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KAPPA16, un robot-roman aux éditions Walrus

Jeudi dernier est paru KAPPA16, une novella de science-fiction (mais pas que) écrite par votre serviteur, aux éditions Walrus. Peut-être que certains d’entre vous se souviennent de ce texte que j’avais commencé à rédiger dans le métro berlinois (eh oui) il y a un peu plus d’un an à l’occasion de l’évènement La Littérature sur le Ring. Il s’agissait d’écrire quelque chose de lisible sur une période de 24 heures, le tout assis dans le métro berlinois dans la ligne circulaire de la Ring-Bahn (non, je ne suis pas masochiste). La première version de KAPPA16 était donc née à cette occasion. Après une nécessaire phase d’écrémage et de peaufinage, voilà donc le texte définitif — en version papier et ebook — agrémenté d’une jolie couverture orange. Continue Reading

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Hack la trad !

J’ai reçu un mail ce matin. Il m’était adressé par une lectrice régulière du blog (qui se reconnaîtra, donc) et qui avait vu passer cette annonce sur Twitter :

Dans ce message, elle me fait part de son expérience personnelle de crowdfunding — sans entrer dans les détails, mais il en ressort que ce n’était peut-être pas une idée aussi bonne qu’elle y paraissait de prime abord. Elle me conseille ensuite de réfléchir à une autre possibilité : plutôt que de faire financer une traduction en demandant de l’argent à mes lecteurs, envisager la piste du crowdsourcing. Continue Reading

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Hors des sentiers battus, écrire et faire lire autrement

La publication de mon précédent article m’a libéré d’un poids en même temps qu’elle m’a aidé à rebondir. Parfois les choses qui ruminent dans nos ventres ont besoin d’être posées, écrites, puis diffusées aux autres pour fabriquer de l’écho et surtout du sens. C’est aussi une manière de définir un point de départ, un statu quo. Le statu quo, en dramaturgie, c’est une situation de départ : il ne se passe rien, mais un incident déclencheur va venir bouleverser l’équilibre. Quelquefois cet incident est un mot, une phrase, une idée toute simple. Dans tous les cas, le cycle de l’habitude est brisé. On voit soudain le monde d’une autre manière. Vous êtes quelques un·es à y avoir vu un moment de déprime. Le ton était un peu crépusculaire, mais il n’y avait pas vraiment de tristesse. J’avais juste besoin de poser ces mots, de les sortir. Et j’ai sacrément bien fait. Parce qu’une énergie nouvelle est née de cette publication. Continue Reading

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L’édition sans maison d’édition

J’hésite toujours à partager mes réflexions relatives au monde de l’édition, d’autant que mes positions ne sont pas tellement en phase avec celles d’une écrasante majorité d’auteurs et d’autrices (cf. les questions du domaine public, de la réforme selon moi nécessaire du droit d’auteur, sur le partage/piratage et les Creative Commons aussi, bref, vous voyez le tableau). Quand tu y réfléchis deux secondes, c’est une déclaration de guerre. Ce n’est pas une guerre franche ni une guerre très précise quant à ses objectifs, et puis beaucoup de gens se fichent de mon avis comme de leur première paire de chaussettes (et je leur en sais gré), mais à mon petit niveau, c’est l’équivalent de se tirer une balle dans le pied. L’adresse de ce blog figure sur tous les manuscrits que j’ai envoyés à des maisons d’édition. Tous les potentiels récipiendaires ont donc pu consulter mes articles, qui souvent bousculent, parfois fustigent, certains versants de l’industrie sans laquelle ces sociétés n’existeraient pas. Je sais que parmi eux, certains sont bienveillants. Parfois même ils sont d’accord avec moi ; pas sur tout bien sûr, mais c’est déjà mieux que rien. Mais j’imagine que pour les autres, les 98% pour qui ce genre de salades n’est ni plus ni moins qu’un ramassis d’utopies et d’incitation au piratage, c’est plus difficile à avaler. Après tout, pourquoi éditer quelqu’un qui « crache dans la soupe » ? Oh, ne me demandez pas : je n’ai pas la réponse. Continue Reading

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