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Comment avoir plus de lecteurs sur internet ?

Après des semaines, des mois, que dis-je, des années de recherche intensive, de tentatives ratées, d’expérimentations plus ou moins fructueuses, je suis en mesure de vous révéler un grand secret. C’est tellement simple que personne n’y avait pensé auparavant, et pourtant ça marche ! C’est même mathématique. Comment obtenir plus de lecteurs pour votre nouveau roman autoédité, pour votre blog santé ou pour votre comic-strip quotidien ? Eh bien c’est très simple : vous ne pouvez pas. (j’assume le clickbait) Continue Reading

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[Annonce] Jésus contre Hitler passe sous licence Creative Commons

Un court article, pas besoin d’en faire des caisses, mais juste suffisamment pour formaliser : l’univers que j’ai créé à travers les cinq premiers épisodes de « Jésus contre Hitler » passe sous licence Creative Commons BY-SA (la même que ce blog, la même que toutes mes créations désormais).

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En clair, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que vous êtes libres de vous emparer des personnages de la série, John J. Christ, David Goldstein, Lovecraft, McGally, Anita, Li Mei et tous les autres, et de leur faire vivre les aventures de votre choix. Vous êtes libres de reprendre le matériau originel pour le remixer (une romance entre John et David, ce serait pas mal). Vous êtes libres d’écrire, d’enregistrer, de filmer toutes sortes de fan-fictions, de les publier comme il vous chante, vous êtes aussi libres de les vendre.

Il y a deux conditions à cela. D’abord, me créditer en tant qu’auteur original (“d’après la série créée par Neil Jomunsi”, par exemple, ou tout autre formule qui vous conviendrait). Ensuite, publier votre œuvre sous la même licence BY-SA. Voyez. Ce n’est pas compliqué.

Je ne m’en flatte pas spécialement, mais la licence Jésus contre Hitler est de loin mon plus gros succès commercial. Ce qui a commencé comme une grosse blague s’est finalement transformé en véritable petite machine à pulps, avec des dizaines de milliers de lecteurs. Et j’ai envie que d’autres s’en emparent, car cette série est justement un hommage à la pop-culture et un grand bazar où s’entremêlent les influences assumées.

Cet univers vous appartient désormais autant qu’à moi, que vous écriviez une micro-nouvelle de dix lignes ou des romans de mille pages. Je serai ravi de lire vos productions, et si vous me faites passer le lien, je relaierai bien sûr le message.

Amusez-vous bien.

Vous aimez Page 42 et vous voudriez me donner un coup de main ? Ça tombe bien, Tipeee est là : à partir de 1€/mois, vous pouvez devenir mon/ma mécène attitré.e et avoir accès à des contreparties exclusives, sans compter la satisfaction de continuer à lire mes textes en sachant que vous y êtes un peu pour quelque chose. C’est pas chouette, ça ?

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Je plagie, tu plagies, nous plagions : décorticage d’une hypocrisie

Je ne vais pas parler de ce que les artistes doivent à ceux qui les ont précédés. Tous sans exception, nous nous sommes construits en empruntant des chemins tracés par d’autres. Nous bâtissons nos maisons avec des briques que des créateurs morts depuis longtemps ont façonnées. C’est un fait que personne n’osera contredire : le domaine public regorge d’artistes dont le travail nous a inspirés – et nous ne nous en cachons pas, ou si peu. Quand Dan Simmons écrit Ilium, il rend hommage à Homère en plaçant son Iliade dans un contexte futuriste. Quand Josh Whedon écrit Buffy contre les vampires, il utilise la figure du revenant romantique telle que l’ont créée Polidori, Le Fanu et Stocker. Quand Baz Luhrmann remixe à la sauce MTV le Roméo et Juliette de Shakespeare, il utilise un matériau intemporel pour l’ancrer dans sa propre époque. Continue Reading

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Droit d’auteur pour les robots : une nouvelle boîte de Pandore

S’il est une chose dont on peut être certain en matière de propriété intellectuelle et de droit d’auteur, c’est bien celle-ci : toute modification législative proposée par l’industrie, et non par les créateurs eux-mêmes ou la société civile, se fait au détriment de ces deux derniers. Artistes et grand public sont les grands perdants de la guerre au partage et à l’ouverture qu’ont déclaré unilatéralement les ténors de l’entertainment contre ceux et celles qui jouissent de leurs « produits ». Ainsi, quand se profile l’ombre d’une possible reconnaissance d’un droit d’auteur pour les robots et/ou les intelligences artificielles, je me permets de hausser un sourcil. Continue Reading

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Faut-il encore écrire des romans ?

Chaque année à cette époque, le même spectacle dans les librairies : les opérations promo de l’été débarquent par cartons entiers. Des monceaux de livres de poche, des montagnes de « pour 2 achetés, 1 offert », des présentoirs préfabriqués et gavés, des sollicitations jusqu’à la nausée. L’été est une période propice à la lecture, a dit le grand sage qui se trouve également occuper un poste de directeur marketing à ses heures perdues. Et de tirer les manettes pour déverser le contenu des camions sur le seuil des boutiques. C’est comme ça que ça fonctionne, n’est-ce pas ? Le feu vert de l’été, prétexte à tous les rabais au rabais. Même le numérique s’y met, à la promo permanente, et de nous d’étouffer sous des livres aussitôt publiés aussitôt oubliés. C’est un spectacle qui m’est désagréable. Continue Reading

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