[Vidéo] Quand je termine d’écrire un roman

Je viens de boucler la deuxième version de mon dernier roman Nemopolis. Bien sûr, il y en aura une troisième, une quatrième et sans doute une cinquième, mais c’était la première fois pour cette histoire que j’inscrivais le mot « Fin » au bas de la page. Et ça fait toujours un petit quelque chose.

Viendra bientôt l’affreux temps des corrections… Mais je vais me laisser quelques jours pour savourer le sentiment d’accomplissement avant de retourner m’arracher les cheveux. ;)

bando

Donner ou mendier : plusieurs manières de tendre une main

J’ai 33 ans. De l’avis de certains, c’est plutôt jeune. Selon d’autres, j’ai déjà un pied dans la tombe. Selon moi-même, c’est un peu des deux et ça dépend pas mal de l’humeur du moment. Si je prends Jean d’Ormesson comme point de comparaison, il est certain que la balance penche plutôt du côté « jeune écrivain ». Mais quand, une heure plus tard, je lis une ribambelle d’articles où des auteurs âgés d’à peine vingt ans publient déjà leur troisième ouvrage, je sentirais presque mes joues fondre et ma barbe s’étirer. La vérité, c’est que même si j’écris depuis presque vingt ans, ma carrière d’artiste (si tant est qu’on puisse accoler ces deux mots) ne fait que commencer. Elle est encore jeune, et je ne suis même pas sûr qu’on puisse se sentir un jour autre chose qu’un débutant. Je pense qu’à 90 ans, si je suis encore là, j’aurais toujours l’impression d’avoir quelque chose à commencer. C’est une idée qui me réjouit assez. Continue reading →

dracula

Soignez vos méchants

J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer tout le bien que je pensais de la série Once Upon a Time, qui si elle n’a pas vocation à révolutionner le genre, a le mérite de proposer des personnages de méchants des plus réjouissants, ce qui est assez rare pour être souligné. Une bonne histoire, c’est souvent et avant tout de bons méchants. Attention, quand je dis méchant, il ne s’agit pas forcément d’un pirate avec une jambe de bois et un œil de verre (pardonnez ce racisme anti-pirate primaire). J’entends le méchant au sens de l’opposant, du défi à relever et des barrières qui empêchent les héros d’accomplir la tâche qui leur est assignée. Néanmoins, quand un méchant est un vrai méchant au sens Disney du terme et qu’il est réussi, quel pied ! Continue reading →

worms

Humains trop humains : rivalité et jalousie chez les auteurs

À croire que l’univers conspire à me faire écrire cet article : depuis que Martin Page me l’a gentiment suggéré sur Facebook, je viens de participer à mon troisième échange en moins de 24 heures sur le sujet. La jalousie et la rivalité dans le petit monde de l’édition et des auteurs, c’est un peu comme une tache qu’on n’aurait jamais remarquée sur un vêtement qu’on aime bien : dès qu’on la pointe du doigt, on ne voit plus qu’elle.

Les auteurs sont des humains comme les autres, ce n’est une surprise pour personne : aussi beaux, généreux et surprenants que les autres parfois, et aussi vils, mesquins et égoïstes d’autres fois. Les écrivains — les artistes en général — ne dérogent pas à la règle qui fait de nous des êtres soumis à nos émotions primaires, celles qui viennent du ventre et qui nous obligent parfois — mais nous obligent-elles vraiment ? — à nous comporter d’une façon contraire aux bonnes mœurs ou à penser des choses dont nous retirons une certaine honte. Continue reading →