la fin du vingtième siècle, pour ne « finir » (si tant est qu’on puisse employer ce mot) qu’avec l’intervention militaire que nous connaissons tous.

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J’ai fini par demander à mon mari de m’acheter une burqa. Avant l’arrivée des Talibans, il m’arrivait très souvent pour mon travail de passer à l’extérieur jusqu’à douze heures consécutives. Je devais désormais rester à la maison des jours entiers, voire des semaines, sans aucune nouvelle du monde extérieur et sans pouvoir aller nulle part ; cela m’était insupportable.

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Par la suite, après la chute des Talibans, une journaliste américaine m’a demandé ce que l’on ressentait sous une burqa. Je lui ai répondu qu’il était impossible de décrire la sensation exacte que l’on éprouvait, et que pour la comprendre elle devait la porter. Elle l’a enfilée mais s’en est aussitôt débarrassée, me disant qu’elle préférait encore la prison.

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Au fond, mon expérience personnelle n’était que la face immergée de l’iceberg. J’ignorais si l’avenir nous réservait des temps plus radieux sans burqa, mais je l’espérais. J’espérais qu’un jour il y ait encore des femmes libres d’aller à l’école, de travailler et de sortir dans les rues.

Burqa, édité en France par les éditions La Martinière, est un témoignage aussi précieux que surprenant.

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Panda Bear Wandering Mind: un peu de kawaï dans un monde de brutes

Pour lire ce livre, pas besoin de savoir lire le chinois: même si Panda Bear Wandering Mind est né de l’autre côté du globe, de l’imagination de l’illustrateur Ping Er, l’histoire est secondaire et ne nécessite pas de diplôme en langues étrangères.

md4085784233Dans Panda Bear Wandering Mind, on suit une sorte de grosse peluche qui se retrouve, bien malgré elle, à faire un voyage en ville, trimballée d’une poubelle à un trottoir d’un coup de pied, récupérée par l’un, puis par l’autre au gré de ses rencontres fortuites… Le livre est quasiment sans paroles, et est une promenade contemplative dans le quotidien urbain de la Chine d’aujourd’hui. Les dessins —splendides — respirent la légèreté, la douceur et distillent une mélancolie étrangement agréable au fil des pages.

Comme le livre est assez difficile à se procurer (rapporté d’un voyage d’études), en voici quelques images afin de vous le faire partager.

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Si après tout ça, vous n’avez toujours pas envie d’aller caresser un panda, c’est à n’y rien comprendre…

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The Far Side, la bande dessinée hilarante de Gary Larson

On n’a pas entendu beaucoup parler de Gary Larson de ce côté-ci de l’Atlantique… et c’est un tort!  Dans son genre, Gary Larson est carrément un maître. Pour tout dire, cet américain de souche (il est né en 1950 à Tacoma, dans l’état de Washington) maitrise si bien l’humour anglais qu’on pourrait presque croire qu’il cherche à cacher d’hypothétiques origines britanniques. Maniant une plume cynique, caustique mais toujours bienveillante, Gary Larson fait exploser un humour absurde et acerbe que n’auraient certainement pas renié les Monty Pythons ou Charles Schulz, le créateur des Peanuts.

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Sur la pancarte: « Services sociaux, travaux publics, centre anti-poison, etc… »

Le personnage: « Deuxième étage, s’il vous plait. »

 

Avec un goût particulièrement prononcé pour les animaux —qu’il met en scène sous toutes les coutures, Larson joue des petits défauts, des mesquineries, des coups bas et des incompréhensions qui font le quotidien d’une existence.

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Moby Dick: « Bon sang! Des millions de gens dans cette ville et regardez qui j’emboutis… »

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Ses animaux sont très humains, et ses humains… bref, vous voyez le tableau. C’est avec plaisir que le dessinateur inverse les rôles de temps à autres. Je vous laisse donc en leur compagnie.

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À gauche: « Porno chez les amibes. »

À droite: « Oh, bonté divine! Votre père est parti si vite ce matin qu’il a encore perdu une antenne. »

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Légende: « L’enfer des chiens »

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Le chasseur: « Pas d’échange tant que nous n’avons pas vérifié que notre gars va bien!… Frank! Ça va?

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À gauche: « Les feux de camp chez les éléphants »

À droite: « Maintenant, une particularité que vous allez vraiment apprécier. Voilà! Un arbre juste dans la chambre principale! »

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À gauche: « Allez, mon bébé… Un grognement pour papa… »

À droite: « Blagues classiques chez les fleurs » — sur l’écriteau: « Tondez-moi »

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À gauche - Le présentateur: « Alors dites-nous, Buffy… depuis combien de temps êtes-vous un chient parlant? » - Sur la pancarte: « Eh bien Jim, je parle depuis déjà un bon moment maintenant… »

À droite - Légende: « Avant le papier et les ciseaux » - L’homme préhistorique: « Mince! Encore bloqués! Prêts? Un, deux, TROIS! »

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À gauche : « Salut, je suis Ernie et ce petit gars-là, c’est Gus. bienvenue sur notre île! », « Attention, monsieur, Ernie est fou! Il vous mangera à la première occasion! », « Oh, il plaisante, ne faites pas attention », « Ce n’est pas une blague! Il a mangé un allemand l’année dernière! », « Tais-toi, Gus! Alors, comment vous vous appelez, l’ami? », « Il est fou! Fou, je vous dis! ».

À droite, sur le magazine: « Safari! Observez des animaux de très près! »

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À gauche: « Comment les animaux sociaux travaillent ensemble »

À droite: « Alors je demande au jury… est-ce là le visage d’un tueur en série? »

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Sur le panneau: « Ce soir, le grand Mandini jongle avec NEUF têtes nucléaires! »

Dans le public: « Des têtes nucléaires, hein? Plutôt des têtes nucléaires désarmées, si vous me demandez mon avis! »

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Le pilote: « Désolé de vous interrompre, mais je vous informe que nous allons traverser une zone de turbulences: restez assis quelques instants…. (puis, à son co-pilote) Prêt? Un, deux, trois! « 

Puis « Bien, chers amis, je crois que nous venons de passer le pire… Oh, attendez, attendez! On dirait qu’une autre zone de turbulence approche! »

 

Pour terminer, une anecdote relatée sur la page Wikipédia de l’auteur: 

Gary Larson annonce, dans la Tenth Anniversary edition, qu’il a eu l’honneur de voir une espèce animale nommée d’après lui, par un zoologiste particulièrement blagueur. Strigiphilus garilarsoni est un pou détritivore qui se nourrit de plumes de chouettes (c’est un parasite hautement spécifique). Gary Larson s’en dit flatté et ajoute :

«de toute façon, je ne pouvais pas m’attendre à ce qu’on donne mon nom à une nouvelle espèce de cygne.»

On peut facilement trouver les recueils de Gary Larson en librairie. Il existe même un coffret qui reprend tout son cycle du Far Side, paru aux éditions Andrews McMeel… Malheureusement, il n’existe à ma connaissance pas d’édition française à ce jour. Une lacune à laquelle il faudrait peut-être remédier? En attendant, ces petites friandises se dégustent à l’anglaise.

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