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Ray’s Day 2015 : une journée pour partager son amour de la lecture

Quand j’ai proposé de lancer le Ray’s Day en août 2014, je n’imaginais pas qu’il puisse y avoir de suite : c’était une manière de prolonger l’ivresse du Projet Bradbury, de maintenir la joie et d’éloigner la tristesse d’avoir posé un point final sur cette jolie année. Mais des internautes enthousiastes et motivés ont insisté pour recommencer cette année. Il faut dire que pour une manifestation improvisée quinze jours plus tôt, le Ray’s Day 2014 avait eu un chouette succès. L’édition 2015 ne bénéficiant pas de l’aura de nouveauté qu’avait la version 2014, je m’attends à une participation moins forte… mais je ne suis pas devin et les amoureux des livres savent toujours me faire mentir. Continue reading →

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À part les crétins et les doux-rêveurs, qui veut encore améliorer ce monde ?

Je savais que Libé avait consacré sa première page au revenu de base, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de lire les articles qui y étaient consacrés. En tant que supporter de l’idée, j’ai donc sauté sur l’occasion lorsque j’ai vu passer l’un d’entre eux sur mon flux Twitter. L’article en question est très informatif et ne m’a rien appris de nouveau. Il récapitule, néanmoins sans condescendance ni paternalisme, il faut le noter, les différentes expérimentations en cours et les enjeux auxquels nous confrontera bientôt une société sans emploi (mais avec beaucoup de travail). Continue reading →

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Les conseils de William Faulkner aux jeunes écrivains

William Faulkner, l’auteur d’Absalon Absalon, Les Lumières d’août et Le Bruit et la Fureur, a reçu un nombre impressionnant de prix et de distinctions, notamment deux fois le prix Pulitzer (1955 et 1963) et le National Book Award à titre posthume pour l’ensemble de son œuvre. Contemporain de Fitzgerald et d’Hemingway, il fut pourtant d’abord un étudiant médiocre et a exercé bon nombre de métiers alimentaires — caissier dans une librairie, employé de banque, receveur des postes… — avant d’être reconnu pour son travail. Malgré la reconnaissance, Faulkner jugea que la création littéraire était un métier qui rapportait peu et se tourna vers Hollywood dans les années 40 : la paye était bonne, il pouvait rencontrer des stars et satisfaire à la fois son penchant pour la bouteille et les aventures extra-conjugales. L’alcool et la littérature ne faisant pas toujours bon ménage, les critiques jugèrent que la qualité de ses romans déclinait avec le temps. Cela ne l’empêcha pas de recevoir le prix Nobel de littérature en 1949. Des mauvaises langues prétendent qu’il aurait prononcé son discours sous l’effet des vapeurs de la liqueur. Reste que ce texte, écrit par l’un des plus grands auteurs du siècle passé, demeure un témoignage sincère de sa foi en l’humanité et un encouragement pour les générations d’écrivain.es à venir.

« Mesdames, messieurs,

J’ai le sentiment que cette récompense n’est pas attribuée à l’homme que je suis, mais à mon travail : l’œuvre d’une vie consacrée à la douleur et aux sueurs de l’esprit humain, jamais pour la gloire et encore moins pour le profit, mais pour bâtir avec ce matériau quelque chose d’inédit. Cette récompense m’est seulement confiée pour un temps. Il ne sera pas difficile de trouver une utilité à l’argent qui l’accompagne et d’en faire bon usage à la mesure du propos et du sens de son origine. Mais je voudrais utiliser de la même façon les éloges qui me sont adressées, en profitant de cet instant comme d’une tribune depuis laquelle je pourrai me faire entendre par ces jeunes hommes et ces jeunes femmes qui se consacrent déjà à cette même angoisse et à ce travail, et parmi lesquels se trouve déjà celui ou celle qui se tiendra ici un jour à ma place. Continue reading →

La clef de la réussite n’est pas le talent, mais la persévérance

C’est du moins la théorie que défend Angela Lee Duckworth, enseignante et chercheuse, dans cette vidéo TED Talk (sous-titrée en français). Je la rejoins sans hésitation sur ce terrain, même si la persévérance n’est pas une qualité innée et qu’elle doit être travaillée, surtout quand on est confronté à un échec (ou à une série d’échecs). Je vous invite à regarder la vidéo pour vous faire votre propre opinion.

Si le cerveau est un muscle et l’écriture un sport de haut niveau, ce n’est pas pour rien que je me sentais à l’aise de comparer le projet Bradbury à un marathon. Pas tellement pour le sport, ni pour le côté performance, mais davantage pour les aspects liés à l’endurance. Notre cerveau, et par extension notre capacité à progresser, est une mécanique qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas (sauf maladies et conséquences liées au vieillissement). Il y a donc fort à parier que plus vous vous obstinez, plus vous échouez, plus vous persévérez, meilleur vous deviendrez.

J’essaye d’ériger cette conviction en règle de vie, même si c’est loin d’être facile : l’optimisme est une ressource rare. Mais je suis persuadé que c’est à terme le bon choix à faire.

Si tous les disques devaient brûler et que je ne pouvais sauver qu’un seul groupe…

… ce serait celui-là (désolé si ce n’est pas le vôtre, mais Page42 est un infâme régime autocratique).

La vidéo postée à l’origine ayant été retirée de Vimeo pour des raisons de ****** de copyright infringement, j’ai retrouvé cette version sur Youtube de Help, en moins bonne qualité et avec donc une seule chanson sur les six ou sept à l’origine.